Yacine Diallo. Impréparation et Interview

Interview de Issa ben Yacine Diallo par Yamoussa Sidibé. Radio-Télévision de Guinée, Conakry, janvier 2017.
Interview de Issa ben Yacine Diallo par Yamoussa Sidibé. Radio-Télévision de Guinée, Conakry, janvier 2017.

On trouve sur YouTube l’interview de Issa ben Yacine Diallo par Yamoussa Sidibé de la Radio-Télévision Guinéenne. Le lieu, l’heure et la durée (1h 54 min. 04 sec.) sont indiqués. Mais la date de l’émission ne s’affiche pas .
L’entretien porte sur Yacine Diallo. L’interviewé étant le fils cadet du Premier député, on s’attendait à une conversation informative et riche. Mais  la double ‘impréparation de l’interview — par l’hôte et par l’invité — se révèle tôt.  Et au bout du compte, l’objectif d’informer l’audience ne sera pas atteint. Loin s’en faut !
Le blâme revient aux deux protagonistes. Du côté du journaliste, le problème réside dans l’inadéquation du questionnaire. Les interrogations ne imprécises, non-spécifiques. Yamoussa se campe dans les généralités.  Du côte de Issa Ben Yacine, même si elle involontaire, je déplore l’occultation du passé. Au lieu de parler directement et humblement de son expérience individuelle, ses premières phrases sont conjuguées à la première personne du pluriel. Employant le fameux — et souvent agaçant, grandiloquent ou moche — “nous” royal, il déclare en effet :

« Nous avons eu le privilège d’avoir eu comme père un éminent pédagogue, très rigoureux. Il nous a appris à vivre selon des valeurs, et à ne pas transiger là-dessus. Et au fur et à mesure que nous avancions dans la vie, nous comprenions mieux ce qu’il entendait par là. Et nous voyions à quel point il avait raison. La rigueur, la discipline, et les valeurs. Voilà ce qu’il nous a légué. »

Il parle certes de ses frères et soeurs et de lui-même. Mais le ton n’en est pas moins solennel et l’accent distant. Il est vrai qu’il revient par la suite  au simple Je. L’échange démarre ainsi par une question fourre-tout, peu susceptible de provoquer une réponse concise et intéressante :

« Qui était Yacine Diallo, pas d’abord l’homme politique, mais le père, qui il était ? »

Yamousssa aurait dû préparer une batterie de questions bien affûtées pour en bombarder Issa. Par exemple :

  • Comment s’appelaient votre mère, vos frères et soeurs ?
  • Votre père était-il polygame ? Si oui, comment s’appelaient les co-épouses de votre mère ?
  • Qui étaient vos grand-parents maternels et paternels ?
  • Décrivez le village natal de votre père ? Celui de votre mère ?
  • Pouvez-vous décrire la vie quotidienne au village ?
  • Quels sont les villages voisins de Tulel-Nuuma ?
  • Qui fut votre maître d’école coranique ?
  • Quel était le plat favori de votre père ?
  • Qui étaient ses auteurs préférés ?
  • Quelles langues parlait-on à la maison ?
  • Où et à quel moment apprit-il la nouvelle de la mort de son père ?
  • Comment réagit-il ?
  • Et quelles en furent les conséquences immédiates et graduelles sur la famille ?
  • ………………

Hélas, le journaliste est pris à son propre piège. Insatisfait de la réponse initiale vague de Issa, il revient à la charge, insiste et prie son hôte en ces termes :

« Mais vous qui êtes son fils, quelle autre image vous pouvez… Est-ce que vous n’avez pas d’autre anecdote de cet homme ? Est-ce que c’était un homme comme les autres ? Voilà, à la maison, en famille … Quelque chose qui nous permettrait de mieux accéder à ce grand homme politique. »

Non, en bon Diallo, l’invité fait la sourde oreille, ignore la requête et persiste dans le même style verbal. Résultat : les spectateurs n’obtiennent aucun détail biographique. Par exemple Issa ne mentionne pas le nom de sa mère (elle s’appelait Dienabou), celui des co-épouses de celle-ci, le nom de tous ses frères (il ne cite que celui de son aîné, Alfa Bakar ‘De Gaulle’), etc. Autant de données familiales qui auraient pu accrocher l’attention et retenir l’intérêt du spectateur. De sorte que l’entretien laisse les gens sur leur désir de mieux connaître Yacine Diallo.…

A noter cependant que Issa Ben Yacine devient plus actif dans la deuxième partie de l’interview. Celle où on ne parle plus de Yacine, mais plutôt de la Loi-cadre de 1956, du référendum du 28 septembre, des rapports franco-guinéens, du baptême diplomatique de la république de Guinée, etc.
Je publie ma transcription partielle de la conversation dans la section Documents.
Et ici, je me concentre sur la période allant de la naissance à la mort de Yacine Diallo ; sur le chronomètre de la vidéo, cela va de la 1ère à la 54ème minute.

Le présent article comporte le présent volet : la famille et l’école. Un second volet —la politique — sera traité dans la prochaine livraison. Enfin, le quatrième et dernier article (Premier de Guinée) de cette série traitera de la carrière parlementaire de Yacine.

Spéculation

Question : Comment ça s’est-fait ? Comment l’enseignant est devenu politique ?
Réponse : Je pense que c’est à travers les relations de grand-père avec le grand érudit du Fuuta, Tierno Aliyyu Buuɓa-Ndiyan. Et je crois que ce lien nous amenés, nous a tous entraînés, mon père et nous-mêmes dans l’érudition.

Là, Issa Ben Yacine ne pense pas du tout. Il spécule plutôt. Et à tort, car deux faits le réfutent incontestablement et définitivement. En effet :

  • Yacine Diallo est entré en politique électorale en 1945.
  • Son maître d’école coranique, Tierno Aliyyu Buuɓa-Ndiyan, est mort en 1927.

Dix-huit ans séparent donc les deux évènements :  la disparition du maître et l’ascension de l’ancien élève. Et Tierno Aliyyu — mon grand-père maternel — n’interrompit certainement pas son repos éternel pour se mêler de la candidature de son ex-pupille. Les vivants se mêlent du sort des morts. C’est naturel. Et c’est évident. Mais l’inverse ne s’applique pas. Cela n’empêche pas M. Diallo d’invoquer par trois fois le nom de Tierno Aliyyu et de lui attribuer un rôle clef dans le lancement de la carrière politique de Yacine. C’est de la spéculation pure, qui ne repose pas sur la réalité historique.

Ensuite, Issa Ben Yacine évoque le maître du Pulaaku, Amadou Hampâté Bâ, comme source de son information. C’est dommage. Car Issa ben Yacine aurait dû consulter, non pas le vénérable Maasinanke, mais des Fuutanke qui avaient vécu avec son père. Ce fut le cas de mes oncles maternels, par exemple. Notamment Tierno Chaikou Baldé, le précurseur de la recherche en science sociale en Guinée. Ce brillant instituteur forma des générations d’élèves, qui réussirent dans la vie. Je me contenterai de mentionner son neveu Saifoulaye Diallo et Ibrahima Khalil Fofana, auteur de la substantielle et lucide synthèse sur Samori Touré. Hampâté et Tierno Chaikou étaient des amis. Ils participèrent activement, pour le compte du Pular/Fulfulde, à la réunion d’experts que l’UNESCO convoqua pour la création d’alphabets standardisés des principales langues africaines à Bamako en 1966.

Issa ben Yacine : « … C’est le vieux Amadou Hampâté Bâ, notre fameux historien et anthropologue, Malien, qui m’a parlé un peu de cette période… Et il m’a dit que c’est le vieux Tierno Aliyyu Buuɓa-Ndiyan qui a poussé mon père, au niveau de l’école, la medersa, l’école coranique. D’abord une école qu’on a qualifié d’école des otages. Parce que c’est une école qui a été ouverte et dans laquelle les Français ont commencé à mettre les enfants privilégiés. On a appelé ça finalement l’école des otages, c’est-à-dire que les Français voulaient tenir les Africains en tenant leurs enfants. »

Il est fort douteux, je rejette la suggestion  qu’un homme de culture du haut calibre de Hampâté Bâ ait pu faire une telle confusion. Hampâté a largement traité de ces questions, par exemple dans  Amkoullel. L’enfant peul. Mémoires I, Oui, mon commandant ! Mémoires II et L’étrange destin de Wangrin ou Les roueries d’un interprète africain.  Il en connaissait les tenants et les aboutissants. C’est plutôt Issa Ben Yacine qui confond des institutions distinctes quoique liées :

  • l’école coranique traditionnelle
  • l’Ecole des Otages et Fils de chefs
  • l’école coloniale française
  • la medersa islamique ou franco-arabe.

Quatre Types d’Ecoles

Ecole coranique au fuuta-jalon

L’Islam en Guinée : Fouta-Djallon de Paul Marty parut en 1921. Il est le fruit de recherches de terrain et de la compilation des notes copieuses d’Ernest Noirot. Surnommé Tierno Baleejo (= noir, donc une association sémantique taquine au nom de famille d’Ernest), cet ancien artiste des cabarets de Pigalle, à Paris, accompagna la mission de Dr Jean-Marie Bayol au Fuuta en 1881. Seize ans plus tard, après la bataille de Porédaka, il devint résident de la France à Timbo et vice-roi de l’ancien état théocratique. Intitulé “L’enseignement musulman”, le chapitre 8 de l’ouvrage de Marty contient une description détaillée de l’école coranique du Fuuta-Jalon. Celle-là même que le jeune Yacine Diallo suivit. Elle était obligatoire pour les hommes libres. Et elle précède d’un siècle l’école française et la medersa dans le pays.
Marty rapporte que le système pédagogique comportait (et comporte toujours) quatre niveaux :

  • Lecture (Jangugol)
  • Ecriture (Windugol)
  • Explication du Coran en Pular, ou exégèse pratique (Firugol)
  • Etudes supérieures (Fennyu)

« Le premier cycle de l’enseignement a pour but d’apprendre aux enfants à lire l’arabe. Il comprend trois parties:

  • Ba (dit à Dinguiraye limto) ou connaissance de l’alphabet
  • Sigi (dit à Dinguiraye hijjo) ou prononciation et épellation
  • Findituru ou rendingol (dit à Dinguiraye taro assemblage des lettres, des sons, et des mots; et lecture. »

ecole des Otages et des Fils de chefs

L’Ecole des Otages et des Fils de chefs fut créée par le gouverneur Louis Faidherbe.

Ecole des otages et des fils de chefs à Kayes, vers 1889
Ecole des otages et des fils de chefs à Kayes, vers 1889

Wikipédia la décrit ainsi :

« Les écoles des otages sont des établissements scolaires créés par le colonisateur français au Sénégal et au Soudan français où sont recrutés de force les fils de chef et de notable afin de les surveiller et les former pour devenir des auxiliaires au pouvoir colonial. La première école des otages a été créée à Saint-Louis du Sénégal par le gouverneur Faidherbe en 1855.
Jusqu’à l’arrivée de Faidherbe en 1854, l’enseignement occidental était entièrement aux mains du clergé catholique. Cette école est destinée aux fils des chefs de villages et de notables que le gouverneur a ramenés de ses campagnes militaires. Faidherbe souhaite inculquer à ces enfants la culture et les valeurs françaises. Ce sont aussi des otages au sens propre, puisque leur présence dissuade leurs familles de toute tentative de rébellion. Elle traduit le besoin de disposer d’une élite africaine éduquée à l’européenne et capable de servir d’interface avec la population2. Par la suite, l’école est rebaptisée de façon explicite “école des fils de chefs et des interprètes”.»

D’autre part, le chapitre “Les fils de Koli” du roman Les écailles du ciel de Tierno Monenembo offre un tableau captivant de l’implantation d’une école coloniale à Kolisoko par le capitaine Rigaux et Yala-Poore, son homme de main. Le rejet initial céda à l’acceptation et à la normalisation de l’école. Mais celle-ci eut une influence fatidique et des conséquences tragiques pour les deux héros du roman : Grand-père Siɓɓe et son  son petit-fils, Cousin Samba. Voici un extrait :

« Le pays fit appel à ce qui lui restait de ruse, ressortit les maigres ressources de sa résistance, le tout enrobé d’apparente soumission et de fausse passivité. Quand les soldats de Yala le sillonnèrent de nouveau, les enfants avaient disparu comme par enchantement. Certains étaient déclarés morts, d’autres partis pour un mystérieux voyage. La perspicacité en dénichait-elle un dans les greniers, au faîte des arbres ou dans les entrailles de la brousse que les parents s’interposaient, argumentaient laborieusement et orchestraient avec l’évidente complicité de leur progéniture toutes sortes de situations tragi-comiques. On eût dit que l’enfance de Kolisoko se composait uniquement de fous, d’épileptiques, d’aveugles, de sourds-muets, de paralytiques, de bossus, de bègues, de crétins, cachant sous leur impotence de foudroyantes maladies contagieuses allant allègrement de la tuberculose à la maladie du sommeil.
A un argument ruiné succédait un autre. On falsifia souvent l’âge réel des enfants, opération providentiellement facilitée par l’absence bien connue d’état civil officiel. Pour les filles, quand étaient dévoilées les fausses grossesses, on invoquait des mariages aussi fantaisistes les uns que les autres. On feignit même d’en célébrer un à la barbe des soldats.
Rien de tout cela ne fléchissant la détermination du capitaine Rigaux et de ses sbires, on recourut aux inextricables sentiments et liens de parenté qui unissaient tout le monde à Kolisoko :
— Soldat, dis-tu ? Mais, tu n’es pas soldat. Tu es Bentè, le fils de Labbo, celui-là même qui est mon cousin du côté de son arrière-grand-mère maternelle. Tu n’enverras pas mon fils, je veux dire ton frère à cette galère dite lekkol. Prends donc cette poule, ce mouton, cette vache et n’oublie pas que j’ai des filles en âge de se marier… »

En sciences sociales, Denise Bouche demeure une autorité sur la question de l’école coloniale. Et ses recherches fouillées confirment largement la peinture littéraire de l’imposition de cette institution par Tierno Monenembo. Les livres de Denise incluent :

  • Les écoles françaises au Soudan à l’époque de la conquête. 1884-1900 (à paraître sur Semantic Africa)
  • L’enseignement dans les territoires français de l’Afrique occidentale de 1817 à 1920: Mission civilisatrice ou formation d’une élite?
  • Histoire de la colonisation française. 1815-1962
  • Les villages de liberté en Afrique noire française, 1887-1910

Ecole coloniale française

Paul Marty conclut :

« On préconisera au contraire — et très instamment — l’installation d’une école française dans le centre diakanké de Touba, et l’extension de celle de Labé qui a produit, en peu d’années, par la valeur de ses maîtres, comme par le choix de la clientèle scolaire, les plus brillants résultats. »

Paul Marty fit ses recherches auprès de Tierno Aliyyu BN à Labé en 1919. Yacine Diallo avait bouclé sa formation à la vénérable école de Kouroula à Labé cinq ans plus tôt. Son biographe, Boubacar Yacine Diallo, note qu’en 1914 le futur député fut admis à l’Ecole normale William Ponty de l’Ile Gorée, au large de Dakar. Il y vécut les années déterminantes de sa vie. Et contrairement aux esclaves embarqués pour les Amériques, Gorée ne fut pas un point de non-retour. Ce fut un point de départ, et le tremplin de sa brillante mais brève carrière d’enseignant-politicien-parlementaire.

Kouroula fut mon école aussi, et celle de milliers d’autres enfants de la région le long des décennies.

La medersa

Paul Marty évoque le projet — vite abandonné — de construction d’une Medersa au Fuuta-Jalon. Il écrit :

« Il a été question à plusieurs reprises, tant au Gouvernement de la Guinée que dans les sphères du Gouvernement général, de créer une Medersa dans le Fouta-Diallon. »

Deux lieux étaient en lice : Touba et Labé.  Selon Marty, les arguments en faveur de Touba cité étaient les suivants :

« D’un caractère placide, disaient-ils, les Diakanké de Touba ne nous ont jamais donné le moindre sujet de plainte. Leur mosquée, une des plus belles de l’Afrique Occidentale, est entourée des tombeaux des saints protecteurs qui attirent les pèlerinages. Les grandes bibliothèques, possédées par les notables, sont renommées en Guinée. Les relevés des catalogues témoignent d’un large éclectisme. Les talibés étrangers en quête d’une instruction supérieure, accourent nombreux entendre la parole des maîtres ; ceux-ci d’ailleurs, pendant la saison chaude, se déplacent pour la plupart et vont chez les grands chefs des pays voisins surveiller l’éducation des enfants. Au cours de ces déplacements, il est naturel qu’ils accroissent leur importance religieuse. L’affluence des étudiants donne à Touba une physionomie spéciale et, dans l’ardeur de leur conviction, les promoteurs de cette création comparaient Touba “à quelque montagne Sainte-Geneviève du Moyen Age avec sa rue du Beurre et ses carrefours”.… »

Marty continue :

« Les partisans de la création d’une Medersa guinéenne, que le choix de Touba ne satisfaisait pas, ont préconisé Labé. Le choix de Labé ne présente indéniablement aucune des objections précitées.
Labé, capitale du diiwal foula du même nom, a toujours joui d’une réputation intellectuelle et maraboutique considérable parmi les Fulɓe du Fouta-Diallon. Al-Hadj Omar, à la bannière tidiane de qui l’immense majorité des Foula est ralliée, a sanctifié Labé par un séjour de quelque durée et par son enseignement. Les plus illustres Karamoko du Fouta y sont nés, y ont étudié et y ont professé, y ont consacré des disciples, qui se sont répandus dans les autres diiwe, y sont morts en odeur de sainteté. On citera parmi ceux de la génération précédente : Alfa Oumar Rafiou Daara-Labe, Tierno Doura, Sombili, le groupement de Koula. Parmi ceux de la génération présente, le plus illustre entre eux : Tierno Aliou Bouba Ndiyan, son disciple éminent: Tierno Ibrahima Karamoko Dalen.
Dans le Labé, à Zawiya, subsiste le dernier groupement de l’antique voie sadialïa à laquelle, il y a un siècle, le Fouta fut fier d’appartenir. Et le siège de la confrérie est l’objet des visites et des pèlerinages des fidèles, dispersés un peu partout dans les misiide foula.… »

En guise de conclusion, la déclaration de Issa Ben Yacine confond des périodes et des institutions distinctes. Retenons en dernière analyse que l’école coranique du Fuuta-Jalon précéda de loin l’école des otages. Celle-ci, à son tour, ouvrit la voie à l’école coloniale. Et cette dernière coexista et/ou supplanta la médersa islamique et/ou franco-arabe.

Les titres de Denise Bouche sont mentionnés à titre indicatifs. En réalité, la bibliographie sur le thème de l’école coloniale est si vaste qu’elle prend une dimension encyclopédique. J’y reviendrai.

A suivre.

Tierno S. Bah

 

Author: Tierno Siradiou Bah

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