Un acte ignominieux de Damantang Camara

Damantang Camara, greffier de justice, membre du Bureau politique national, du Comité central et du gouvernement, ancien président de l'Assemblée populaire nationale, membre de la Commission d'Enquête du Camp Boiro et du Tribunal Populaire Révolutionnaire EXTRA-JUDICIAIRE. (Photo extraite d'une pose d'un groupe souriant de ministres du PDG après la victoire du Hafia Football Club sur le Mouloudia d'Alger en 1979 pour la Coupe des Clubs champions d'Afrique. — T.S. Bah)
Damantang Camara, greffier de justice, membre du Bureau politique national, du Comité central et du gouvernement, ancien président de l’Assemblée populaire nationale, membre de la Commission d’Enquête du Camp Boiro et du Tribunal Populaire Révolutionnaire EXTRA-JUDICIAIRE. (Photo extraite d’une pose d’un groupe souriant de ministres du PDG après la victoire du Hafia Football Club sur le Mouloudia d’Alger en 1979 pour la Coupe des Clubs champions d’Afrique. — T.S. Bah)

Un visiteur de BlogGuinée a soumis une question écrite sur le rôle de Damantang Camara dans la dictature de Sékou Touré (1958-1984). Il est difficile de répondre à ce type d’interrogation étant donné le vide de mémoire et l’amnésie entretenus par les régimes guinéens successifs. Toutefois, un acte, gratuit et ignominieux, de Damantang Camara a survécu au silence complice sur les crimes des dirigeants et de nombreux militants du PDG. En effet lors d’une mission à Prague, il se permit une démarche choquante à l’encontre de Milena, l’épouse Tchèque de Thierno Mouctar Bah, qui était détenu alors depuis 1971, successivement au Camp Boiro et à la Prison civile de Kindia. Lire le texte plus bas.

Notes. (1) Il est de notoriété publique que Damantang Camara était un petit-fils de Lankama N’Valy Kamara,  kèlètigi (chef de guerre ou général) de l’empereur Samori Touré. N’Valy mourut en 1888 devant le siège de Sikasso, où périt aussi Kèmè Bourema, le chef de la cavalerie (sótigi) et frère cadet maternel de Samori. Lire  Ibrahima Khalil Fofana sur webMande.
(2) Lankama N’Valy dirigea la colonne expéditionnaire dépêchée par Samori pour réduire la révolte des Hubbu du Fitaba (1849-1875 environ). A propos des Hubbus lire sur webFuuta  Tierno Mamadou Bah, Louis Tauxier, section 1 et section 2, Paul Marty, entre autres.
(3) Le Conseil supérieur de l’Etat théocratique du Fuuta (Teekun Mawɗo) avait en 1870 approuvé la décision conjointe d’Almaami Ibrahima Sori Daara Ier (1843-1873, Branche Alfaya, 11e souverain) et d’Almaami Umaru (1842-1871, Branche Soriya, 10e souverain) de conférer à Samori le titre d’Almami (Lire Tierno M. Bah). Reconnaissant pour l’insigne honneur, le conquérant manding appuya militairement par la suite les campagnes des Almaami pour venir à bout des dissidents Hubbus.

Le contenu du récit ci-dessous était faux. Il relevait de l’imagination malveillante et, surtout, de l’esprit du Mal et de la Méchanceté incarné en Sékou Touré et en son émissaire, Damantang Camara. Car Mouctar fut libéré et il survécut une quinzaine d’années à ses bourreaux et persécuteurs. Mais lisons plutôt l’extrait suivant, qui expose le sadisme et la cruauté de soi-disant hommes d’Etat.

Tierno S. Bah


 Horreur

La nuit tombe sur la ville. Milena vient de rentrer de sa journée de travail au domicile du général canadien. Certes, le couple traite bien sa femme de ménage, mais l’employée souffre de maux de dos qui la tourmentent souvent. La sonnerie du téléphone l’arrache brusquement à ses pensées. C’est une voix à l’accent africain qui lui demande de venir à l’Hôtel International dès que possible.
— C’est de la part de qui ? demande Milena.
— Monsieur Camara Damantang voudrait vous voir. Pouvez-vous venir vers 19 heures ?
— Oui, j’arrive.
Milena raccroche, le coeur battant : Damantang veut la voir. C’est un membre influent du BPN 2 qui a été ministre de la Justice. Il a sûrement quelque chose d’important à lui dire. Mon Dieu ! faites qu’il m’annonce le retour des enfants ! Peut-être mes démarches auprès du président Husak ont-elles fini par aboutir ?

L’hôtel est situé dans le quartier Praha 6, non loin de l’appartement de Milena. Au milieu des bâtisses anciennes, l’établissement détonne un peu par l’air trop moderne de ses grandes baies vitrées, mais l’hôtel est luxueux : il faut reconnaître que la Révolution guinéenne traite bien ses émissaires. Le groom en livrée introduit Milena dans un petit salon attenant au hall d’entrée. Il n’y a personne. Les quelques minutes d’attente lui paraissent un siècle. Soudain, trois Africains sont là, devant elle. Le plus grand s’avance. C’est Damantang, immense et noir, qui la salue. Elle bégaie un bonjour inaudible. Il penche sa grande carcasse vers elle, lui prend la main et la serre longuement dans les siennes. Puis, tout en gardant cette main, il attire Milena vers le canapé, la fait asseoir et lui dit dans un souffle :
— Il vous faut être courageuse, Madame. Je suis venu vous présenter mes condoléances. Je connaissais bien votre mari.
Elle a l’estomac au bord des lèvres. Les larmes l’aveuglent et derrière un voile elle entend cet homme lui murmurer des paroles de réconfort.
Mais qu’est-ce qu’il raconte ?
Que son mari est mort sous la torture, oui, et qu’il a dû manger trois mois durant comme un chien lapant son écuelle puisqu’on lui avait coupé les deux mains ! Qu’il a fini par mourir et que cela valait mieux pour lui que de vivre ainsi … Que la terre lui soit légère ! Amin.
Milena est assommée. Muette de stupeur. Mouctar, finir comme un chien … Damantang la relève et la raccompagne avec beaucoup d’égards à la porte de l’hôtel. Elle va s’asseoir sur un banc de la place et pleure longtemps. Puis elle se rend compte qu’elle a même oublié de demander des nouvelles des enfants !
Comment a-t-elle pu laisser échapper l’occasion de la visite à Prague de ce grand dignitaire ? Elle n’a vu que son mari dans le trou, devant son assiette …
Revenir à l’hôtel ? Rappeler Damantang ? Oh ! non, c’est au-dessus de ses forces ce soir. Alors elle continue à pleurer, seule dans la nuit.

Extrait de Guinée, les cailloux de la mémoire, par Nadine Bari.

Bibliothèque en herbe

Prof. Djibril Tamsir Niane (cravate), ministre Siaka Barry, à sa droite Ms. Fifi Niane, Conakry, 14 mars 2017 (Source: Guinée7)
Prof. Djibril Tamsir Niane (cravate), ministre Siaka Barry, à sa droite Ms. Fifi Niane, Conakry, 14 mars 2017 (Source: Guinée7)

Guinée7 publie un reportage sur “la remise provisoire de la Bibliothèque Djibril Tamsir Niane”. Il n’est guère surprenant que ce site étale un projet financé par l’Etat. Après tout, son activité éditoriale est favorable au pouvoir en place.  Mais Le journaliste reste vague à ce sujet. Et les informations sur l’état d’avancement  du projet sont absentes. Dommage ! Par contre, il s’empresse d’aligner les noms grandiloquents des organisations bureaucratiques et budgétivores liées à l’initiative. On croit cependant rêver un instant d’un pays à l’économie ronflante.… Tenez :

  • Autorité de contrôle des Grands projets (ACGP)
  • Direction nationale des investissements publics (DNIP)
  • Direction nationale des Marchés publics

Et la liste est bouclée, bien sûr, par le ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique.

Alliant l’imprécision à la flatterie, l’article consacre le plus long paragraphe à l’engagement du président Pr. Alpha Condé “de réhabiliter (la bibliothèque) et même de l’agrandir et de la moderniser avec les dernières technologies”.
Le journaliste s’empresse ensuite d’indiquer que “les travaux de construction sont aujourd’hui achevés à près de 80%”.  Que reste-il-il donc à faire ? C’est malheureusement là où le bât blesse. Car il s’agit de :

  • La finition :  électrification, eau, peinture, etc.
  • L’aménagement : mobilier, équipement divers, décoration, sécurité, etc.
  • Le budget de fonctionnement et d’entretien
  • Le formation et le salaire du personnel
  • L’acquisition onéreuse de collections livres, périodiques, ebooks, etc.
  • La connexion en réseau
  • La création et l’administration du site web de la bibliothèque, etc.
Bibliothèque Djibril Tamsir Niane en construction à Conakry
Bibliothèque Djibril Tamsir Niane en construction à Conakry

On lit également que “la mission a fait quelques remarques sur le bâtiment”. Quelles remarques exactement ? Mystère !

L’article continue en révélant  la raison réélle pour laquelle cette cérémonie a eu lieu : le fameux “événement culturel très important Conakry Capitale mondiale du livre”.

Depuis le début du mois le rouleau publicitaire s’est mis en marche, notamment dans Jeune Afrique, pour annoncer la mascarade suivie de “mamaya” que constitue cette charade de l’UNESCO et du gouvernement guinéen. Les deux partenaires collaborent dans cet effort de propagande. Il risque de leur retomber sur le nez. Car, privée de l’économie, du tissu industriel, et du pouvoir d’achat, Conakry ne saurait, au 21e siècle, être une capitale —même sous-régionale— du Livre. J’y reviendrai.

Gageure et/ou duperie ?

En attendant, Pr. Djibril Tamsir Niane doit continuer à compter sur la bienveillance de l’Etat pour rebâtir sa bibliothèque. Le ministre de la Culture, Siaka Barry, “a promis que les commandes pour l’équipement seront lancées dans les jours qui suivent pour que la BDTN et la Bibliothèque nationale soient fonctionnelles avant la fin avril”.
Est-ce une gageure ou une duperie ? Comment compte-t-on équiper une bibliothèque en moins de 45 jours. Quelle est la part du récipiendaire de l’ouvrage dans la sélection des produits et servir à financer et à acquérir ? Il en sait mieux que les jeunes bureaucrates venus lui rendre visite. (Il fut mon doyen à Faculté des sciences sociales de l’Institut Polytechnique dans les années 1960-70). Les autorités se rendent-elles compte que la concrétisation d’un tel projet exige un intense travail d’équipe, d’envergure nationale et internationale ? Une bibliothèque sans livre n’en est pas une. A-t-on lancé des appels d’offre et quels sont les fournisseurs soumissionnaires pour la livraison des ouvrages et du matériel de lecture ? Le building sera-t-il doté d’autonomie en courant électrique ? Pourquoi limiter  ses services à l’usage des seuls chercheurs et étudiants ? Et le grand public alors ?

Souffrance et patience sans illusions

L’article se termine par les remerciements du Pr. D. Tamsir Diane aux représentants du “Pr.” Alpha Condé, président de la république. Doyen Niane souligne que “c’est une première que l’Etat finance un privé à cette hauteur”. Cette phrase est lourde de sens. En filigrane, on décèle la souffrance, la patience mais non les illusions de ce grand intellectuel.
Ancien bagnard du Camp Boiro dans le faux Complot des Enseignants (1961), Pr. Niane sait, mieux que quiconque, que l’Etat guinéen étouffe tout ce qu’il étreint, et pourrit tout ce qu’il touche.
Dans l’interview intitulée “De Baro à Boiro” avec Lilyan Kesteloot — sa cadette et émintent professeure à l’Université C.A. Diop—, il révèle comment les résultats de ses précieuses recherches sur la culture baga en 1968-69 furent ruinés par la négligence de l’Etat. Idem pour ses pièces de théâtre, ou ses démarches vaines de  repèrage et de conservation des ports de la Traite des Noirs, du Rio Nunez (Boké) à la Méllacorée (Forécariah), en passant par le Konkouré à Dubréka.

Maryse Condé vivait avec sa famille à Conakry en 1960-61. Dans La vie sans fard, elle évoque la répression — violente et meurtrière — contre les élèves et la purge de l’élite enseignante par de lourdes peines de prison. Maryse s’acquite du devoir de mémoire avec la véracité d’un témoin oculaire et, en l’occurrence, avec la plume d’un génie littéraire.

Le drame et la menace sont présents, palpables. Ils sont agrravés par l’absence des acteurs du secteur privé. Eux qui sont toujours prêts à financer la construction de stades sportifs et l’organisation de soirées dansantes. Mais qui ne prêtent pas leur concours à la construction de ce maillon de l’infrastructure de l’éducation et de la formation de Guinée. Je veux parler des sociétés minières, des entreprises commerciales, des opérateurs économiques, des ONG, etc.
Inexorablement, le temps fait son oeuvre. Les dictateurs se sont succédés et ont sévi sur la Guinée. Les populations  ont en pris de terribles coups. Le pays  relèvera-t-il ? Peut-être. Mais il faudra, entre autres, qu’elle mette mieux à profit l’expérience du Pr. Niane et de sa génération d’éducateurs encore en vie :

  • Ibrahima Kaba
  • Mountagha Baldé
  • Yansané Sékou Moukké
  • Mamadou Kolon Diallo
  • Thierno Diallo
  • Bahi Seck ……………………

Une hirondelle ne fait pas le printemps !… Ni l’inauguration éventuelle de la bibliothèque Djibril Tamsir Niane, ni “Conakry, capitale mondiale du Livre”, n’effaceront les ruines causée, durant le demi-siècle écoulé, par l’Etat guinéen, prédateur de la Culture et de l’Education, et archennemi du Savoir.

Tierno S. Bah

Jeanne-Martin Cissé (1926-2017)

Jeanne Martin Cissé et Sékou Touré, circa 1970
Jeanne Martin Cissé et Sékou Touré, vers 1970

Sous la plume de François-Xavier Freland Jeune Afrique reprend la nouvelle de la mort de Jeanne-Martin Cissé (1926-2017). Reflétant diverses sources d’information, l’hebdomadaire évoque, en quelque 532 mots, la vie de cette compagne de Sékou Touré.

  1. On y relève ainsi le tableau du cadre familial au crépuscule de la vie à Conakry. Il n’y est question toutefois que des filles de la disparue, alors qu’au moins trois de ses enfants sont des hommes. L’aîné, Cheick Mohammed ‘Papus’ Camara, est un de mes promotionnaires aux lycées de Conakry et de Labé. Notre dernière rencontre, vite transformée en une longue, amicale et intéressante conversation, remonte à 2003 à Dakar.
  2. Mais l’auteur reste vague sur la naissance, l’éducation et l’adolescence : noms et occupation des parents, un brin de généalogie, postes d’enseignement. Il néglige, par exemple, un détail important, à savoir comment peut-on naître “dans une famille musulmane modeste d’origine Soussou et Malinké” et s’appeler Jeanne-Martin ?
  3. L’article maquille et embellit le passage sur “la célèbre école normale de Rufisque”,  qu’il présente comme étant  un établissement “d’élite féminine qui s’était employée à faire de ces élèves venues de toutes l’Afrique coloniale française de futures enseignantes, attachées à leur africanité.” François-Xavier Freland aurait dû mettre un peu d’eau dans son vin, car dans l’ensemble le palmarès de l’école française n’est pas du tout rose. Surtout sous la Troisième République (1870-1940) qui imposa le déshumanisant Empire colonial et l”abominable régime de l’Indigénat.
  4. François-Xavier glisse le nom de Germaine Le Goff sans préciser qu’il est l’auteur de la biographie intitulée L’Africaine blanche (1891-1986) : Germaine Le Goff, éducatrice mythique.  Il aurait dû apporter la précision, ne serait-ce que pour élargir l’horizon des lecteurs.
  5. Certaines camarades de formation de Jeanne-Martin sont mieux introduites, notamment avec la mention d’Une si longue lettre, l’oeuvre principale de Mariama Bâ.
  6. Le portrait matrimonial de Jeanne-Martin se limite à son  mariage avec Bansoumane Touré. Cette victime du Camp Boiro fut en réalité le second époux de Mme. Jeanne. Sur les circonstances de la disparition de Bansoumane à la Prison de Kindia, lire Kindo Touré “La mort de Ban Ansoumane Touré”.
  7. Dans sa biographie de Sékou Touré André Lewin indique, à juste titre, que le premier mari de Jeanne-Martin s’appelait Camara. Malheureusement, il omet le prénom du défunt, qui mourut victime d’un accident de circulation en 1958. Lire Ahmed Sékou Touré (1922-1984). De Gaulle à Conakry,  25/26 août 1958 (volume 2, chapitre 25)
  8. L’article présente Bansoumane Touré comme “un des fondateurs du Parti Démocrate Guinéen (PDG) animé par Sékou Touré. Très vite, elle (Jeanne-Martin) milite pour l’indépendance et œuvre pour l’émancipation des femmes en Afrique.” L’auteur va vite en besogne et commet ici deux erreurs aussi gratuites que légères :
    (a) Bansoumane ne figure pas parmi les membres fondateurs du PDG-RDA
    (b) Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les pionniers de l’activité politique visaient d’abord l’autonomie interne. Le régime colonial fit la sourde oreille et traîna la savate jusqu’en 1956, date de promulgation de la loi-cadre Gaston Deferre. Mais c’était trop tard. Le Viet-Minh avait déjà vaincu des milliers de troupes françaises en 1954 à Dien Bien Phu. Cette cinglante défaite militaire ainsi que le déclenchement de la guerre d’Indépendance d’Algérie accélérèrent le cours de l’Histoire. Les protectorats du Maroc et de la Tunisie devinrent des états souverains en 1956. En mai 1958, l’armée imposa le Général Charles de Gaulle au Parlement français. Cherchant à retarder l’implosion du domaine colonial de la France, le vieux guerrier,  intellectuel et homme d’Etat organisa le référendum de 1958 autour d’une nouvelle Constitution. Le projet de loi fondamentale proposait, entre autres, l’abolition de l’instable 4ème république (en place depuis 1946), l’avènement de l’actuelle 5è république,  et l’instauration de la Communauté franco-africaine, en lieu et place de l’Union française, elle-même héritière de l’Empire colonial.
  9. L’auteur effleure ensuite la carrière onusienne de Jeanne-Martin. François-Xavier Freland écrit : “… elle est désignée en 1972 au poste de représentante permanente de la Guinée aux Nations unies, et devient … même présidente du Conseil de Sécurité de l’ONU, son pays étant alors membre non permanent de ce comité.”
    Lire également “Jeanne-Martin Cissé accepte une invitation de Louis de Guiringaud, ambassadeur de France auprès des Nations Unies”, A. Lewin, volume 6, chapitre 68
    Aucun mot sur Telli Diallo et Marof Achkar, autrement plus efficients et prestigieux que l’ambassadrice Cissé. Silence total aussi sur le sort des proches de Madame Sow Nima Bâ, ancienne détenue du Camp Boiro et dont Sékou Touré décima la famille en faisant assassiner :

Et en condamnant à mort par contumace le frère cadet, Bâ Mamadou.

  1. L’article cite Hadja Nima en ces termes : « Mais la période des purges l’avait rendu triste. » Peu importe que ma belle-soeur ait prononcé des mots. Le fait est qu’ils sont en porte-à-faux avec la réalité post-sékoutouréenne.
  2. Dirigeante ddu Conseil national des Femmes de Guinée, membre du Comité central du Parti démocratique de Guinée, membre du Burean politique national et du Gouvernement, feue Jeanne-Martin fut, de bout en bout,  une collaboratrice fidèle et une porte-parole aussi “impénitente et non-repentante” de la dictature de Sékou Touré que Mme. Andrée Touré.

Pour conclure, je me propose de lire La fille du Milo. Après quoi, je  ferai une suite à cet article.

Tierno S. Bah

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The web server running the webAfriqa Internet Portal is back online after 63 days off-net.

Tierno S. Bah, Nuseum, Washington, DC. Dec. 13, 2016
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Tierno S. Bah

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Tierno S. Bah, Nuseum, Washington, DC. Dec. 13, 2016
Tierno S. Bah, Nuseum, Washington, DC. Dec. 13, 2016

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