Deux capitaines dans le bateau gouvernemental

Deux capitaines dans le bateau gouvernemental : retour à la case du départ

  • 15 février 2010 : annonce du gouvernement de Jean-Marie Doré
  • 16 février 2010 : annonce du cabinet présidentiel dirigé par Gén. Sékouba Konaté, c’est-à-dire du vrai gouvernement, celui qui contrôle les forces armées et les services de sécurité

Le bateau de la prétendue transition est désormais officiellement dirigé par deux capitaines : Sékouba Konaté et Jean-Marie Doré. Qui tiendra la barre ? Qui  prendra le gouvernail ? Est-ce le gouvernement de façade de M. Doré ou bien le cabinet musclé du général ?

General Sékouba Konaté, président de la Transition
General Sékouba Konaté, président de la Transition

Avec la confirmation du lieutenant-colonel Moussa Tiegboro Camara et du commandant Claude Pivi Togba, il y a tout lieu de croire que la primature de Jean-Marie Doré est un mort-né.

Le Cndd, l’armée et l’ethnocratie forestière ne lâcheront pas prise. Au contraire, se sachant perdus devant leurs concitoyens et l’opinion internationale, ils continueront de s’imposer vaille que vaille à la Guinée.

Ancien espion et adorateur fidèle de Sékou Touré, Jean-Marie Doré dit le contraire de ce qu’il pense. Inversement, il pense le contraire de ce qu’il dit. Opportuniste et cynique, il a contracté d’énormes  arriérés moraux et une lourde dette de sang vis-à-vis des Guinéens.

Quant aux dirigeants des soi-disant Forces vives, qui croyaient peut-être à une croisière facile vers les élections, les voilà devant l’éternel choix : se plier ou résister à la dictature.

Jean-Marie Doré, Premier ministre
Jean-Marie Doré, Premier ministre

S’ils choisissent la poursuite du combat, des options réalistes  et salvatrices s’offrent à eux :

  1. Exiger le départ du Cndd et de ses officiers incriminés par l’Onu et complices civils (ex. Fodeba Isto Kera)
  2. En cas — attendu — de refus, présenter la démission collective du   gouvernement, qui est déjà réduit — comme celui de Kabiné Komara — à un rôle figurant et voué dès lors à l’échec.
  3. Eriger le Conseil national de transition en organe délibératif et autorité supérieure, mandaté pour destituer Sekouba Konaté et sa clique, et désigner un exécutif civil, à l’exclusion des militaires et des chefs religieux (muslmans et chrétiens)

Toutefois, je ne m’attends guère à l’une ou l’autre de ces  éventualités.

Pour la Guinée, c’est donc le retour à la diabolique case du départ, celle bâtie par Lansana Conté et ses créatures :  Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté, Claude Pivi Togba, Moussa Tiegboro Camara et consorts.

Tierno S. Bah

Tierno Siradiou Bah

Author: Tierno Siradiou Bah

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