Notes sur la Civilisation Fulɓe : racines et ramifications

Henri Lhote. Fouilles archéologiques. Station Ouan-Derbaouen. Figures europoides portant des coiffures en cimier similaires à celles des femmes du Fuuta-Jalon (Guinée)
Henri Lhote. Fouilles archéologiques. Station Ouan-Derbaouen du Tassili n’Ajjer (sud de l’Algérie). Peintures rupestres de “figures europoides” de 5000 ans av.-J.C. portant des coiffures en cimier similaires à celles (jubaade) des femmes du Fuuta-Jalon (Guinée). In Le peuplement du Sahara néolithique, d’après l’interprétation des gravures et des peintures rupestres. Journal de la Société des Africanistes. 1970 40 (40-2): 91-102. Lire sur webPulaaku. — Tierno S. Bah

Un correspondant a publié sur mon Facebook Wall l’information suivante datant du 17 avril 2009 et intitulée “Un village fulani en Algérie” :

« A Fulani village in Algeria
Anyone acquainted with West African history will be aware of the remarkable extent of the Fulani diaspora, stretching from their original homeland in Senegal all the way to Sudan. However, I was surprised to read the following note in a history of the Tidikelt region of southern Algeria (around In-Salah):
“Le village actuel de Sahel a été créé en 1779 par Sidi Abd el Malek des Foullanes, venu à Akabli dans l’intention de se joindre à une pèlerinage, dont le départ n’eut pas lieu… Les Foullanes sont des Arabes originaires du Macena (Soudan); il y a encore des Foullanes au Sokoto; Si Hamza, le cadi d’Akabli appartient à cette tribu.” (L. Voinot, Le Tidikelt, Oran, Fouque 1909, p. 63)
The current village of Sahel was created in 1779 by Sidi Abd el Malek of the Fulani, who had come to Akabli with the intention of joining a pilgrimage whose departure never occurred… The Fulani are Arabs originating from Macina (Sudan, modern-day Mali); there are still Fulani at Sokoto; Si Hamza, the qaid of Akabli, belongs to this tribe.)
I very much doubt there would be any traces of the language left (in Algeria) — even assuming that Sidi Abd el Malek came with a large enough entourage to make a difference — but wouldn’t it be interesting to check? »
Lameen Souag

Traduction des passages anglais ci-dessus:

Toute personne connaissant l’histoire de l’Afrique de l’Ouest est consciente de l’étendue remarquable de la diaspora Fulani, s’étendant de leur foyer originel au Sénégal jusqu’au Soudan (Khartoum). Cependant, j’étais surpris de lire la note suivante au sujet de l’histoire de la région de Tidikelt, au sud de l’Algérie (aux environs d’In-Salah).……
Le village actuel de Sahel fut fondé en 1779 par Sidi Abd el Malek, des Fulani, qui était venu à Akabli avec l’intention de se joindre au pèlerinage et dont le départ n’eut jamais lieu …
Les Fulani sont des Arabes originaires du Macina (Sudan, actuel Mali); il y a des Fulani au Sokoto; Si Hamza, le chef d’Akabli, appartient à cette tribu.
Je doute fort qu’il reste des traces de la langue (en Algerie) — même si l’on suppose que Sidi Abd el Malek vint avec un entourage large assez pour faire la différence — mais ne serait-il pas intéressant de vérifier ?

J’ai répondu sur Facebook en quelques points, que je reprends ici avec un peu plus de détails.

  1. Les fondateurs du village étaient en transit pour le pèlerinage à La Mecque. Pourquoi sont-ils restés sur place sans poursuivre leur randonnée ? Combien étaient-ils ?
  2. Rappel : le nom propre pluriel est Fulɓe ; au singulier Pullo.
    Leur nom varie cependant selon leurs contacts : Français et Maghrébins les appellent Foulanes, chez les Hausa ils deviennent des Fulani, pour les Wolof/Serères ces sont des Peuls, les Mande les désignent par Fula, les Sose en font des Fulè, etc.
  3. L’évolution historique, culturelle et politique des Fulɓe, couvre toute la gamme des formes d’organisation sociale: Tribu, Ethnie, Supra-ethnie, Nation et Civilisation.
    Mais, comme tous les peuples africains, ils n’ont pas fait — de façon autonome — l’expérience (positive et négative) de la révolution industrielle, à partir du 18è siècle. Avec ses prolongements dans la révolution numérique. Les conséquences de cette lacune historique sont connus : colonisation, domination, dépendance, sous-développement.
  4. La question de l’origine d’un peuple nomade aussi les Fulɓe est aussi vieille qu’on puisse remonter les sources écrites sur l’Afrique. Par les Arabes, d’abord, et ensuite par les Européens.
    Aujourd’hui, toutefois, il faut retenir que les racines et les ramifications des Fulɓe sont aussi africaines que celles de tout autre population autochtone du continent. Ils ne sont venus ni d’Orient (Proche, Moyen ou Extrême) ni même de l’Egypte proche de leur foyer probable de diffusion, c’est-à-dire l’antique Sahara.
  5. Rejettant les théories et les spéculations parfois absurdes, l’archéologie repère la présence des Fulɓe dans la région de Tassili n’Ajer (sud de l’Algérie) depuis au moins 5000 ans av-J.C.
    Consulter, par exemple, les travaux de Henri Lhote, par exemple, son article “L’extraordinaire aventure des Peuls”. Lhote fut l’un des premiers archéologues à explorer en détail les peintures rupestres des caves du Tassili. Entre autres impressions, il releva la forte ressemblance entre les figures dépeintes et la physionomie des Fulɓe contemporains. En 1962, Germaine Dieterlen (sa co-auteure de la version française de Kumen) invita son collègue Amadou Hampâté Bâ —qui était alors ambassadeur du Mali à l’UNESCO — à visiter l’exposition de Henri Lhote au musée de l’Homme à Paris. A la vue des images présentés, Hampâté s’exclama : “Mes ancêtres sont passés par là !” Et d’ajouter : “Mon peuple est extrêmement ancien.”
  6. L’Afrique est le berceau de l’humanité. C’est d’elle, et précisément dans l’actuel Sahara, que les précurseurs des Fulɓe se constituèrent dans la nuit des temps. Le Sahara était alors une région arrosée, fertile et abondante en vertes prairies, favorables à l’élevage et au nomadisme.…
  7. Au plan des sciences biologiques la recherche conjointe — génétique et génomique — du 21e siècle a établi le tour de force qu’est le séquençage de la vache. Les scientifiques concluent que ce mammifère subit une mutation génétique majeure. En vertu de cette évolution, elle devint capable de consommer de la nourriture de faible qualité (herbe, feuilles, écorces) et de les transformer en produits riches en protéines (lait, viande), indispensables à la vie. Il fallut six ans d’efforts et une équipe de 25 chercheurs pour réaliser le séquençage. Boubacar Diallo, ingénieur d’élevage en Guinée, fut associé aux travaux. Non pas parce que son pays soit doté d’une infrastructure moderne de recherche, mais surtout pour son appartenance à une ethnie associée avec, et spécialiste traditionnelle du bovidé.
    Lire “The Genome Sequence of Taurine Cattle: A Window to Ruminant Biology and Evolution.”
    De son côté, la base de données du laboratoire Domestic Animal Genetic Resources Information System  (Dagris) contient la liste de quelque 120 groupes, sous-groupes et hybrides de l’espèce bovine en Afrique. Le cinquième de ce catalogue se réfère, directement ou indirectement, au domaine Fulɓe, avec des noms de bétail tels que N’Dama, Fulani, Gambian Longhorn, Red Fulani, White Fulani, Fellata, Sokoto, Yola, Gudali, M’Bororo, Adamawa, Red Bororo, Fulani Sudanese, etc.
  8. Il y a environ 10.000 ans des communautés humaines domestiquèrent le bovin (vache, taureau) et en fait un partenaire inséparable. Les Proto-Fulbe prirent part à cette invention, qui propulsa l’entrée de l’humanité dans la civilisation.
  9. Il a été également prouvé que l’espèce bovine d’Afrique et celle d’Asie se sont génétiquement différenciées il y a de 22,000 ans. Chaque d’elle acquit depuis des traits spécifiques.
    La leçon à tirer est claire : Tout comme les premiers Fulbe, le bovidé du continent est entièrement africain. Il n’est venu de l’Asie ni de l’Europe. Lire “Cattle Before Crops: The Beginnings of Food Production in Africa” sur Semantic Africa.
  10. Le même document souligne que contrairement à l’évolution constatée sur d’autres continents, l’Afrique inventa l’élevage avant l’agriculture. D’où le titre “Bétail avant Cultures” (Cattle Before Crops) du rapport technique.
  11. J’ai tenté de dégager (en anglais sur Semantic Africa) la convergence entre la cosmogonie millénaire des Fulɓe et la science de pointe du 21è siècle. Wikipédia me vient en renfort en indiquant que la complexion génétique de l’être humain et celle de la vache sont à 80 pour cent identiques. Est-il surprenant, dès lors, que ce mammifère occupe, depuis plus de 10 siècles, une place centrale dans l’expérience humaine. Les Egyptiens, les Juifs, les Hindous, etc. ont, hier et/ou aujourd’hui, rejoignent les Fulbe dans la perpétuation d’une compagnie que certains considèrent symbiotique.
  12. Voir également le diagramme conceptuel qui donne une visualisation condensée de l’exploration complexe des Fulɓe, qui incluent plusieurs autres populations.

Se référer au diagramme comparatif des patronymes Fulɓe, Takruri (Toucouleur) et Wasolon sur Semantic Africa. (format PDF, téléchargeable)

Tierno S. Bah

Théodore Monod. Plaidoyer pour la diversité

Amadou Hampâté Bâ (1901-1991) avec son ami Pr Théodore Monod (1902-2000) ancien membre de l'Académie des Sciences et professeur honoraire au Muséum.
Amadou Hampâté Bâ (1901-1991) avec son ami Pr Théodore Monod (1902-2000) ancien membre de l’Académie des Sciences et professeur honoraire au Muséum.

Le texte ci-dessous illustre et appuie la réflexion sur le pastoralisme et la quête du Pulaaku. Lire Promotion du pastoralisme Fulɓe (Peul), Réflexion sur le pastoralisme. Le Talon d’Achille, Fulɓe and Africa … Son auteur, Théodore Monod, créa l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) à Dakar en 1936. Il dirigea et développa l’institution pendant des décennies, collaborant de près avec Gilbert Vieillard, et associant un jeune Africain de son âge : Amadou Hampâté Bâ. Commencée en pleine Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) la collaboration et l’amitié des deux chercheurs ne prit fin qu’avec leur disparition physique. Mais leur énorme contribution reste un trésor inépuisable de ressources et une grande source d’inspiration.

Tierno S. Bah


Plaidoyer pour la diversité

Quel thème choisir pour cette brève intervention ? J’avoue avoir été fort embarrassé et en lisant le titre : « Les apports occidentaux », je me suis demandé s’il s’agissait des conquêtes de la technologie et de leurs limites, ou de la diffusion à travers le monde d’une certaine notion de progrès, tenu pour ne devant jamais s’arrêter, même s’il doit conduire aux gaspillages les plus scandaleux, aux barbaries les plus scientifiques et à une course aux armements devenue démentielle. Ou bien d’un apport occidental plus soucieux des valeurs humaines les plus solides, celles qui échappent au règne de la quantité et à la religion de ce qui se pèse, se mesure et, bien entendu, se vend, c’est-à-dire qui songent à côté du sacro-saint PNB (Produit National Brut) à un paramètre trop rarement évoqué, le BNB, le bonheur national brut.

La logique productiviste de notre matérialisme a-t-elle le droit de prétendre à une application universelle ? Dans un article paru dans Les Etudes en 1976, René Bureau a noté l’importance de la distinction à faire entre ce que l’on appelait autrefois « pays sous-développés » et ce qu’il appelle, lui, « pays autrement développés ». Car « sous-développés » par rapport à quel modèle ?

René Bureau (1929-2004), ethno-sociologue
René Bureau (1929-2004), ethno-sociologue

La civilisation de la bombe atomique et du plutonium serait-elle axiomatiquement « la » Civilisation ? Bureau rejette donc le progrès défini comme un simple accroissement des biens matériels, et comme une production indéfiniment croissante, fût-ce au prix d’une dégradation des rapports humains, sans parler de l’environnement.
Il oppose la civilisation, domaine de l’avoir, et la culture, domaine de l’être. La première, porteuse d’ordre et de contrainte, est uniformisante; la seconde est personnifiante et diversifiante. C’est l’opposition bien connue entre la sagesse et la puissance, entre le plus et le mieux. L’uniformité et l’unité ne sont pas la même chose. L’unité est une somme vivante de diversités, et Teilhard de Chardin disait que pour s’unir il faut se savoir différents.

Ces remarques pourraient paraître un peu philosophiques, encore que les projets les plus concrets devraient s’insérer dans une vision générale de l’homme et du monde. Mais nous en sommes arrivés trop souvent à réaliser d’abord, et à réfléchir ensuite. D’où cette aberration morale qui consiste aujourd’hui à faire les choses uniquement parce qu’on peut matériellement les faire, discutable justification pour un Homo soi-disant sapiens.

Je voudrais maintenant évoquer un sujet africain, qui me paraît grave : celui du nomadisme pastoral et de son avenir.
On a parlé, à juste titre, ces dernières années, de la sécheresse dans une partie de l’Afrique. Mais il faut distinguer du désert vrai les régions sahéliennes. Dans le désert vrai, où il y a peu d’habitants, s’est établi au cours des siècles une sorte d’équilibre entre le pouvoir d’agression de l’homme, soit directement, soit par l’intermédiaire de son bétail, et le pouvoir de régénération du couvert végétal. Autrement dit, les hommes vont partout, mais ils ne vont pas partout en même temps et ils sont relativement peu nombreux.

Il y a quelques années, l’Unesco avait donné la possibilité à ce qui était l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) de créer dans l’Adrar de Mauritanie des parcelles protégées permettant de suivre l’évolution naturelle de la végétation. Nous avions établi plusieurs enclos, protégés de grillages, dans des biotopes différents, sur le sable, sur le calcaire, dans des fonds argileux. Dès qu’on soustrait un espace à l’action des hommes et des bêtes, on constate très vite des modifications, et en particulier les arbres se développent. Cela montre que même dans le climat actuel, si la végétation n’était pas soumise à une agression trop violente et trop insistante, le couvert végétal serait différent de ce que nous voyons.

L’action de l’homme est évidente et une ville dévore énormément de bois. Au Sahel, il y a eu excès de bétail, mais c’était autrefois une assurance pour le nomade. Ce bétail était savamment réparti, la propriété dispersée de façon à l’assurer contre les dangers qui la menacent, autrefois bien plus nombreux qu’aujourd’hui. Il y avait d’abord le rezzou, l’expédition de pillage, presque une industrie : on organisait un grand rezzou comme on monte une société par actions. Il y avait les maladies, les sécheresses.

Un nomade privé de la totalité de son troupeau ne peut repartir. S’il reste quelques animaux après le rezzou, la sécheresse ou l’épidémie, le nomade a la possibilité de reprendre une activité normale. Il ne suffit pas de multiplier les puits pour résoudre les problèmes. Certains puits nouveaux ont amené une telle concentration de troupeaux qu’une mobilisation des sables est intervenue et qu’il y a autour de ces puits une large auréole désertifiée.

Il n’est pas question bien entendu de nier les apports possibles de la science et de la technique même dans le domaine de ce pastoralisme africain. On peut songer à des rotations de pâturage, au problème du foin dans les régions sahéliennes où il pleut tous les ans. On peut penser à des plantations d’arbres, à la multiplication par semis d’espèces utiles, etc. Il y a aussi la zootechnie, mais c’est peut-être l’amélioration de la santé des bêtes qui a amené un excès de bétail dans certaines zones.

Un point me semble capital. Oui, on peut aider efficacement, mais à condition que les projets soient compris et acceptés par les principaux intéressés, et assimilés par leurs traditions culturelles. Toute solution artificielle, coercitive, purement administrative ne pourrait que susciter des conflits. C’est tout le problème de la sédentarisation 1. Beaucoup de pays où existent des nomades sont tentés par cette formule. Le nomade est rarement bien vu des administrations centrales. Il vit autrement que les bons citoyens plus dociles et ne facilite pas la tâche du percepteur ou du gendarme. Il se peut que le nomadisme pastoral qui repose sur une adaptation écologique remarquable soit condamné à disparaître.
Souhaitons au moins qu’il ne succombe pas simplement aux intrusions d’une économie mercantile prête à faire bon marché des identités comme des richesses d’un groupe humain détenteur d’une irremplaçable expérience.
Espérons en tous les cas que les techniciens étrangers, qui sont parfois si sûrs de leur science, et les lointains bureaux administratifs, sachent effectuer à temps les choix intelligents qui s’imposent.

Pr Théodore Monod
Revue Tiers Monde, t. XX, n° 78, Avril-Juin 1979, pp. 260-262

Note
1. La question est alors : le nomadisme ou rien, l’élevage nomade étant ici non seulement la meilleure forme d’exploitation des ressources naturelles, mais la seule.

Francophonie

Ecrivains francophones
Interviews

BlogGuinée présente ici une sélection de grandes voix de la littérature franco-africaine. Produites et diffusées par Radio France Internationale, ces archives sonores contiennent les interviews de Amadou Hampâté BâCamara Laye, Cheikh Hamidou Kane, Williams Sassine.

Amadou Hampâté Bâ. Le porte-étendard de la tradition (46 min.)

Camara Laye. L’enfant de Kouroussa (46 min.)

Cheikh Hamidou Kane. Une écriture philosophique (46 min.)

Williams Sassine. Un exil fécond (46 min.)

 


 

Sayouba Traoré, “Les grandes voix d'Afrique”
Sayouba Traoré, “Les grandes voix d’Afrique”

Produite par RFI, réalisée par Pierre René-Worms et présentée par Sayouba Traoré, la collection s’appelle “Les grandes voix d’Afrique”. Elle comprend quinze titres diffusés selon le programme suivant :

  • Lundi 8 août : Birago Diop
  • Mardi 9 août : Williams Sassine
  • Mercredi 10 août : Ferdinand Oyono
  • Jeudi 11 août : Amadou Hampâté Bâ
  • Vendredi 12 août : Tchikaya U Tam’si
  • Lundi 15 août: Jacques Rabemananjara
  • Mardi 16 août : Bernard Dadié
  • Mercredi 17 août : Camara Laye
  • Jeudi 18 août : Sembène Ousmane
  • Vendredi 19 août : Massan Makan Diabaté
  • Lundi 22 août : Cheick Amidou Khane
  • Mardi 23 août : Léopold Sédar Senghor
  • Mercredi 24 août : Léon G. Damas
  • Jeudi 25 août : Joseph Zobel
  • Vendredi 26 août : Sony Labou Tansi

Sayouba Traoré | RFI/Pierre René-Worms
Radio France Internationale

Participants, observateurs et témoins de leur temps, « ces grands noms racontent leur parcours, leurs émotions, les rencontres qui ont structuré leur existence, les joies et les difficultés de la création artistique. Des grandes voix pour raconter des grandes plumes.»

Superbe contribution par RFI, le réalisateur et le présentateur pour ces précieus documents !

Tierno S. Bah