Faute politique. Tort historique

Au terme de tractations secrètes, Cellou Dalen Diallo (UFDG) et Moussa Dadis Camara (FPDD)  ont  signé un projet d’alliance électoraliste, le 19 courant à Ouagadougou.
Lire Accord Politique UFDG — FPDD  et Moussa Dadis Camara et Cellou Dalein Diallo

Faute politique

Bien que la teneur du document n’ait pas été rendue publique, je considère le pacte entre les deux politiciens comme une grave faute politique.

Tort historique

De même, j’interprète l’acte des deux hommes comme un  grave tort historique infligé à la Guinée.

A travers les points clés et le diaporama photographique ci-dessous, je veux exprimer mon désaccord fondamental et mon rejet total de la démarche de MM. Diallo et Camara.

Point clés

Alliance UFDG — FPDD

  • Contre-nature et Contre-productive
  • Anti-démocratique et Démagogique
  • Cynique, Cruelle, Provocatrice
  • Amnésique et Irresponsable
  • Aberrante et Condamnable
  • Immorale et Abominable
  • Pseudo-idéologique et Opportuniste
  • Egocentrique et Electoraliste
  • Politiquement Fautive, Historiquement Nocive
  • Puant la Violence, le Viol et la Mort
  • Dégoulinante du Sang et des Larmes des Victimes
  • Sanctionnant l’Impunité Criminelle
  • Perpétuant le Déni de Justice

Diaporama (67 photos)

Une image vaut mille mots, dit-on. J’espère que les photos de l’album seront plus éloquentes. Elles sont destinées à transmettre la révolte face à la relation annoncée entre deux adversaires pris en 2008-2009 dans un engrenage violent : celui du prédateur (Moussa Dadis Camara) acharné contre sa proie (Cellou Dalein Diallo).

 

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Lire également le poème : Musique Rap : Dadis, Imposteur, Menteur
Voir le film Cona’cris. La révolution orpheline

La suite

Dans un article suivant je me pencherai sur les racines lointaines et les causes profondes de cette démarche. Mon propos portera sur les points suivants :

  1. Le parti politique africain : une excroissance coloniale
  2. Stratification politique de l’Afrique coloniale et post-coloniale
  3. Le rôle et la place de l’ethnie en politique
  4. Décolonisation, guerre froide et monopartisme
  5. Coups d’Etat et militarisme
  6. Electoralisme et démocratisme
  7. Loi, Droit et Société : oui à la force de la loi ; non à la loi de la force
  8. Justice, Démocratie, Développement, Prospérité
  9. Dictature, Corruption, Impunité, Pauvreté

[Note. Le communiqué de l’UFDG emploie avec emphase les titre de Président  de l’UFDG et de Président du FPDD.
La Guinée a plus de Présidents par tête d’habitant que tout autre pays africain.
D’un côté, il y a, officiellement, les têtes des trois branches de l’Etat : le président de la république, celui  de l’Assemblée nationale, et celui de la Cour suprême.
Depuis 1958, le chef de l’exécutif contrôle, étouffe et/ou piétine ses pairs du Législatif et du Judiciaire. Il réduit le pouvoir de l’Assemblée à un degré nominal. Il impose aux hommes de la robe un rôle fictif.
Depuis les nano-groupements  jusqu’aux formations principales, en passant par les partis minuscules, chaque entité politique est coiffée par un(e) Président(e), avec un P majuscule. Si vous transcrivez le titre avec la lettre minuscule p, cela est considéré en Guinée comme politiquement incorrect, personnellement diminutif, et psychologiquement offensif.
Face à cette pléthore présidentielle — et en guise de protestation — j’utilise délibérément des équivalents et des synonymes au mot président : chef, premier dirigeant, leader. etc.

Tierno S. Bah