Guinée. Etat prédateur, gouvernement spoliateur

Décombres de l'effondrement de la décharge d'ordures. Quartier Hamdallaye, Conakry, 23 août 2017
Décombres de l’effondrement de la décharge d’ordures. Quartier Hamdallaye, Conakry, 23 août 2017

Hier, 3 juillet 2018, un conclave s’est tenu au siège du gouvernorat de Conakry. Il réunit le le Gouverneur de la ville de Conakry, le ministre de l’Habitat et de la ville et le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (ATD). A l’issue de la rencontre M. Bouréma Condé, ministre de l’ATD, a lancé aux riverains de la décharge d’ordures de Hamdallaye/Concasseur un ultimatum leur intimant de dégager leurs domiciles dans 24 heures. Passé ce délai, ils seront expulsés de force.
La brusquerie et la sévérité de la menace sont typiques de l’Etat prédateur et du gouvernement spoliateur de Guinée.

Etat prédateur

Effondrement du pont sur le Konkouré à Linsan, Kindia, 29 juin 2018. La catastrophe couple le pays en deux dans le sens ouest-est, entre Kindia et Mamou.
Effondrement du pont sur le Konkouré à Linsan, Kindia, 29 juin 2018. La catastrophe couple le pays en deux dans le sens ouest-est, entre Kindia et Mamou.

Tout le monde sait que M. Alpha Condé, président de la république de Guinée, est aussi le chef d’orchestre du bradage des ressources minières et de la prédation du pays à des fins personnelles. Ayant perdu tout espoir d’obtenir une rente substantielle sur les gisements de fer du Simandou, il se concentre désormais sur la bauxite. Où il fait feu de tout bois : Kamsar-Sangaredi, Boké, Boffa, Kindia, Labé, Tougué, Dabola, etc. M. Condé avait annoncé en fin 2017-début 2018, à grand renfort de publicité, la signature de prêts d’un montant total de US $40 milliards avec la Chine (US$20 milliards), d’une part, et avec les bailleurs multilatéraux à réunis à Paris ($US20 milliards), d’autre part. Dans la foulée, président Alpha Condé miroita toutes sortes de promesses, à commencer par la construction de nouvelles universités, une nouvelle ville de Conakry — dont il présenta même la maquette au Palais du Peuple —, et autres miroirs aux alouettes.

Alpha Condé aux abois pour un 3è mandat

Mais depuis lors, c’est le silence total sur ce pactole, qui est aussi surprenant qu’illusoire. Car les partenaires bilatéraux et institutionnels de la Guinée ne sont pas sourds et aveugles. Ils ne souffrent ni de surdité, ni de cécité. Au contraire, ils savent —peut-être mieux que président Condé — que la Guinée n’est pas solvable, et dès lors fiable. Le syndicat libre des enseignants et chercheurs a dû lancer une grève prolongée pour recouvrir les salaires et avancements que l’Etat devait à ses members. En conséquence, les conventions minières faramineuses annoncées n’ont guère de chance de voir le jour sous le régime actuel. Pendant ce temps, le pays se meurt à petit feu. Par exemple, le réseau de transport (routes, ponts) fiche le camp. Le pont du Konkouré à Linsan a cédé après six décennies de négligence et de manque d’entretien. Et, retournant le couteau dans la plaie, et apparemment sans consultations préalables avec les parties concernées (voyageurs, cargos, transporteurs), les autorités ont décidé une hausse du prix du litre d’essence, de 8 000 à 10 000 GNF. Alpha Condé et ses officiels ne sentiront pas l’impact de cette mesure, car ils bénéficient de bons gratuits de carburant. C’est cela, en partie, l’Etat-prédateur de Guinée.

Gouvernement spoliateur

Euphémisme, arrogance et insensibilité

Distribuant les titres idoines à profusion à son patron et à ses collègue, M. Bouréma Condé donne d’abord dans l’euphémisme. Il parle en effet de ”mission d’accompagnement humanitaire” du gouvernement en faveur riverains de la décharge d’ordures. Il s’agit là d’une erreur de langage. Les citoyens alimentent les caisses de l’Etat à travers le paiement d’impôts. En retour, le gouvernement est obligé de gérer cet argent de façon honnête et appropriée. Parler d’humanitaire est mal indiqué pour deux raisons :

  1. il s’agit d’un problème interne créé par une décision gouvernementale, et non d’une catastrophe naturelle (tremblement de terre, inondations, incendie, etc.) ou biologique (épidémie, endémie)
  2. le gouvernement n’est pas un mécène volant généreusement au secours de victimes. Au contraire, il est dans l’obligation d’un serviteur face à ses  maîtres que sont populations. Il n’est pas leur seigneur.

En conséquence, l’expression “mission d’accompagnement humanitaire” est mal choisie et inappropriée. C’est pas un don bienveillant. Non, la démarche aurait dû être conçue et présentée comme l’acquittement du devoir sacré de l’Etat envers des citoyens en détresse. Faute de quoi, les autorités ne peuvent qu’étaler leur arrogance et leur insensibilité.

Soit dit en passant, le ministre Bouréma Condé blanchit sommairement Lansana Conté, son premier patron. Car selon lui, “un dédommagement avait été fait par la deuxième république.” Mais il n’indique ni le montant, ni les bénéficiaires de cette prétendue largesse de feu Lansana Conté.

Déguerpissement brutal, illégal et illégitime

Mais, terminant avec les mots doux et vagues, le ministre Condé révèle ensuite qu’il s’agit en fait d’un déguerpissement. Ni plus, ni moins. Il déplore, certes, les morts et blessés à la suite de l’éboulement de la décharge d’ordures en 2017. Mais il y a un donc que les images de cette tragédies ont fait le tour du monde. Et voilà huit ans qu’Alpha Condé est président de la république. Assurément, si telle avait été sa politique de développement, son régime a eu plein de temps pour parer aux urgences et priorités administratives, telles que : la gestion des ordures, l’aménagement de cimetières dignes de ce nom, l’assainissement de Conakry, l’adduction d’eau potable, la fourniture d’électricité.
Durant deux mandats, Alpha Condé n’a pensé à lui-même. Il a systématiquement oublié et négligé la Guinée. Lui, qui s’attribuait crânement les qualificatifs, présomptueux et démagogiques de “Mandela et Obama de Guinée”. En particulier, il a ignoré la bombe à retardement qu’était, et demeure, la décharge d’ordures de Concasseur/Hamdallaye. Et ce qui devait inévitablement arriver, arriva.

Déguerpissement sans compensation adéquate.

Bouréma Condé annonce qu’une enveloppe financière globale de 4 milliards GNF, ou 20 millions GNF par foyer, vont être mis à la disposition des déguerpis. C’est irréaliste et cruel. Car Conakry est ravagée par une double spéculation, foncière et immobilière. Dans un tel environnement, et étant donné le taux élevé d’inflation monétaire, que représentent 20 millions GNF ? La parité actuelle est 1 GNF = 0.86 US dollar. Cela signifie que l’offre gouvernementale ne vaut approximativement que US$2 230 ! Sur la base de quels critères le gouvernement en est-il arrivé à fixer ce montant ? Et où les déguerpis vont-ils se loger ? Que fera le gouvernement de la zone déguerpie ? Pourquoi ne pas déplacer la décharge hors de la ville et réaménager les lieux au profit des habitants ?

Le régime d’Alpha Condé est aux abois. Et il sait que faire. En fait, il ne l’a jamais su. Sourd et hostile au dialogue, il choisit toujours le diktat, la répression, et, en l’occurrence, la spoliation des biens privés.

Etant donné son bilan brutal, violent et meurtrier sous Lansana Conté, l’actuel ministre de l’ATD est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Même si de nos jours, il a poli son langage, M. Bouréma Condé n’a peut-être pas perdu son cynisme et sa poigne brutale. Qui a brutalisé, brutalisera ! Qui a violenté, violentera ! Qui a tué, tuera ! Lui, qui fut le vecteur de la répression de Lansana Conté contre les militants du RPG d’Alpha Condé en Haute-Guinée, notamment à Kérouané (Banankoro) et à Kouroussa. Il n’hésitera vraisemblablement pas à sévir contre les riverains de la décharge. Ceux-ci, il faut le souligner, sont en majorité des Fulbe.

Bouréma Condé : Le vrai visage de l’homme

Kaporo-Rails bis

On assistera donc éventuellement à un Kaporo-Rails bis, c’est-à-dire à la répétition des évènements de 1998. Ce drame consista dans l’éviction des habitants du quartier de Kaporo-Rails, et la démolition de leurs maisons. C’est dans cette zone que se trouve l’immeuble de la Radiodiffusion nationale.

Le ministre Condé divague et verse même dans le ridicule lorsqu’il parle de “l’Etat responsable” de Guinée. Il va jusqu’à invoquer la légalité du même état. C’est trop dire. M. Condé perd de vue qu’un régime peut détenir la légalité officielle —ainsi que la puissance de coercion, les forces de répression, l’appareil de propagande —  sans pour autant jouir de la légitimité aux yeux des populations. C’est précisément le cas du régime d’Alpha Condé, que le pays profond a largement répudié.

Ainsi, par exemple, durant la crise Ebola (2013-2014), la presse guinéenne et ses pairs internationaux constatèrent qu’en « Guinée Forestière, au cœur de l’épidémie d’Ebola, (il n’y avait pas) grand-chose à attendre de l’État guinéen, malgré des démonstrations de solidarité par télévision interposée. »

Excédés, certains citoyens réagirent même violemment —et criminellement — en tuant des agents de santé venus au secours.

Ebola. Lynchage d’une mission de sensibilisation

L’article ci-dessus conclut que « Les populations ont donc le sentiment d’être oubliées par les autorités de Conakry. »

Bouréma Condé se plaint des boulets rouges tirés sur le gouvernement. M. le ministre préférerait peut-être plutôt le griotisme, les flatteries et les louanges.  Mais si le régime veut améliorer son image, il doit se mettre au service du public. Seule une telle politique infléchira la fréquence et l’intensité des critiques. Sinon, les officiels du régime d’Alpha Condé n’ont personne d’autre à blâmer qu’eux-mêmes.

En attendant, Bouréma Condé est libre de proclamer la “bonne foi du gouvernement et du président de la république”. Ce là sont des paroles en l’air. Les Guinéens, en majorité, n’y croient pas.

Tierno S. Bah

Fulɓe: Africa’s Pollinators Under Assault?

Map A. Pular (Pulaar) : western area of the language of the Fulbe.
Map A. Pular (Pulaar) : western area of the language of the Fulbe. (Source : voir Carte B)
Map B. Fulfulde : eastern area of the language of the Fulbe
Map B. Fulfulde : eastern area of the language of the Fulbe. (Source : Marquis Michel de la Vergne de Tressan. Inventaire linguistique de l’Afrique occidentale française et du Togo. Mémoires de l’Institut français d’Afrique noire. N° 30. Dakar, IFAN. 1953, 240 p. cartes)
Fulbe (Fulani) pastoralists and their cattle in Northern Nigeria. They are wearing the traditional conical hat (libitiwal, in Fuuta-Jalon dialect). They are also holding the blessed and sacred herder's stick. The Republic of the Gambia's Tourism and Culture minister, <a href="http://www.webguinee.net/blogguinee/2017/12/les-hubbu-du-fuuta-jalon-lecture-critique/">Hamat Bah</a>, was pictured sporting a similar item in his swearing-in ceremony in 2017. (T.S. Bah)
Fulbe (Fulani) pastoralists and their cattle in Northern Nigeria. They are wearing the traditional conical hat (libitiwal, in Fuuta-Jalon dialect). They are also holding the blessed and sacred herder’s stick. The Republic of the Gambia’s Tourism and Culture minister, Hamat Bah, was pictured sporting a similar item in his swearing-in ceremony in 2017. (T.S. Bah)

Titled “Genocide, hegemony and power in Nigeria” Obadiah Mailafia’s paper is a case study of pseudo-historical rambling and misguided political activism. From the title to the last line it is filled with false assumptions, malicious accusations, and malignant statements. The article illustrates the confusion sowed by “educated” and “elite” individuals and groups among the peoples of the Federal Republic of Nigeria. The propagators of the growing discord are a heteroclite bunch. For instance, they include Nobel literature laureate Wole Soyinka as well as heretofore unknown individuals, such as Mr. Obadiah Mailafia.
I re-post his paper here in the Documents section. The tract is replete with vile insults, ignorant statements, absurd allegations, vitriolic partisanship, fallacious claims and laughable distortions of history. The author refers to the Hausa-Fulani peoples as “a new mongrel race.” How low can someone who considers himself an African be so rude and stoop so low against fellow Nigerians and other Africans? How can hurl on the Web such a derogatory and vulgar term? How can he so gratuitously and readily commit such a despicable and outrageous offense!
In this blog, I denounce, rebut, recuse and refute some of the most egregious passages of Obadiah’s inflammatory article.

Africa’s pollinators

The domestication of the bovine constituted “one of humanity’s first leap forward” (Anselin 1981). It was a watershed achievement that spurred humans’ march into civilization. In parallel with other groups in Asia, America, Africa, ancient Fulɓe partook in such an accomplishment.

See Fulbe and AfricaThe Semantic Web and Africa

In “Cattle Before Crops: The Beginnings of Food Production in Africa,” a remarkable  research paper, Fiona Marshall and Elisabeth Hildebrand argue that, contrary to the other continents, domestication of plants came after that of animals. In other words, pastoralists preceded agriculturalists in “the development of food production” aimed at meeting “the need for scheduled consumption.”
 Thus, while their prehistoric neighbors figured out plant cultivation, ancient Fulbe were a step ahead in taming the wild ancestor of the bovine. In so doing, those pastoralists and agriculturalists forebears  became, metaphorically, the pollinators of Africa. Which, in turn, as we all know, is the cradle of humankind. It is appalling that Mr. Obadiah Mailafia chose to waste his time assaulting one of Africa’s indigenous peoples.

War mongers instead peace makers

Big problems and serious contradictions —legitimate or fabricated — strife and tensions have plagued the Federal Republic of Nigeria since its founding in 1963. And in recent decades its middle section, bad blood has opposed Muslim Fulɓe (Fulani) cattle herders to Christian agriculturalists. Such hostilities are neither new, nor specific to Nigeria. Thus, Ireland is still recovering from a lengthy and bloody civil war between Protestants and Catholics. Likewise, in the tinderbox region of the Balkans, in southern Europe, peace remains fragile as new countries continue to cope with the collapse and splinter of Yougoslavia.

Read (a) The Butcher’s Trail : how the search for Balkan war criminals became the world’s most successful manhunt (b) The Trial of Radovan Karadzic

Back in the Middle Age, France and England fought the Hundred Year’s War. It pitted Catholics against Protestants and, among other atrocities. Joan of Arc life was engulfed by fire at the stake, reducing her body in ashes. In this 21st century the world watches the Rohingya’s plight and flight from persecution by Myanmar’s Buddhist extremists…
Nigeria’s Muslim/Christian divide is deep-seated in history. But they can —should and must — be negotiated amicably and resolved in peace. Unfortunately, instead of seeking positive solutions to the feuds, militants and agitators — like Obadiah Mailafia — who are recklessly bent on fanning the flames of hostility and hatred. Instead of being peace makers, they demonize their neighbors and sound like war mongers. Such a dangerous behavior must be stopped.

Obadiah Mailafia writes:

Gramsci invented the notion of “hegemonia” (hegemony) to explain the structure and anatomy of domination in political society

Error! The editors of Wikipedia would beg to differ with Obadiah Mailafia. They, who pinpoint that Gramsci studied the cultural aspect of hegemonic power, i.e., not hegemony, by and large, but one aspect of its aspects. Other manifestation of supremacy rule include the economy, warfare religions, science…

I find this concept of hegemony so relevant with what is going on in relation to the genocide being perpetrated by the Fulani militias in the Middle Belt of our country today.

Obadiah is entitled to his opinion, but not to the facts. First, he fails to cite any external references or sources. Then, he does not care to provide evidence of ongoing genocide in Nigeria. We know that such tragedy  befell the country during the Biafran War. Then, genocide stroke in Rwanda. But here, my view is nothing demagoguery brings Obadiah to claim that the recurrent attacks and retaliations in Nigeria amount to genocide.

Historians the world over agree that the original home of the Fulani people is Futa Jallon (also known in the French as Fouta Djallon) in the Upper Guinea highlands of the West African Republic of Guinea.

Wrong! Fuuta-Jalon (not Futa Jallon, or Fouta Djallon!) is one of the many regions the Fulɓe call home in 21 Africa countries. But it is certainly not their birthplace. In reality, pushing their cattle herds out of Takrur (southern Mauritania-northern Senegal), they began migrating to the region back in the 12th century C.E.. Takrur existed since the 4th century. Although it has fallen into oblivion, it was a lasting and glorious experiment that forged a new people (the Takruri) out of a melting pot of Soninke, Serer, Wolof, Mande, Fulɓe communities. And, significantly, around the 9th century Takrur became the first sub-Saharan state to adopt Islam as its official religion. However, it conquest by Emperor Sunjata Keita sealed its demised. Fulbe had been leaving the areas for quite some time. But the destruction of Takrur accelerated their exodus. They moved south toward what is today’s Fuuta-Jalon. They also headed east into Maasina, Jelgoogi, Sokoto, Adamawa, etc. In The Fulani Empire of Sokoto, historian H.A.S. Johnston indicates that Fulbe herdsmen begun settling in the Sokoto region as early as the 12th century.

Also known as Fula, Fulbe or Pullo, the Fulani are thought to have emigrated from North Africa and the Middle East in ancient times, settling in the Futa Jallon Mountains and intermarrying with the local population and creating a unique ethnic identity based on cultural and biological miscegenation.

It’s other way around, the indigenous pair (Pullo, singular / Fulɓe, plural) provides the basis for the various names given to the Fulɓe . For instance, they are called Takruri (Moors), Fellasha (Arabs), Peul (Wolof), Fula (Mande), Fulè (Sose, Jalunka) Fulani (Hausa), etc.

The Malian writer and ethnologist Amadou Hampaté Ba famously described Futa Jallon as “the Tibet of West Africa”, on account of its surfeit of Muslim clerics, Sufi mystics, itinerant students and preachers.

Correction: Amadou Hampâté Bâ was no ordinary writer and ethnologist. He was a leader of Pulaaku, the Fulbe way of life. He coined the phrase: “In Africa, when an elder dies, its a library burning down.” Thanks to serendipity, he had received in 1953 an initiation in the sacred rite of Geno and by-gone fulɓe spirituality built around the bovine. In 1961, he teamed with Germaine Dieterlen, a noted ethnologist of religions and the author of Essai sur la religion bambara. The pair co-edited the French version of Kumen, the bible of Fulbe pastoralists. In his review of the book, ethnologist fell in aw with “La poésie saisissante de ce récit [qui] évoque les plus belles pages de la Bible”.
Amadou Hampâté Bâ once declared: “I love Fulfulde, my language. I am proud to be a Pullo poet.” For his tireless advocacy for the continent’s verbal heritage, Ivoirian writer Isaac Biton Coulibaly bestowed upon A. H. Bâ the title of “pope of African oral tradition.” Bâ lived his life as a disciple of Tierno Bokar Salif Taal, a tijaniyya sufi master who taught Islam and tolerance …
Never mind, displaying his bellicose mindset, Obadiah seeks to tarnish “the Tibet of West Africa” homage with the epithet “surfeit.” Again, Gilbert Vieillard must be turning in his grave. For he asserted that Fuuta-Jalon was the Dar-al-Islam (Door of Islam) of western Africa. And in his book The Holy War of Umar Tal: the Western Sudan in the mid-nineteenth century Prof. Robinson concurred in these terms:

« Fuuta-Jalon was much more than an Almamate dominated by a Fulɓe aristocracy. It was a magnet of learning, attracting students from Kankan to the Gambia, and featuring Jakhanke clerics at Tuba as well as Fulɓe teachers. It acted as the nerve centre for trading caravans heading in every direction. The more enterprising commercial lineages, of whatever ethnic origin, established colonies in the Futanke hills and along the principal routes. It served their interests to send their sons to Futanke schools, to support the graduates who came out to teach, and in general to extend the vast pattern of influence that radiated from Fuuta-Jalon. »

Such were, among other things, the facts that prompted A.H. Bâ to label Fuuta-Jalon, a spiritual stronghold akin to Thibet.

The second traditional home of the Fulani is Futa Toro, by the banks of the Senegal River in the current nation of Senegal.

Wrong! Fuuta-Tooro was located in the direct sphere of influence of Takrur. Therefore Fulbe lived there, first, and centuries before the headed down south toward Fuuta-Jalon.

Over the centuries the Fulani converted to Islam and some of them became zealous Muslim clerics and itinerant proselytisers. Through war and conquest they formed several kingdoms, among them Tukolor, Massina, the Caliphate of Usman Dan Fodio and Fombina in the early nineteenth century.

Wrong! In “The Social and Historical Significance of the Peul Hegemonies in the Seventeenth, Eighteenth and Nineteenth centuries,” Marxist historian Jean Suret-Canale join other scholars to point out that the Fulbe clerics became victorious through a combination of preaching the Word and wielding of the Sword. It behooved them to win the mind more than the body of new converts. They largely succeeded in their mission. And in Sokoto, Usman ɓii Fooduyee (Usman dan Fodio, in Hausa), his brother Abdullah, his children Mohammed and Asma’u offer a stellar example of such accomplishments.
Read The Caliph’s Sister: Nana Asma’u 1793-1865: teacher, poet and Islamic leader and One woman’s Jihad : Nana Asma’u, scholar and scribe.

To be continued.

Tierno S. Bah

Sales temps pour les amis d’Alpha Condé

Après l’ex-président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma — sur qui pèse 783 chefs d’accusation de corruption, fraude, blanchiment d’argent et racket—, c’est Vincent Bolloré, un autre ami du président Alpha Condé, qui doit répondre à la Justice. Depuis quelques heures il est placé en garde à vue à Nanterre, dans la banlieue de Paris.

Consulter France – Guinée : Bolloré et Condé

Lire plus bas l’article de Libération

Vincent Bolloré
Vincent Bolloré
Ex-president Jacob Zuma : 783 chefs d'accusation de corruption, fraude, blanchiment d'argent et racket
Ex-président Jacob Zuma : 783 chefs d’accusation de corruption, fraude, blanchiment d’argent et racket

Justice
Vincent Bolloré, enleveur de ports

L’homme d’affaires a été placé en garde à vue mardi à Nanterre, dans le cadre d’une enquête sur les conditions d’octroi de concessions portuaires en Guinée et au Togo en 2010, sur fond de liaisons dangereuses entre sa filiale Havas et des dirigeants africains.

Stupeur et tremblements dans le microcosme financier : songez donc, Vincent Bolloré en garde à vue ! Mais sourire entendu des françafricanistes : ça devait bien arriver un jour… Sur directive du coriace juge d’instruction Serge Tournaire, le trublion patron du groupe de transport, de logistique et de communication (mais aussi son numéro 2, Gilles Alix) est donc passé à la question depuis mardi à propos de ses concessions portuaires en Afrique.

Deux d’entre elles semblent retenir l’attention des enquêteurs : celles de Conakry (Guinée) et Lomé (Togo), toutes deux obtenues en 2010. Dans les deux cas, des concurrents éconduits avaient déposé des plaintes pour corruption, vite classées sans suite. Avant que la justice pénale française ne s’ébroue à retardement, avec une perquisition de la tour Bolloré, siège du groupe à Puteaux (Hauts-de-Seine) au printemps 2016.
Entre-temps, Bolloré n’aura été entendu qu’en tant que simple témoin en 2013, juste histoire de dire qu’il délègue volontiers à son staff toutes ses activités africaines et qu’il n’a «jamais suivi ou signé» personnellement le moindre contrat de concession portuaire.

Guinée

L’année 2010 fut celle d’une double campagne présidentielle, permettant l’élection d’Alpha Condé en Guinée et la réélection de Faure Gnassingbé au Togo. Les deux étant épaulés par l’agence Havas, filiale du groupe Bolloré, ou du moins par l’un de ses dirigeants, Jean-Philippe Dorent, également placé en garde à vue. Si l’obtention quelques mois plus tard de concessions portuaires à Conakry et Lomé devait relever du renvoi d’ascenseur, cela ferait bien cher pour une simple prestation de campagne… Les enquêteurs cherchent donc sûrement autre chose de plus consistant. Un communiqué du groupe Bolloré publié mardi paraît le confirmer entre les lignes : « Le lien qui tente d’être établi par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique. »

En Guinée, la gestion du port avait été concédée en 2008 au français Necotrans, filiale du groupe Getma. Il était mieux-disant financier face à la concurrence de Bolloré, promettant de verser 15 millions d’euros au Port autonome de Conakry (PAC) sur la durée du contrat, contre seulement 7,5 millions promis par son challenger. Mais comme de coutume en Afrique, le lauréat de la concession doit «réserver» une part du gâteau à des «intérêts locaux» : en l’espèce, l’homme d’affaires et «administrateur de sociétés» Gamal Challoub, héritant de 35 % des parts, à charge pour lui de les sous-attribuer à qui de droit… Un an plus tard, une augmentation de capital pour rénover les infrastructures portuaires le diluera à 2 %. Crime de lèse-majesté ? Le président de Getma sera condamné pour faux à deux ans de prison avec sursis – en son absence, à l’africaine. C’est sur ces entrefaites qu’Alpha Condé, trois mois après son élection, délogera manu militari Noctrans du PAC, et confiera la gestion à Bolloré sans plus de formalités.

Interrogé en 2016 par le Monde dans sa suite de l’hôtel Raphaël à Paris, le président guinéen n’y allait pas par quatre chemins à propos de Vincent Bolloré :

« C’est un ami. Je privilégie les amis. Et alors ? »

Dans un récent livre, Vincent tout-puissant (JC Lattès), le journaliste Nicolas Vescovacci a recueilli le précieux témoignage de Dominique Lafont, ancien directeur général de Bolloré Africa Logistics (le pôle chargé de toutes ses activités portuaires sur le continent). Lui aussi parle cash :

« Sur Conakry, j’ai fait comprendre à Vincent que je n’approuvais pas la méthode et que j’en appréhendais les conséquences en termes d’image. On s’est un peu comportés comme des cow-boys. »

Epilogue provisoire. Après avoir obtenu deux petits millions d’euros de dommages et intérêts en 2013, via le tribunal de commerce de Nanterre, Necotrans a été placée l’an dernier en redressement judiciaire. En course pour reprendre ses actifs : l’incontournable groupe Bolloré.

Togo

Au Togo, la concession était initialement détenue, depuis 2001, par le groupe Progosa, piloté par l’homme d’affaires franco-espagnol Jacques Dupuydauby. En réalité, il était financé en sous-main – via des sociétés offshore – par Bolloré, discret coup de main destiné à éviter un abus de position dominante dans les ports d’Afrique de l’Ouest. Dans ce genre de «portage» financier, encore faut-il que le porteur (Dupuydauby) et le porté (Bolloré) se fassent confiance. Entre eux deux, elle se brisera rapidement, le premier vidant de leurs substances les coquilles luxembourgeoises créées à cet effet pour mieux accaparer les actifs portuaires.

Sur plainte de Bolloré, Dupuydauby sera condamné par la justice espagnole à trois ans de prison – la cour d’appel de Paris devant statuer mi-mai sur son extradition réclamée par Madrid. Mais la contre-plainte du second, déposée en France en 2012, poursuit son petit bonhomme de chemin… Dans sa foulée, Vincent Bolloré avait été entendu une première fois comme témoin, par la brigade financière en février 2013. Le livre Vincent tout-puissant dévoile quelques extraits du procès-verbal. Question simple : « Etes-vous le représentant légal de la Financière du Loch ? » Cette société est l’un de ces nombreux véhicules financiers qu’il aime à confectionner et utiliser. Réponse surréaliste : « Je ne sais pas. » Soit « Bollo » perd la mémoire, soit il se moque du monde.

« Méconnaissance lourde »

Retour au seul volet portuaire. Dupuydauby était proche de l’ancien président togolais, le général Eyadema, beaucoup moins de son successeur de fils depuis 2005, Faure Gnassingbé. Lequel accordera plutôt sa confiance et la gestion du port de Lomé à Bolloré – en direct, cette fois. Concession renouvelée pour trente-cinq ans avant même sa réélection en 2010. A ceux qui y verraient malice, le communiqué du groupe Bolloré répond ceci : « Méconnaissance lourde de ce secteur industriel », les indéniables compétences logistiques du groupe Bolloré faisant seules la différence. Reste ce témoignage de Jacques Dupuydauby, attestant avoir dû arroser les dirigeants togolais. La justice française devra dire si cette époque est bel et bien révolue.

Renaud Lecadre
Libération

Bauxite. Alpha Condé accélère le bradage

Obsédé par un troisième — illégal et illégitime — mandat, Président Alpha Condé accélère le bradage de la bauxite du pays. Il s’est résigné de la perte du fer des monts Simandou, qu’il ne pourra pas transformer en une poule aux œufs d’or ou en vache à lait. Il mise désormais sur les réserves de bauxite du littoral nord-ouest de la Basse-Guinée et du plateau central du Fuuta-Jalon.

Tokyo, 5 décembre 2017. Signature de contrat de transport de bauxite guinéenne valable pour cinq ans. A gauche, Bernard Pryor, CEO d'Alufer Mining Limited, à droite, Toshiaki Tanaka, directeur du Cargo Sec de Mitsui O.S.K. Lines Ltd. L'accord porte sur la mine de bauxite de Bel-Air, dans la préfecture de Boffa, (Guinée). Il ne s'est pas trouvé un demi-ministre ou un quart de haut-fonctionnaire venu de Conakry pour prendre part à la cérémonie. Les partenaires étrangère doivent se féliciter de tant de laisser-faire qui leur confère autant d'autonomie.
Tokyo, 5 décembre 2017. Signature de contrat de transport de bauxite guinéenne valable pour cinq ans. A gauche, Bernard Pryor, CEO d’Alufer Mining Lyimited, à droite, Toshiaki Tanaka, directeur du Cargo Sec de Mitsui O.S.K. Lines Ltd. L’accord porte sur la mine de bauxite de Bel-Air, dans la préfecture de Boffa, (Guinée). Il ne s’est pas trouvé un demi-ministre ou un quart de haut-fonctionnaire venu de Conakry pour prendre part à la cérémonie. Les partenaires étrangers  doivent se féliciter de  ce laisser-faire qui leur confère autant d’autonomie.

Bauxite et désenchantement

Nombre d’alliés politiques du candidat Alpha Condé (en 2010 et en 2015) ont  déchanté et se mordent aujourd’hui les doigts. Trop tard ! Ils se font fait rouler dans la farine comme des enfants de choeur, et ils se retrouvent dans le désenchantement. Parmi ces laissés-pour-compte malmenés par Alpha le boulanger — c’est son sobriquet  sur Facebook — on compte Elhadj Mamadou Sylla, dirigeant du parti UDIBAG. Dans une interview récente, il a révélé qu’Alpha, un natif de Boké comme lui, considère les investissements miniers dans cette préfecture comme relevant de son domaine exclusif, et comme étant  “sa chose privée” et sa chasse gardée ! Il aurait lancé un “Bas les pattes” menaçant à un petit groupe de visiteurs, parmi lesquels M. Sylla, qui fut le  partenaire privilégié en affaires de Lansana Conté.

Inauguration du chantier de la mine de bauxite de Bel-Air par Alufer. Boffa, janvier 2017
Inauguration du chantier de la mine de bauxite de Bel-Air par Alufer. Boffa, janvier 2017

Mines guinéennes : une malédiction  ?

Il y a belle lurette qu’un soi-disant professeur s’est recyclé dans l’entreprenariat en intermédiation (services divers, alimentation, import). M. Condé a, depuis, mordu à l’appât du gain et à l’enrichissement personnel. Arrivé à la tête de l’Etat faible et fébrile de Guinée, il s’est transformé en corrupteur actif. Il s’est engagé notamment à amasser et à engrenger les maigres derniers de l’Etat. Dans un unique but :  acheter la prochaine élection présidentielle. Il sait que les mains se tendront fiévreusement  dans ce pays dont il a accentué la misère. Un pays qui subit, depuis un demi-siècle, la loi implacable des conséquences inattendues. En l’occurrence, une loi qui inverse les termes de la  formule — retentissante, rhétorique, illogique et fatidique — du 25 août 1958 :

Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage. (Sékou Touré, 25 août 1958)

Cette loi démontre au quotidien, à la Guinée, à l’Afrique et au  monde, qu’il n’y pas de dignité dans la pauvreté, et que seule l’oppulence s’accomode de la liberté. Il est difficile aujourd’hui de ne pas se poser la question de savoir si les mines de Guinée ne sont pas sous le coup de la malédiction.…

La passion minière du professeur-président

En réalité, Alpha Condé, ci-devant professeur-président, étend son champ d’activité minière hors du Kakandé (Boké) — terre des Landuma, Nalu, Tyapi, Jakanke. selon le site d’Alufer, depuis 2011, il a planté ses drapeaux d’occupant-exploitant minier (a) à Boffa, c’est-à-dire au coeur du Bagatay ou pays des Baga, et (b) à Labé, la capitale du Fuuta-Jalon. Alufer, qui dit adhérer au Code miner JORC, fournit l’information suivante :

Alufer Mining Limited is an independent mineral exploration and development company with significant bauxite interests in the Republic of Guinea.
The Company is currently focused on the development of the Bel Air project, with production expected to commence in 2018.
Significant capital has been invested in exploration since January 2011 and substantial work programs have identified a JORC compliant resource in excess of 3 billion tonnes of high quality bauxite at Bel Air and Labé.
Alufer places a great deal of importance on sustainability and is committed to ensure that it operates in line with the highest social and environmental standards.
The Company’s Board and management team have an in-depth knowledge of Guinea and the bauxite markets and have extensive experience in managing and operating exploration, development and production stage mining assets.

Exportation de la bauxite de Bel-Air en 2018

Aluminium News Today a annoncé aujourd’hui l’obtention des permis gouvernementaux requis pour la construction d’une mine d’extraction et de transport maritime de la bauxite à Bel-Air (Boffa). Non loin de l’une des plus belles plages de la Basse-Côte. Le communiqué est muet sur l’impact des investissements sur l’écosystème terrestre et marin. Peu importe, bien sûr! L’essentiel pour M. Condé est de s’offrir une autre source de revenus qui viendra alimenter ses coffre-forts  et son budget de guerre pour un 3e mandat. Toutes les fibres de son être sont tendues vers ce plan et cette visée. Tout comme son ami Blaise Compaoré, il utilisera tous les moyens nécessaires et (in)imaginables, toutes les recettes pour s’agripper au fauteuil, s’incruster à la présidence et satisfaire sa boulimie du pouvoir.

Travaux de forage de la mine de bauxite de Bel-Air, dans Boffa.
Travaux de forage de la mine de bauxite de Bel-Air, dans Boffa.

L’auteur de l’article d’Aluminium International Today, Nadine Bloxsome, indique que les travaux de construction de la mine ont débuté en janvier dernier.

La mine de Bel-Air se trouve à 15km de la mer, près du Cap Verga, à 120km au nord de Conakry. La qualité du minerai, précise-t-on, est basée sur sa faible teneur en silica réactif.

Futur port de chargement de la bauxite de Bel-Air (Boffa)
Futur port de chargement de la bauxite de Bel-Air (Boffa)
Des ouvriers au travail sur le site de la mine de bauxite de Bel-Air (Boffa)
Des ouvriers au travail sur le site de la mine de bauxite de Bel-Air (Boffa)

Une fois les   travaux de construction terminés, Alufer gérera les nouvelles installations d’exportation du Cap Verga. Celles-ci permetront le chargement de navires miniers ancrés au large, à 32km de la côte.
Le communiqué précise que la production de bauxite brute débutera au troisième trimestre 2018 et qu’elle atteindra 5.5 million tonnes par an. L’administration du projet sera assurée par Mitsui O.S.K .Lines Ltd. spécialisès dans le fret océanique.

Fiche signalétique de la mine de bauxite de Bel-Air (Boffa)
Fiche signalétique de la mine de bauxite de Bel-Air (Boffa)
Carte d'emplacement des sites de mines de bauxite de Boffa et de Labé (source Alufer)
Carte d’emplacement des sites de mines de bauxite de Boffa et de Labé (source Alufer)

Sur le financement d’Alufer visiter le site de Resources Capital Funds

Industrie extractive et pollution

L’industrie extractive est de nature polluante. Le contrat inclut-il des mesures préventives et correctives de protection de la santé des riverains de l’usine. A-t-on établi un plan de défense des espèces animales et végétales face à la menace posée par l’extraction de la bauxite ?

Responsabilité partagée

Qu’est-ce l’Assemblée nationale sait de tout cela ? Que fait-elle ? Comment réagit-elle ? Mmes. et Messieurs les honorables député(e)s ne devraient pas se contenter de leurs modestes allocations et privilèges, et fermer les yeux, se taire face à la mauvaise gouvernance et aux micmacs de la branche exécutive de l’Etat. Elles/ils sont co-responsables, redevables —voire justiciables — de la gabegie publique et de la dérive du pays.

Entretemps, les enseignants réclament des salaires décents, ajustés au taux d’inflation. Les routes du pays continuent de se dégrader. Et le monde rural —majoritaire — devient de plus en plus marginal face à l’appétit minier du régime du président Alpha Condé.

Tierno S. Bah