Rappel à l’UFDG sur Moussa Dadis Camara

Si a faandike ɗaaynude Annduɗo nder
miijjoji, a faandike sumnitagol!

Si tu envisages de tromper l’Instruit du secret
des pensées, tu envisages de te faire brûler !
(Oogirde Malal. Tierno Muhammadu Samba Mombeya, 1750-1840)

On peut tromper une partie du peuple tout le temps
et tout le peuple une partie du temps,
mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.
(Abraham Lincoln, 1809-1865)

Conakry, 2 octobre 2009 — Des membres d'une famille pleurent en identifiant le corps d'un proche tué le 28 septembre 2009, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des sympathisants de l'opposition qui tentaient de participer à un  rassemblement au Stade du 28 septembre. Ce corps faisait partie des 57 corps remis aux familles à la grande mosquée Fayçal.
Conakry, 2 octobre 2009 — Des membres d’une famille pleurent en identifiant le corps d’un proche tué le 28 septembre 2009, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des sympathisants de l’opposition qui tentaient de participer à un rassemblement au Stade du 28 septembre. Ce corps faisait partie des 57 corps remis aux familles à la grande mosquée Fayçal. — Human Rights Watch (Photo. REUTERS/Luc Gnago)
L’envie et le désir du pouvoir ont poussé l’UFDG à signer une alliance opaque avec Moussa Dadis Camara, chef d’un nouveau parti politique, le FPDD. Hormis l’obsession personnelle du fauteuil présidentiel, rien, objectivement, ne lie ces deux formations. Au contraire, tout les oppose. Et les choses auraient dû en rester là. En effet, de 2008 à 2009, Capitaine Camara s’acharna à neutraliser et à perdre Cellou Dalein.… Les nouveaux mariés par intérêt ont, certes, servi sous le régime discrédité et honni de Lansana Conté. Mais ils l’ont fait dans des sphères séparées. D’une part, Cellou appartenait au gouvernement civil, que Conté méprisait et dont il aimait insulter les membres ; il les appelait publiquement ses caporaux, et les traitaient de voleurs, etc. (Lire le témoignage de Nabi Youla).
Lire Vers le départ du Premier ministre Cellou Dalein Diallo
D’autre part, à partir de 2006 notamment, Dadis opérait activement dans l’appareil sécuritaire et répressif du Général mourant — et non moins accroché au pouvoir, même au prix de la vie de manifestants qui réclamaient son départ.
(Lire Les martyrs trompés du 22 janvier 2007.
Voir le film Cona’Cris. La Révolution Orpheline)
Formé et habitué à réprimer et à tuer, chef du service de distribution de carburant de l’armée, Dadis faisait partie des hommes-à-tout-faire de Conté et des exécuteurs des sales besognes du tyran. Colonel Sékouba Konaté, lieutenant Pivi Togba, commandant Tiégoboro Camara, lieutenant Aboubacar Toumba Diakité comptaient dans les rangs de ces cerbères dressés par Conté pour le remplacer.
La montée de la bande-à-Dadis se fit en deux étapes : (a)  voulant se faire succéder par son fils, capitaine Ousmane, Conté mit à la retraite tous les officiers supérieurs et généraux Fulbe (lire Coup de balai (anti-Peul) dans les casernes ; (b) face au rejet de son plan par la hiérarchie militaire, président Conté jetta son dévolu sur capitaine Moussa Dadis, qu’il désigna secrètement son dauphin. Immédiatement après qu’il eut rendu l’âme, sa femme, Henriette Conté, exécuta à la lettre le scénario de son mari. Aussi, alerta-t-elle Dadis en priorité du décès du général. Cette démarche donna au capitaine un avantage sur Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée, successeur constitutionnel et rival principal. En même temps, le président de la Cour suprême, Lamine Sidimé, reçut l’ordre de se cacher temporairement. Il disparut effectivement de son domicile, empêchant ainsi Somparé d’organiser la cérémonie de prestation de serment qui l’aurait installé comme président intérimaire. De toutes les façons le dauphinat de Somparé était devenu caduc depuis 2005, date d’expiration du mandat de l’Assemblée nationale.
Après le coup d’Etat les putschistes du CNDD identifièrent Cellou Dalein Diallo et les Fulɓe comme obstacles à écarter afin de consolider leur pouvoir. Dadis ordonna plusieurs descentes musclées et d’intimidation sur le domicile de M. Diallo. Le but de certaines de ces opérations visait clairement l’élimination physique de l’ancien Premier ministre.
Enclin à la duplicité et cherchant à endormir la méfiance d’une population hostile au pouvoir militaire, Dadis se fit apporter la Bible et le Qur’an dans une émission de son “Dadis Show” télévisé en mars 2009. Il jura sur les deux livres saints qu’il n’était au pouvoir que de façon transitoire. Il comptait restituer le pouvoir à un gouvernement élu dans les meilleurs délais, et il demanda la punition divine s’il violait son serment.
(Lire L’auto-malédiction de Moussa Dadis Camara)
En août 2009, il changea d’avis et déclara jouir du droit d’ôte l’uniforme et de se présenter à l’élection présidentielle en tant que civil. Ses propos déclenchèrent un tollé général. Ils réveillèrent l’hostilité dormante et un antimilitarisme réél à travers le pays. Plutôt que de reculer et d’honorer ainsi son serment, Dadis maintint son parjure. Et l’opposition à son projet de candidature grandit. Le CNDD décida de faire une démonstration de sa force de frappe et de répression… à Labé, capitale du Fuuta-Jalon.
Les 25 et 26 septembre 2009, Elhadj Biro Diallo accueillit à Mamou — ville-carrefour et porte méridionale du Fuuta — un Dadis accompagné d’un contingent militaire armé jusqu’aux dents.
(Lire Inculper, Arrêter et Juger Moussa Dadis Camara et Sermon politico-religieux d’Elhadj Biro Diallo)
A Pita, Ousmane Bah se prêta également à la collaboration avec la junte.
Enfin à Labé, sentant la menace et flairant le danger, les autorités offrirent la bienvenue (toolii) au chef du CNDD. Par leurs déclarations, ils  apaisèrent Moussa Dadis, qu’ils raccompagnèrent hors de la ville, sans coup férir. Le capitaine était venu en provocateur, il voulait verser du sang à Labé. Mais il dut repartir bredouille, sans cadavres, blessés, ou femmes et/ou filles violées.
Malheureusement toutefois, quelque 24 heures plus tard, le 28 septembre 2009, il passa à l’action. Ainsi, il mit son plan criminel et ses desseins funestes à exécution au stade sportif de Conakry. Guidés par Toumba Diakité, un Foula (Pullo) du Wasulu (Kankan, Siguiri, Mandiana), ses tueurs se livrèrent au carnage des manifestants et au viol  des femmes, rassemblés sur la pelouse et dans les gradins. Ils ciblaient notamment les participants Fulɓe, ainsi que le souligne ce passage du rapport de HRW :
« Pendant qu’ils agressaient sexuellement les jeunes filles et les femmes Peules, les assaillants ont à plusieurs reprises tenu des propos racistes et proféré des insultes et des menaces apparemment dirigées contre cette ethnie. »
Un survivant de cette horreur génocidaire témoigne : Les militaires n’arrêtaient pas de nous menacer, en disant : ‘On va vous tuer. Vous êtes des Peuls, on va tous vous éliminer.’
Un autre homme détenu au camp Alpha Yaya a décrit un soldat demandant à tous les hommes arrêtés et faisant partie de l’ethnie des Malinkés de s’identifier, puis leur criant :
Comment osez-vous vous associer à ces vermines peules, qui essaient de ruiner le pays ?
Le massacre était donc un pogrom sanglant doublé d’une tentative de blanchiment ethnique anti-Fulɓe.
(Voir la liste partielle des victimes)
Le 4 décembre, Dieu punit Moussa Dadis pour son parjure sur la Bible et le Qur’an. En ce jour, il reçut une balle dans la tête, qui avait été tirée par Toumba Diakité, son aide-de-camp et complice, auquel il voulait faire porter la responsabilité du massacre…
Hélas, aujourd’hui, sur la base d’un faux calcul électoraliste le loup et l’agneau se retrouvent dans le même parc. En pareille compagnie l’agneau est d’avance perdant. Et l’Histoire pourrait se révéler encore plus implacable contre une faute aussi grossière que cynique. Les mois prochains seront vraisemblablement riches en rebondissements et, peut-être, en enseignements. Même pour le microcosme politique guinéen, obnibulé par la hantise et la quête du pouvoir personnel, et dont l’étroitesse d’esprit et la déficience d’analyse sont établis ! Jean-Marie Doré n’a t-il pas collé à ses collègues et lui-même le titre peu honorable d’“opposition la plus bête d’Afrique” ? C’est peu dire. En vérité, il y a pire. Car l’opposition est aussi et surtout parasitaire et gangrenée, toxique et nocive.

Rappel

En attendant, et en guise de rappel, on lira ici un extrait du rapport de Human Rights Watch intitulé Un lundi sanglant. Le massacre et les viols commis par les forces de sécurité en Guinée le 28 septembre Décembre 2009. Le travail est basé partiellement sur le rapport de l’ONU mentionné ci-dessous. Les deux dossiers nomment Moussa Dadis Camara comme suspect dans l’organisation du crime. Ils mentionnent aussi Cellou Dalein accessoirement, comme cible de l’hostilité de la junte du CNDD.

(Lire la version anglaise intitulée Bloody Monday. The September 28 Massacre and Rapes by Security Forces in Guinea, disponible également à la bibiliothèque du Camp Boiro Mémorial,  format PDF, 102 pages)

Préparé par trois éminentes personnalités africaines (Lire Trio d’enquêteurs de haut calibre) le texte accablant de l’ONU réflète les visites, rencontres et interviews des victimes, les enquêtes sur le terrain, ainsi que la comparution de tous les membres du CND et leur audition par la Commission d’enquête (Lire Report of the United Nations International Commission of Inquiry mandated to establish the facts and circumstances of the events of 28 September 2009 in Guinea.
Que faut-il retenir ? Essentiellement ceci : parce qu’il est soupçonné d’implication dans un crime contre l’humanité, la vie de Moussa Dadis Camara aurait dû tourner autour d’un procès. Il devrait être totalement absorbé et entièrement préoccupé par sa défense face à la justice, à laquelle il doit répondre des soupçons et accusations qui pèsent contre lui.
Mais non, six ans après la tuerie du stade, il se la coule douce toujours à Ouagadougou (Burkina Faso). Et voilà qu’il ose même annoncer sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Sa démarche est une transgression inadmissible, repoussante et intolérable. Elle constitue une insulte à la mémoire des victimes du massacre de 2009. Elle dépasse les bornes de l’arrogance, de l’indécence et de l’impudence pour les survivant(e)s de la boucherie.
La résurgence publique et la réintégration officielle de Dadis découlent et témoignent de la faillite de l’Etat prédateur.
(Lire Guinea. Exploiting a State on the Brink of Failure et Guinée-Conakry : un Etat en faillite)
Elles concrétisent et prouvent les caractéristiques suivantes de la classe politique guinéenne,  majorité et opposition confondues :

  • cécité politique
  • myopie intellectuelle
  • égocentrisme bavard, aveugle et sourd
  • vide idéologique
  • chauvinisme démagogique
  • banqueroute morale
  • platitude culturelle
  • somnambulisme technologique
  • déconnexion sociale
  • démission historique

Les deux camps foulent la loi, la justice et le droit à leurs pieds. Ils érigent la corruption et l’impunité en méthodes de gouvernement : activement et tacitement, ou alors en  latence, c’est-à-dire dans l’attente de leur accès au pouvoir.
Tierno S. Bah

Un Lundi Sanglant

Individus dont la responsabilité pénale doit être examinée

Le président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara

Le chef du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara, qui est également le chef des forces armées guinéennes, n’a pas été vu au stade par les personnes rencontrées par Human Rights Watch lors des événements du 28 septembre 2009. Il est généralement admis qu’il se trouvait au camp militaire d’Alpha Yaya Diallo pendant que sa Garde présidentielle et d’autres factions des forces de sécurité commettaient les exécutions, les abus sexuels et les autres sévices décrits dans le présent rapport. S’adressant à des journalistes dans les jours suivant le massacre, Dadis Camara a nié toute responsabilité personnelle pour ces actes parce qu’il n’était pas présent au stade le jour du massacre : « Moi-même je n’étais pas au stade » 248. Dadis Camara a également blâmé les leaders de l’opposition pour avoir poursuivi la manifestation, malgré une interdiction des rassemblements qu’il avait publiée pour ce jour-là 249. En outre, les chefs militaires ont tenté de le disculper de toute implication en prétendant qu’il ne commandait plus l’armée, qui l’avait « pris en otage » 250.

Un faisceau de preuves laisse pourtant penser que Dadis Camara a joué un rôle central dans le massacre du 28 septembre au stade et dans les événements qui ont suivi.
Le coup de téléphone qu’il a passé le 28 septembre 2009 à 1h00 du matin au leader de l’opposition Sidya Touré, l’enjoignant à annuler la manifestation, ainsi que les négociations avec les chefs de l’opposition jusqu’au début de la répression montrent que Dadis Camara détenait un rôle essentiel dans la réaction du CNDD au rassemblement du 28 septembre avant qu’elle n’ait lieu.
Les auteurs du massacre étaient commandés par son aide de camp et chef de sa sécurité personnelle, le lieutenant Abubakar Diakité, dit Toumba, l’un de ses confidents les plus proches (voir ci-dessous). On pense que Diakité est parti avec ses Bérets rouges du camp Alpha Yaya, où siège Dadis Camara. Il est peu probable qu’il aurait agi de la sorte et causé un tel massacre sans que son supérieur, Dadis Camara, l’ait su.
En plus de son éventuelle responsabilité pour avoir donné des ordres directs aux troupes qui ont conduit les sévices, Dadis Camara est également impliqué au titre de la responsabilité des chefs militaires et autres supérieurs hiérarchiques, pour son échec à empêcher ou à punir les crimes. A la date de la rédaction de ce rapport, pas une seule personne n’a été inquiétée, encore moins poursuivie pour les atrocités commises le 28 septembre et les jours suivants.
Le 3 décembre, Dadis Camara a été blessé au cours d’une altercation avec le lieutenant Abubakar « Toumba » Diakité au camp militaire de Koundara 251.

Garde présidentielle et ses commandants

La grande majorité des abus commis le 28 septembre 2009 et les jours suivants, y compris les meurtres et les abus sexuels de masse étaient le fait de la Garde présidentielle. La Garde présidentielle est une unité d’élite de l’armée qui comprend plusieurs centaines d’hommes. Sous l’ancien président Conté, la Garde présidentielle se trouvait au sein d’une unité appelée Bataillon autonome de la sécurité présidentielle (BASP) et ses membres appartenaient généralement à l’ethnie Soussou. Il s’agissait de l’une des unités d’élite qui portaient des Bérets rouges : les autres étaient les membres du Bataillon des troupes aéroportées (BATA) et les commandos.
Après le coup d’État du CNDD en décembre 2008, le BASP a cessé de fonctionner de la même façon et beaucoup de ses chefs ont été arrêtés pour de longues périodes sans que des charges n’aient été retenues contre eux.

Conakry, 2 octobre 2009. Trois jours après le massacre du stade, le 29 septembre, Capitaine Moussa Dadis Camara et ses Bérets rouges participent à la cérémonie du Monument aux Martyrs. Ici il est entouré du Capitaine Claude Pivi “Coplan” Togba (lunettes) — nommé général et ministre par le président Alpha Condé — et du Lieutenant Aboubacar Toumba Diakité (vareuse), le chef de sa garde rapprochée, qui l'abattit et faillit le tuer d'une balle dans la tête le 4 décembre 2009, au Camp militaire Koundara, situé en bordure de mer à Boulbinet,  quartier sud de Conakry-ville.
Conakry, 2 octobre 2009. Trois jours après le massacre du stade, le 29 septembre, Capitaine Moussa Dadis Camara et ses Bérets rouges participent à la cérémonie du Monument aux Martyrs. Ici il est entouré du Capitaine Claude Pivi “Coplan” Togba (lunettes) — nommé général et ministre par le président Alpha Condé — et du Lieutenant Aboubacar Toumba Diakité (vareuse), le chef de sa garde rapprochée, qui l’abattit et faillit le tuer d’une balle dans la tête le 4 décembre 2009, au Camp militaire Koundara, situé en bordure de mer à Boulbinet, quartier sud de Conakry-ville.

Dans les semaines qui ont suivi le coup d’État, Dadis Camara a commencé à remplacer beaucoup des membres des BASP par des soldats qu’il connaissait et en qui il avait confiance, ainsi que son entourage. De nombreux soldats (mais pas tous) de la Garde présidentielle nouvellement constituée étaient issus de groupes ethniques de la région forestière.

La Garde présidentielle, ou les troupes des Bérets rouges, qui ont fait irruption dans le stade le 28 septembre le jour du massacre, étaient commandées par le lieutenant Abubakar Diakité, plus couramment connu sous le nom de Toumba, qui était alors un proche confident du président du CNDD Dadis Camara et également aide de camp et chef de la garde personnelle de ce dernier. Diakité a personnellement mené les Bérets rouges dans le stade, se trouvait avec eux lorsqu’ils ont tiré dans la foule des manifestants, a mené le groupe des Bérets rouge qui a battu et arrêté les leaders de l’opposition et a personnellement assisté au viol de nombreuses femmes au stade sans intervenir pour mettre fin aux violences. Des dizaines de témoins rencontrés par Human Rights Watch, y compris des chefs de l’opposition arrêtés personnellement par Diakité font état de sa présence au stade le 28 septembre lors des meurtres et des viols et décrivent sa responsabilité personnelle dans les événements.

Conakry, 30 septembre 2009, un Béret rouge achève au poignard un manifestant déjà blessé par balles.
Conakry, 30 septembre 2009, un Béret rouge achève au poignard un manifestant déjà blessé par balles.

Le 3 décembre, une altercation s’est produite entre Diakité et Dadis Camara au camp de Koundara, lors de laquelle Diakité a tiré sur Dadis Camara, le blessant au bras et à la tête 252. A la date de la rédaction de ce rapport, les autorités militaires recherchent Diakité, lequel reste introuvable depuis qu’il a pris la fuite ; actuellement, nul ne sait où il se cache.

Un deuxième officier des Bérets rouges, le second lieutenant Marcel Koivogui, réputé pour servir régulièrement de chauffeur personnel à Dadis Camara a également joué un rôle dans le massacre, notamment lors de l’attaque des leaders de l’opposition au stade. Selon plusieurs d’entre eux, Koivogui les a violemment agressés sur le podium dans le stade, puis a frappé Sidya Touré à la tête pendant qu’il se trouvait dans la voiture de Diakité, à l’extérieur du stade. Lorsque les leaders politiques ont été emmenés à la clinique Ambroise Paré pour y recevoir les premiers soins, Koivogui a exigé qu’ils soient plutôt emmenés directement au camp militaire et a menacé de les tuer et de leur envoyer une grenade s’ils sortaient de la voiture à la clinique.

Le ministre de la sécurité présidentielle, le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, est le commandant le plus haut gradé de la force des Bérets rouge, en charge de la sécurité présidentielle et donc responsable des actes de la Garde présidentielle. Les témoignages sont contradictoires sur la présence ou non de Pivi hors du stade le 28 septembre. Cependant, il est peu probable qu’il n’ait joué aucun rôle dans les événements qui ont suivi, y compris les attaques sur les maisons des leaders politiques le soir du 28 septembre, lorsque lui et certains de ses proches Bérets rouges ont été vus attaquer le domicile du leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo.

Author: Tierno Siradiou Bah

Founder and publisher of webAfriqa, the African content portal, comprising: webAFriqa.net, webFuuta.net, webPulaaku,net, webMande.net, webCote.net, webForet.net, webGuinee.net, WikiGuinee.net, Campboiro.org, AfriXML.net, and webAmeriqa.com.