Taxonomy of Nigeria’s Endemic Corruption

Matthew T. Page
Matthew T. Page

The Carnegie Carnegie Endowment for International Peace just published a report titled “A new taxonomy for corruption in Nigeria.” It’s author, Matthew Page, identifies more than 500 types of graft. As he puts it, corruption ranges “from the jaw-dropping, to the creative, to the mundane.”

It includes “the oil minister who diverted billions of petrodollars in just a few years. … the local official who claimed a snake slithered into her office and gobbled up $100,000 in cash. … the cop shaking down motorists for 25 cents apiece at makeshift checkpoints.”

Post-colonial era: national, continental and international corruption

Nigeria amplifies and magnifies corruption, taking it at a larger scale than perhaps anywhere on the continent. But it shares the plague with all the other countries. Since the so-called independence series of the 1960s, corruption has become widespread, embedded, endemic. It affects the public and private sectors in secret or open ways, at micro- and macro-levels. It involves the heads of state, senior and junior civil servants, business people, sworn-in officials in the legislative, judiciary and executive branches of government. It is externally induced and domestically perpetrated.

Pastoralists and agriculturalists of Nigeria, Unite!
Nigeria. Soldiers As Policymakers (1960s-1970s)

For corruption in Guinea, see for instance:

Conakry : plaque-tournante de l’Escroquerie internationale
Mahmoud Thiam. Seven Years in Prison
Guinea Mining. Exploiting a State on the Brink of Failure
Sales temps pour les amis d’Alpha Condé
France – Guinée : Bolloré et Condé

An uneven struggle

Run by knowledgeable and dedicated individuals, anti-corruption  institutions and programs are actively at work in Nigeria. However, they face an uphill battle and an uneven struggle; and the eradication of the practice, remains, indeed,  a herculean task.  This report underscores that:

«… corruption stymies Nigeria’s boundless potential, hamstringing the petroleum, trade, power and banking sectors and more. In the defense sector, it compounds security challenges in hotspots like the Lake Chad Basin, Middle Belt and Niger Delta. In the police, judiciary and anti-corruption agencies, it undermines the country’s already-anaemic accountability mechanisms, thereby fueling further corruption across the spectrum.
It also rears its head in politics through electoral manipulation and the kleptocratic capture of party structures. “Brown envelope journalism” undermines democratic norms and the media’s ability to hold leaders accountable. Meanwhile, it is Nigeria’s most vulnerable that are worst affected when graft, fraud and extortion permeate the educational, health and humanitarian sectors.
Corruption in Nigeria, and elsewhere, is highly complex. It can take a variety of different but inter-related forms. Its effects can span across several disparate sectors. Yet most existing frameworks for studying corruption share a common shortcoming: they conflate how corruption occurs (i.e. tactics and behaviors) with where it occurs (i.e. which sector). This can muddle our understanding of an already complicated issue and prevent policymakers, practitioners and analysts from thinking about Nigeria’s greatest challenge in more sophisticated and nuanced ways.»

Matthew T. Page is a consultant and co-author of Nigeria: What Everyone Needs to Know (Oxford University Press, 2018). His appointments include a  nonresident fellowship with the Centre for Democracy and Development in Abuja.
The 42-page PDF report is accessible below.

Caveat. The title of the report is, in part, a misnomer with respect to the use of the word taxonomy.  An SKOS standard-based approach would have yielded a vocabulary, i.e. a neat classification and a cogent hierarchy of broad(er)/narrow(er) terms. Overall,  though, the content of the paper is facts-based and well-referenced. Despite its shallow historical timeline, which begins at “independence” in 1960 and thus fails to include the continuity with, and the lasting impact of the colonial period.
My SemanticVocabAfrica website instantiates a real—continental and worldwide—taxonomy/vocabulary. It currently contains the Fulɓe, Languages, Outline of Cultural Materials, and Peoples vocabularies. The last two are drawn respectively from the HRAF project and from Murdock’s 1959 book. Both are updated and annotated with Wikipedia and Worldcat links and references, and other authoritative sources. In addition, I expand the book with MindNode mappings for data visualization. Last, I have added three main entries: African Jews, Caucasian Africans, Diaspora.

Tierno S. Bah

Banque centrale de la république de Guinée et Art

Banque centrale de la république de Guinée. Coupure de Cinq mille francs
Banque centrale de la république de Guinée. Coupure de Cinq mille francs

Parmi les coupures mises en circulation par la Banque centrale de la République de Guinée, on trouve ce billet —ancien ? — de 5 000 francs.
Mais il me semble que la présentation artistique du billet est inexacte, voire médiocre au point de friser la caricature. En effet cette coupure  groupe deux symboles culturels qui méritent chacun une place à part. Il s’agit du :

  1. Jubaadecoiffure en cimier des femmes Fulɓe du Fuuta-Jalon
  2. D’Mba (Nimba) des Baga de la Basse-Guinée du nord

La notoriété de ces icônes dépasse le cadre guinéen. Au point qu’elle participe de la dimension universelle de l’art africain. En conséquence, la BCRG aurait dû apporter plus de recherche et de soin dans l’impression et la reproduction de ces fameuses images.

Jubaade

Dans un article monographique intitulé “L’art des Peuls” Jacqueline Delage résume le jubaade ainsi :

 « Au Fouta-Djallon, le jubaade fait penser à un mobile d’Alexander Calder : les tresses et les coques sont prolongées en avant, parfois en arrière, par une sorte d’énorme papillon noir; les cheveux du dessus sont tressés en forme de cimier transparent tendu sur une lamelle de bambou arquée; des couronnes de fins anneaux et de pièces d’argent terminées par des pendants d’oreille torsadés ajoutent leur fragile éclat à cette étonnante architecture.»

Dans le billet de banque ci-dessus l’artiste a pris la liberté de cerner le front de la femme par des cauris (ceede). Mais n’est-ce pas là une violation de la tradition fuutanienne ? Car Delange ne mentionne pas l’utilisation de cauris dans le jubaade, au moins au niveau frontal. De plus, mon examen de plusieurs specimens photographiques révèle des piècettes (argent, cuivre), mais pas de cauris.

Note. Les mobiles de Calder sont des “assemblages de formes animées par les mouvements de l’air.” Cette désignation fut proposée par Marcel Duchamp lors de leur exposition à Paris en 1932. A l’opposé, les  stabiles sont les sculptures stationnaires monumentales de Calder.

A noter également que Duchamp et Calder furent associés, de près ou de loin, aux mouvements artistiques et littéraires de contestation qui rejettèrent la barbarie et les atrocités de la Première Guerre mondiale (1914-1918) : surréalisme, dadaïsme, etc. On sait que les conscrits africains firent preuve de valeur et d’héroisme dans ce conflit.
Le surréalisme et le dadaisme furent adoptés par les intellectuels et les artistes d’Europe et d’ailleurs. Leurs membres les plus célèbres furent le peintre Pablo Picasso, l’antropologue “africaniste” Michel Leiris, etc.

Le surréalisme eut une influence positive sur les fondateurs de la négritude : Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon-Gontran Damas, etc. Mais ces derniers furent surtout éperonnés par le Harlem Renaissance, à travers les oeuvres de Claude McKay et Langston Hughes.
Lire Champ de tension entre littérature africaine et surréalisme : d’Aimé Césaire à Dambudzo Marechera (à paraître sur BlogGuinée)

Michel Leiris fut un collègue de Germaine Dieterlen, la co-auteure, avec Amadou Hampâté Bâ, de  Kumen, texte initiatique des pasteurs Fulɓe et chef-d’oeuvre littéraire et spirituel.

D’mba

Prononcé couramment Nimba, D’mba est le masque le plus lourd du monde. Il incarne la déesse de la fécondité chez les Baga du nord de la Basse-Guinée (Dubréka, Boffa). Cette sculpture fut l’une des sources d’inspiration des artistes et écrivains surréalistes en Europe, dont Pablo Picasso,

Lire bientôt sur BlogGuinée (a) “The Nimba Headdess: Art, Ritual, and History of the Baga and Nalu Peoples of Guinea” par Marie Yvonne Curtis et Ramon Sarro, (b) Champ de tension entre littérature africaine et surréalisme : D’Aimé Césaire à Dambudzo Marechera, par Anis Ben Amor.

En attendant, on peut consulter la section de mon site webCôte consacrée à l’oeuvre du professeur F. Lamp, de Yale University.

En somme, la présentation esthétique du billet de 5000 FNG pâle en comparaison avec la finesse et la majesté du jubaade, ainsi qu’avec les formes, les couleurs et la splendeur de l’art sculptural baga.

Dommage. La BCRG aurait pu mieux faire.

Neene Mariama Djelo Barry, épouse de feu Almami Ibrahima Sori Daara II. (Alfaya, Mamou), publiée par sa fille Kesso, auteure du livre autobiographique “Princesse Peule”
Neene Mariama Djelo Barry, épouse de feu Almami Ibrahima Sori Daara II. (Alfaya, Mamou), publiée par sa fille Kesso, auteure de l’autobiographie “Princesse Peule”. La fille aînée de Neene Djelo est feue Hadiatou alias la Nefertiti du Fuuta-Jalon.
Président Sékou Turé et Gouverneur Nelson Rockefeller, admirent le masque Nimba au Musée des arts primitifs, New York City, 1959 (Source : John H. Morrow. First American Ambassador to Guinea, 1959-1961)
Président Sékou Touré et Gouverneur Nelson Rockefeller admirent le masque Nimba au Musée des arts primitifs, New York City, 1959 (Source : John H. Morrow. First American Ambassador to Guinea, 1959-1961)

Tierno S. Bah