Sommet US-Afrique. Absence du Privé guinéen

US Africa Leaders Summit, 4-6 août 2014, Washington, DC

Parallèlement aux contacts inter-gouvernmentaux, les milieux d’affaires privés africain et américain exploreront divers projets de business et opportunités d’affaires.

L’évènement a été précédé par un colloque consacré à l’entreprenariat des jeunes Africains formés dans les universités américaines.

Le mois dernier déjà, la Guinée figurait parmi les quatre derniers  Etats au classement 2014 des pays africains par l’ONU, sur la base du critère d’implantation du e-Gouvernement.

Côté du secteur privé, la Guinée récidive pour le Sommet Afrique-USA, qui s’ouvre aujourd’hui  4 août à Washington, DC, et qui prendra fin le 6 août, à l’initiative du président Barack Obama.

On le sait, la coopération et l’échange mutuellement bénéfiques sont préférables à l’aide passive et à l’assistance conditionnelle.

Mais, depuis des décennies, la Guinée sombre dans un sous-développment galopant. Les causes et les conséquences du déclin du pays sont connus:

  • dictatures (civile et militaire)
  • corruption
  • impunité
  • répression
  • crimes contre l’humanité
  • violations de la Constitution et des droits du citoyen
  • zone monétaire isolée, monnaie non-convertible
  • secteur bancaire usurier, campé dans l’économie tertiaire tertiaire, et hostile aux projets de développement
  • gabégie financière et terrorisme contre l’intégrité professionnelle (assassinat impuni d’Aissatou Boiro)
  • abandon du monde rural (agriculture, élevage, pêche, cueillette)
  • obsession minière gouvernementale
  • marginalisation des femmes
  • chômage de la jeunesse
  • médiocrité du système d’éducation
  • avilissement de l’université
  • précarité du système de santé
  • inexistence ou faiblesse de réseau numérique de communication
  • inadéquation ou absence des services de transports (routier, ferroviaire, maritime, fluvial, aérien)
  • culte de la personnalité — nauséabond et écoeurant — du chef de l’Exécutif, pratiqué depuis Sékou Touré jusqu’aujourd’hui, au mépris de la parité constitutionnelle des deux autres branches de l’Etat, que sont le Législatif et le Judiciaire
  • incapacité notoire dans la production et la distribution des services stratégiques : énergie, eau, alimentation, santé, habitat
  • petites et moyennes industries embryonnaires et/ou anémiques
  • etc.

En conséquence, la Guinée ne peut même pas participer à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) : un programme visant à stimuler la production domestique africaine et à accroître la capacité d’exportation du continent en contrepartie de précieuses devises étrangères (dollar, euro, etc). L’AGOA repose sur des strictes normes professionnelles, sectorielles et techniques de production industrielle, agricole et même artisanale.

Mais le secteur privé guinéen ne remplit pas le critères qualitatifs et quantitatifs du système d’échanges de l’AGOA, qui figure en évidence au menu des rencontres de Washington. Cela explique, entre autres —et sur la base de la liste ci-jointe — qu’aucune entreprise guinéenne n’ait été conviée aux négociations du Business Forum conjointement organisé par le ministère fédéral du Commerce et Bloomblerg Philanthropies.

Sur les 105 entreprises africaines sur la liste, la Guinée affiche 0 (zéro). Par contre, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal comptent chacun deux sociétés invitées :

  • Côte d’Ivoire
    • PKL S.A.
    • African Development Bank
  • Mali
    • Chamber of Commerce and Industry
    • African Trans Services (A.T.S.)
  • Senegal
    • Compagnie Sahelienne d’Entreprises
    • Fares Group

Le Nigeria est représenté par 10 entreprises, l’Afrique du Sud par 11, l’Egypte par 5.

Tierno S. Bah

Tierno Siradiou Bah

Author: Tierno Siradiou Bah

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