L’archipel Fulɓe, par Jean Boutrais

Ce texte est extrait de Hautes terres d’élevage au Cameroun, l’oeuvre volumineuse, méticuleuse et magistrale de Jean Boutrais sur les Fulɓe de l’Adamawa. Ce document ouvre le Chapitre 1,  “Tableaux géographiques des Fulɓe.” Dans cette édition Web l’Alphabet Standard du Pular/Fulfulde (ASPF) remplace la transcription francisée des termes ethniques, de personnes et de lieux, que l’on trouve dans l’original imprimé. Ainsi, au lieu de caBBal, on lit ici caɓɓal, fulfulde au lieu de foulfouldé, Adamawa plutôt qu’Adamaoua, etc. Et par dessus tout, la paire de noms autochtones Pullo (sing.)/Fulɓe (plur.) se susbtitue à la liste d’appellations étrangères : Peul/Peuls, Peule/Peules, Peulh, Fulani, Foul, Foula, Fule, Fellatah …
J’ai également apporté des corrections d’erreurs de prononciation et de typographie. Une fois achevée la numérisation du texte et le traitement digital des esquisses —exquises — de dessin et des cartes, les trois volumes paraîtront dans la section consacrée au Professeur Jean Boutrais sur webPulaaku. Créée par Jean Boutrais et son équipe de recherche, l’expression archipel peul, i.e. Fulɓe, a désormais acquis droit de cité.
Tierno S. Bah

La répartition du peuplement fulɓe reste relativement mal connue, pour plusieurs raisons. Ils ne représentent souvent qu’une minorité mal acceptée et étrangère aux populations locales. Exclus des éléments permanents du peuplement, ils sont, par exemple, parmi les plus mal recensés. Il est vrai que le peuplement fulɓe s’avère souvent fluctuant. Les grandes perturbations climatiques des dernières décennies, en affectant gravement l’élevage, ont accentué cette instabilité. L’identité ethnique des Fulɓe est complexe et changeante à long terme. Elle évolue sur place et, plus encore, à l’occasion de migrations.

Par sédentarisation, des Fulɓe s’alignent sur des voisins plus nombreux et finissent par perdre l’essentiel de leur identité culturelle. Mais l’inverse est également possible : des populations se “foulanisent” en s’engageant dans l’élevage et en empruntant la langue pular. Des Fulɓe qui se disaient villageois sont perçus, après une longue migration, comme des nomades. En contrepoint à la spécificité pastorale, tout un jeu subtil de correspondances et de discordances s’établit entre l’ethnie et la langue fulfulde.

Professeur Jean Boutrais
Professeur Jean Boutrais

Les anciennes cartes des Fulɓe sont, en fait, des cartes linguistiques. Or, l’extension du fulfulde ne reflète pas exactement celle des Fulɓe. Parfois, elle la déborde, lorsque le fulfulde sert de langue véhiculaire à des non-Fulɓe. Le phénomène est bien connu au Cameroun, à la fois en Adamawa et au Diamaré. Il se prolonge au Nigeria dans la moyenne vallée de la Bénoué. Au contraire, l’extension du fulfulde se trouve parfois en retrait par rapport à l’ethnie. C’est le cas des Fulɓe associés puis assimilés à des populations voisines, plus nombreuses et porteuses d’une culture pretigieuse. Une évolution de ce type concerne les Fulɓe proches des Mossi au Burkina Faso, par exemple ceux du Barani, de même que les Fulɓe insérés au milieu des Bambara au sud du Mali. A l’ouest du Soudan, les premiers Fulɓe, installés parfoi depuis plusieurs siècles, sont complètement arabisés ; ils ont perdu leur culture ancienne, y compris leur langue.
Phénomène classique d’absorption d’une minorité par la culture dominante. Au nord du Nigeria, l’acculturation aux Haoussa touche de nombreux Fulɓe qui restent pourtant attachés à l’identité “fulani”.
L’aristocratie fulɓe de Sokoto, Kano, Katsina et même de Bauchi a perdu sa langue d’origine. Processus original d’assimilation culturelle d’anciens vainqueurs par leurs vaincus …

En bonne logique, les cartes linguistiques du fulfulde devraient donc être dissociées des cartes ethniques des Fulɓe. En fait, la séparation est rarement tranchée. Les Fulɓe du Soudan, en contact avec des locuteurs arabes, transforment leur langue maternelle par des emprunts à tous les niveaux linguistiques, en forgeant un fulfulde qui serait difficilement compréhensible à l’ouest 1. Au Borgou (nord du Bénin), les Peul préservent leur langue mais emploient la langue locale pour communiquer avec les villageois, des Bariba, qui exercent une domination politique sur les éleveurs.

Carte aire Fulbe Adamawa

Les cartes linguistiques devraient comporter deux volets : celui du parler peul comme langue maternelle et l’extension du fulfulde comme langue d’emprunt, langue véhiculaire pour les non-Fulɓe. Les divergences entre les deux représentations peuvent être considérables. Des emprunts se produisent également au niveau de l’identité ethnique. Ceux qui se disent Fulɓe au nord du Cameroun ont souvent adopté récemment cette appartenance ethnique. Au Soudan, les originaires d’Afrique de l’ouest sont dits Fellata, terme par lequel les Bornouans désignent habituellement les Fulɓe. Dès lors, les Fellata du Soudan peuvent être aussi bien d’anciens Haoussa et même Bornouans que des Fulɓe. Curieusement, ces Fellata ont de plus en plus tendance à parler le haoussa … A l’élargissement de l’identité ethnique fulɓe s’oppose alors un contraction du fulfulde.

Les cartes linguistiques retiennent surtout les Fulɓe sédentaires, alors que la langue fulfulde se maintiendrait mieux chez les pasteurs, même dispersés et minoritaires. En fait, l’opposition entre sédentaires et nomades schématise ou déforme l’éventail des parlers fulɓe. Les Fulɓe sédentaires du Diamaré restent attachés à un parler réputé conservateur. Au contraire, d’autres sédentaires, dans la Bénoué et en Adamawa, simplifient leur fulfulde et introduisent des vocables locaux. Même le fulfulde des pasteurs, au Nigeria, inclut beaucoup de vocabulaire haoussa, en particulier pour les transactions commerciales. Les emprunts linguistiques peuvent servir d’indicateur pour évaluer l’ouverture des pasteurs aux échanges locaux. Les communautés sédentaires du Diamaré seraient culturellement plus fermées sur elles-mêmes.
Pourtant, la sédentarisation d’anciens pasteurs entraîne presque toujours une altération linguistique, en quelques générations. Le mimétisme tient à un rapport numérique inégal et à des changements sociaux en profondeur.

Des Fulɓe qui ne comprennent plus ou qui sont en train de perdre la langue de leurs ancêtres, nouveaux locuteurs en fulfulde attirés par l’identité fulɓe : tous les cas de figure existent. Si les discordances géographiques entre langue et ethnie fulɓe sont réelles, surtout au Nigeria, l’extension du fulfulde offre une première approche de la localisation des Fulɓe éleveurs.

Vaches en prairie

Ces ensembles culturels fulɓe, à cohésion plus ou moins forte, se présentent comme relativement stables. Les avancées de la langue fulfulde en tant que langue véhiculaire ou, au contraire, ses reculs par assimilation sociale et culturelle se déroulent sur de longues durées. Cependant, l’ampleur des changements sociaux et l’influence des langues parlées à la radio accélèrent, depuis quelques années, les mutations linguistiques. Les frontières nationales commencent à jouer un rôle de limites culturelles. Ainsi, le fulfulde progresse au Cameroun tandis qu’au Nigeria, il recule devant le haoussa, même à Yola, centre historique fulɓe.

Les plus grandes perturbations récentes affectent l’aire d’extension maximum de la langue fulfulde. Elle correspond à la dispersion des Fulɓe de brousse, infiltrés dan les interstices entre des populations majoritaires. Cette fois, les indications de O. Dalby deviennent déjà partiellement caduques. Au nord, l’auteur propose une limite coupant en oblique le 16° parallèle, de la vallée du Sénégal au Kordofan soudanais. Ensuite, elle traverse la vallée du Nil, pour aboutir à Port-Soudan, au bord de la Mer Rouge. Seul, un décrochement d’environ 200 km, en direction de l’Aïr nigérien, interrompt la première ligne droite.

Ces ensembles culturels fulɓe, à cohésion plus ou moins forte, se présentent comme relativement stables. Les avancées de la langue fulfulde en tant que langue véhiculaire ou, au contraire, ses reculs par assimilation sociale et culturelle se déroulent sur de longues durées. Cependant, l’ampleur des changements sociaux et l’influence des langues parlées à la radio accélèrent, depuis quelques années, les mutations linguistiques. Les frontières nationales commencent à jouer un rôle de limites culturelles. Ainsi, le fulfulde progresse au Cameroun tandis qu’au Nigeria, il recule devant le haoussa, même à Yola, centre historique fulɓe.

Les plus grandes perturbations récentes affectent l’aire d’extension maximum de la langue fulfulde. Elle correspond à la dispersion des Fulɓe de brousse, infiltrés dan les interstices entre des populations majoritaires. Cette fois, les indications de O. Dalby deviennent déjà partiellement caduques. Au nord, l’auteur propose une limite coupant en oblique le 16° parallèle, de la vallée du Sénégal au Kordofan soudanais. Ensuite, elle traverse la vallée du Nil, pour aboutir à Port-Soudan, au bord de la Mer Rouge. Seul, un décrochement d’environ 200 km, en direction de 1′ Aïr nigérien, interrompt la première ligne droite.

Pasteur et poète, berger et musicsien
Pasteur et poète, berger et musicsien

La limite méridionale se présente de façon plus complexe, en juxtaposant de longs segments disposés à distance de la forêt dense. Elle court d’abord de Freetown, en Sierra Leone, au nord de Korhogo, en Côte d’Ivoire. De là, elle “descend” en dessous du 8° parallèle, incluant toutes les régions nord des Etats côtiers, de la Côte d’Ivoire au Nigeria. La latitude la plus méridionale serait atteinte au Cameroun, aux environs de Foumban, à 6° au nord de l’Equateur. Ensuite, la limite “monte” constamment vers le nord, en longeant la frontière entre Tchad et Centrafrique, puis en bordure du Bahr-el-Chazal soudanais, pour venir buter sur la frontière éthiopienne, au passage de celle-ci par le Nil Bleu, à 12° de latitude Nord.

Les pasteurs fulɓe occupent donc, certes de manière très discontinue, une immens bande qui traverse le continent, de l’Océan Atlantique aux plaines du Nil, sur 400 à 1 000 km de large. Cette bande atteint une largeur maximale dès l’extrême ouest (du sud mauritanien à la Sierra Leone), étalement qui se renouvelle au niveau du Niger-Nigeria (1 000 km du sud de l’Aïr à la confluence Niger-Bénoué) et se maintient au Cameroun (1 000 km du lac Tchad au Bamoun). Ces élargissements correspondent à d’anciens Etats fulɓe, à partir desquels se sont diffusés des groupes de pasteurs.

La bande de peuplement se rétrécit entre les blocs de l’ouest et ceux du centre (600 km du Kaarta malien à la Haute Gwnee) puis aux confins orientaux, au Kordofan. Le premier étranglement marque un secteur de peuplement peul très ancien mais abandonné, où ne subsistent que des noyaux de sédentaires (Kaarta et Ouagadou maliens). Au contraire, le rétrécissement soudanais correspond à une avancée récente du peuplement vers l’est.
La zone de dispersion des Fulɓe s’étale davantage au sud qu’au nord des anciens bloc de peuplement sédentaire. Les pasteurs auraient davantage pénétré en savanes qu’en direction des marges sahariennes. Deux exceptions cependant : une poussée vers l’Aïr nigérien et, à l’inverse, un peuplement apparemment contenu au sud de l’Adamawa camerounais. Les Fulɓe s’avancent au nord jusqu’à des contrées qui reçoivent, en moyenne, 150 mm de pluies. Vers le sud, les pluviométries extrêmes de l’aire fulɓe sont plus variables, de 1 000 mm (nord Côte d’Ivoire-nord Togo) à 1500-2 000 mm (Fouta Djalon et Adamawa). L’amplitude climatique de l’aire fulɓe est donc plus large que celle indiquée autrefois, entre 100 et 750 mm 7.
Les Fulɓe n’habitent plus seulement la zone sahélo-soudanienne. Ils côtoient maintenant de populations de savanes guinéennes.

Bien qu’elle renouvellent la représentation cartographique du peuplement peul, les carte de D. Dalby n’englobent pas toutes leurs avancées. Certes, des arrivées récentes de pasteurs fulɓe au sud ne correspondent peut-être qu’à un peuplement provisoire. Cependant, si les premiers arrivants partent, d’autres viennent les remplacer. Vers l’est, l’aire de diffusion des Fulɓe ne s’arrêterait pas au Soudan.
D’après E. Mohammadou 8, des Fulɓe auraient poussé une antenne jusqu’en Ouganda, au nord du lac Victoria. En tout cas, ils séjournent en Ethiopie, dans les plaines proches de la frontière soudanaise 9. Au nord, ils pénètrent en force dans les pâturages des Touaregs nigériens, aux environs d’Agadès et à l’ouest de l’Aïr.

Cependant, les plus grands changements concernent la limite sud de la langue fulfulde. Le rentrant ivoirien se trouve maintenant partiellement comblé par une “poche” qui avance sur plus de 100 km. La pénétration des Fulɓe en Côte d’Ivoire a fait l’objet de plusieurs publications, insistant sur son caractère spectaculaire et les vives tensions qui l’accompagnent 10.

Au Nigeria, le “front” fulɓe est habituellement localisé à la confluence Bénoué-Niger. En fait, cette limite correspond à la situation des Fulɓe avant les années 1970. Les groupes pionniers parcouraient alors les savanes de la “Middle Belt” nigeriane, au niveau des plaines de la Bénoué et du Niger. Depuis lors, ils ont avancé d’une centaine de kilomètres, vers les savanes des Ibo à l’est et celles des Yoruba à l’ouest. Les antennes fulɓe pénètrent en forêts denses, canalisées par de nombreuses clairières, en arrivant jusqu’au delta maritime du Niger 11.

Les changements géographiques de grande ampleur qui affectent les Fulɓe du Nigeria et du Cameroun sont illustrés par deux cartes de la langue fulfulde (fig. 5 et 6).
Certes, la conception de la première est restrictive : elle ne figure que les peuplements fulɓe majoritaires et locuteurs du fulfulde. L’espace linguistique peul apparaît comme disloqué en plusieurs ensembles. Le plus vaste ne correspond plus aux grandes régions historiques fulɓe. Il est décalé vers l’est, des marges du Bornou à Yola et au Mambila, avec des prolongements camerounais. Au Nigeria, le fulfulde n’est plus la langue des villes, sauf peut-être à Yola. Seuls, les “Fulɓe de brousse” parlent encore cette langue, considérée comme l’attribut des piètres musulmans et des nomades. Au contraire, parée de prestige au Cameroun, elle s’impose et se diffuse à partir des centres urbains. D’un côté à l’autre de la frontière, le statut de la langue bascule. Mais côté nigerian comme camerounais, cette carte ignore les avancées de peuplements fulɓe vers le sud.

La seconde carte représente l’extension maximum de la langue fulfulde dans les mêmes pays. Des vides trouent l’aire fulɓe au nord, selon des contours qui ne s’harmonisent pas toujours avec la carte précédente. Le fulfulde n’a jamais réussi à s’imposer à l’est, chez les Bornouans, Mandara et Arabes Choa des plaines tchadiennes. Autour de Kano et de Sokoto, l’unification linguistique par le haoussa provient d’un recul, puis d’une élimination de la langue fulfulde. Les plus grandes nouveautés, par rapport à la carte précédente, portent sur la limite sud. Au Nigeria, le décalage atteint en moyenne 300 km 11. Moindre au Cameroun, il s’élargit à nouveau à la frontière centrafricaine. L’avancée fulɓe dans les savanes de l’Est-Cameroun atteint la latitude de 4° Nord 12. Le décalage entre les deux limites du fulfulde correspond à une zone d’infiltration récente des pasteurs en savanes où ils séjournent désormais de façon permanente. Au-delà de la limite actuelle, des flèches symbolisent les poussées de transhumance en savanes ou en clairières forestières. Elles préfigurent une expansion fulɓe prochaine, si l’évolution se poursuit. Les premières forêts n’interposent plus un écran infranchissable à la pénétration pastorale qui s’insinue jusqu’à des clairières lointaines.

En Centrafrique, les Fulɓe déploient une dynamique spatiale d’aussi grande envergure qu’au Nigeria. A partir des plateaux de Bouar-Bocaranga, aire pastorale déjà ancienne, ils se sont récemment avancés sur une profondeur de 100 à 200 km vers le sud. Depuis le début des années quatre-vingt, les groupes pionniers stationnent aux portes de Bangui 13. En 1983, ils tentent de passer au sud de la boucle de l’Oubangui, qui offre d’abondantes savanes. L’administration du Zaïre les refoule avec pertes et fracas (confiscation et abattage des troupeaux) mais ce n’est sans doute que partie remise à plus tard.

Des pasteurs Fulɓe séjournent déjà depuis plusieurs décennies à l’est de Bambari, à 100 km au sud de la limite proposée par D. Dalby. Ce noyau pastoral, longtemps isolé, s’élargit maintenant vers l’Oubangui. Il finira par se souder également à l’aire principale d’élevage, à l’ouest du pays.

Le peuplement peul s’étend de part et d’autre des anciens États sahélo-soudaniens. Ceux-ci n’ont pas réussi à retenir leur population, à tel point qu’ils se vident parfois de presque tous les éléments fulɓe. Par une sorte de dynamique centrifuge, les Fulɓe s’éloignent de plus en plus de leurs centres historiques. Actuellement, la poussée devient plus forte sur la face sud de cette zone de peuplement que du côté nord. De la Côte d’Ivoire à la Centrafrique, l’avancée fulɓe en savanes semble irrésistible. Les plateaux du Cameroun, Adamawa et Grassfields, se situent dans ce contexte de transfert général des pasteurs vers le sud. Ils lui servent d’appui.

Notes
1. A-A. Abu-Manga, 1986, Fulfulde in the Sudan : process of adaptation to Arabic. La carte esquissée par l’auteur ne représente que les villes à peuplement fulɓe majoritaire ou partiel. Elle n’indique pas l’extension réelle des Fulɓe au Soudan.
2. Cartes reproduites dans Marguerite Dupire, 1970, Organisation sociale des Peul et Derrick J. Stenning, 1959, Savannah Nomads.
3. Atlas linguistique de l’Afrique Centrale, 1983, “Le Cameroun”.
4. Atlas linguistique de l’Afrique Centrale, “La République centrafricaine”.
5. K. Hansford, G. Bendor-Samuel, R. Stanford, 1976, “A provisional language map of Nigeria”, carte dépl. en couleur in Savanna, vol. 5, n° 2.
6. D. Dalby, 1977 “Language map of Africa and the adjacent islands”.
7. Henri Labouret, 1955, La langue des Fulɓe of Foulbé, p. 23
8. Eldridge Mohammadou, 1991, L’implantation des Fulɓe dans l’Adamawa, approche chronologique, fig. p. 233. Mais l’assertion reste incertaine, d’autant plus que ce noyau fulɓe résulterait d’une remontée migratoire le long du Nil Blanc, déplacement improbable au milieu des pasteurs nilotiques.
9. Information orale de J. Gallais, confirmée par B. Faye, 1990, Eleveurs d’Ethiopie, p. 30.
10. S. Coulibay, 1983, “La difficile mais nécessaire intégration de l’élevage zébu dans le monde rural sénoufo (de la zébusite)”.
P. Bernardet, 1984, “Association agriculture-élevage en Afrique”. T.J. Bassett, 1986, “Fulani herd movements”.
T.J. Bassett, 1988, “The political ecology of peasant-herder conflicts in the Northern Ivory Coast”.
11. Exposé de R. Blench en juin 1990 devant le “Groupe d’Etudes Comparatives Peules”.
12. J. Boutrais, 1986, “L’expansion des éleveurs Peul dans les savanes humides du Cameroun”.
13. J. Boutrais, 1988, “Des Peul en savanes humides ; développement pastoral dans l’Ouest centrafricain”.
J. Boutrais, 1990, “Les savanes humides, dernier refuge pastoral : l’exemple des Woɗaaɓe, Mbororo de Centrafrique”.