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	<title>Primature Archives - WebGuinee.Net</title>
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	<description>Portail D’Information Sur L’Actualité Politique En Guinée Et Plus</description>
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	<title>Primature Archives - WebGuinee.Net</title>
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	<item>
		<title>Colonel Diarra Traoré</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/diarra_traore/index.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Sep 2018 16:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Premier Régime militaire Comité militaire de redressement national (CMRN) (1984-1985) Colonel Diarra Traoré Photos CarrièrePremière République Officier supérieur Président du Comité d&#8217;unité militaire du Camp Samory Membre du Comité central du PDG Membre de la commission d&#8217;enquête du Camp Boiro Gouverneur de région Deuxième République Premier ministre, chef du gouvernement Ministre d&#8217;Etat, chargé de&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/diarra_traore/index.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Colonel Diarra Traoré</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Premier Régime militaire<br />
Comité militaire de redressement national (CMRN)<br />
(1984-1985)</h1>
<hr />
<h2>Colonel Diarra Traoré</h2>
<hr />
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.webguinee.net/wp-content/uploads/1970/01/diarra_traore3.jpg" alt="Colonel Diarra Traore" width="341" height="485" /></p>
<h3>Photos</h3>
<ul>
<li><strong>Carrière</strong><strong>Première République</strong>
<ul>
<li>Officier supérieur</li>
<li>Président du Comité d&rsquo;unité militaire du Camp Samory</li>
<li>Membre du Comité central du PDG</li>
<li>Membre de la commission d&rsquo;enquête du Camp Boiro</li>
<li>Gouverneur de région</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Deuxième République</strong>
<ul>
<li>Premier ministre, chef du gouvernement</li>
<li>Ministre d&rsquo;Etat, chargé de l&rsquo;Education nationale</li>
<li>Arrêté, torturé et fusillé après la tentative de putsch de juillet 1985</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Articles</strong>
<ul>
<li>F. Gaulme, <em>Que faire pour la Guinée ? après la visite en France du Premier Ministre Diarra Traoré,</em></li>
<li>Siradiou Diallo.
<ul>
<li>Lansana Conté. Dans l&rsquo;attente des décisions du président guinéen</li>
<li>Interview. Une année d&rsquo;exercice du pouvoir</li>
<li>Le nouveau Lansana Conté</li>
<li>Au rendez-vous de l&rsquo;histoire</li>
<li>Règlements de comptes à Conakry<br />
Quels furent les vrais acteurs du putsch manqué de Diarra Traoré le 4 juillet 1985 ? Les anciens dignitaires du régime de Sékou Touré y furent-ils mêlés ? Siradiou Diallo a mené l&rsquo;enquête sur une page peu glorieuse de l&rsquo;histoire du nouveau pouvoir guinéen.</li>
</ul>
</li>
<li>Sennen Andriamirado.
<ul>
<li>Diarra a joué et perdu</li>
<li>Vingt compagnons de Sékou Touré exécutés en secret.</li>
<li>Qu&rsquo;on nous prouve que nous mentons !</li>
</ul>
</li>
<li>Jeune Afrique. Mise à jour de la liste des fusillé du 8 juillet 1985</li>
<li>Jeune Afrique. Montrez donc les prisonniers !</li>
<li>Charles Diané. Attention au coup d&rsquo;Etat ethnique</li>
<li>Elisabeth Nicolini. Chez les Guinéens d&rsquo;Europe</li>
<li>Aziz Maarouf
<ul>
<li>La Guinée stagne dans le provisoire.</li>
<li>Faciné hausse le ton mais ne prouve rien</li>
</ul>
</li>
<li>Mohamed Selhami. Qu&rsquo;ont-ils fait de la Guinée ?</li>
<li>Jeune Afrique. Deux après Sékou Touré</li>
</ul>
</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Tentative de coup d&#8217;Etat 4-5Juillet 1985</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/diarra_traore/joue-perd.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 04:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Diarra Traoré Tentative de coup d&#8217;Etat 4-5 Juillet 1985 Sennen Andriamirado Diarra a joué et perdu Jeune Afrique. N° 1280 &#8211; 17 Juillet 1985. p.16-20 Après le putsch manqué de la nuit du 4 au 5 juillet, le général Lansana Conté : a désormais les mains libres. Malinkés ou Forestiers, les chasseurs de Guinée&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/diarra_traore/joue-perd.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Tentative de coup d&#8217;Etat 4-5Juillet 1985</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Diarra Traoré<br />
Tentative de coup d&rsquo;Etat 4-5 Juillet 1985</h1>
<hr />
<h2>Sennen Andriamirado<br />
Diarra a joué et perdu</h2>
<p>Jeune Afrique. N° 1280 &#8211; 17 Juillet 1985. p.16-20</p>
<hr />
<p>Après le putsch manqué de la nuit du 4 au 5 juillet, le général Lansana Conté : a désormais les mains libres.</p>
<p>Malinkés ou Forestiers, les chasseurs de Guinée le savent : une bête, blessée mais non abattue, n&rsquo;en devient que plus dangereuse; elle ne s&rsquo;enfuit pas, elle ne gémit pas: elle fonce sur le chasseur maladroit. Et elle le tue.<br />
C&rsquo;est un peu ce qui s&rsquo;est passé à Conakry après la tentative de coup d&rsquo;Etat manqué du colonel Diarra Traoré, dans la nuit du 4 au 5 juillet. Lors d&rsquo;un meeting tenu le dimanche 7 juillet, le président Lansana Conté, populaire comme il ne l&rsquo;a jamais été, devait dire de son ancien premier ministre, puis ministre d&rsquo;Etat chargé de l&rsquo;Education nationale :</p>
<blockquote><p>« Ceux qui voudraient le défendre au nom des droits de l&rsquo;homme devraient le faire très vite, parce que demain il sera trop tard. »</p></blockquote>
<p>C&rsquo;est la règle quand les militaires s&rsquo;affrontent en politique : l&rsquo;échec ne pardonne pas. Et, au vu des faits, Diarra Traoré avait couru vers l&rsquo;échec.</p>
<p>Jeudi 4 juillet. Après avoir fait dire que, pour des raisons de santé, il ne pouvait pas participer au sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest) à Lomé, le président finit par quitter Conakry à 18 heures. Il sera dans la capitale togolaise quatre-vingt-dix minutes plus tard.<br />
Avec son ministre des Affaires étrangères, le <strong>capitaine Faciné Touré</strong>, il met au point le discours qu&rsquo;il doit prononcer le lendemain matin en tant que président en exercice de la CEDEAO, lors de l&rsquo;ouverture du sommet. La nuit sera longue.</p>
<p><strong>Des intrus armés jusqu&rsquo;aux dents pénètrent dans l&rsquo;enceinte de la radio</strong></p>
<p>A 22 heures, à Conakry, les techniciens de la radio voient surgir dans leurs studios, situés en bord de mer, un groupe de miliciens et de policiers. A leur tête, le colonel Diarra Traoré avec le <strong>capitaine Mamadi Bayo</strong>, ministre de la Jeunesse et surtout ancien chef de la milice sous le régime du défunt président Sékou Touré. Les intrus sont armés jusqu&rsquo;aux dents. Personne ne songe ni à leur demander des explications ni à leur résister d&rsquo;autant que, s&rsquo;ils ont pu pénétrer dans l&rsquo;enceinte (gardée en permanence) de la radio, c&rsquo;est qu&rsquo;ils avaient bénéficié de quelques complicités.<br />
Diarra Traoré enjoint aux techniciens de diffuser immédiatement sur les antennes une déclaration qu&rsquo;il avait préalablement enregistrée sur une cassette. Aussi ferme que d&rsquo;habitude la voix du colonel s&rsquo;élève:</p>
<blockquote><p>« Après vingt-six ans d&rsquo;obscurantisme, le 3 avril 1984 [NDLR: date du coup d&rsquo;Etat contre les successeurs de Sékou Touré] devait ouvrir une ère d&rsquo;espoir. En quinze mois, cet espoir a été déçu. Le fameux CMRN [Comité militaire de redressement national] n&rsquo;a pensé qu&rsquo;aux intérêts égoïstes de certains de ses membres. »</p></blockquote>
<p>Diarra Traoré proclame alors la dissolution du CMRN dont le président, Lansana Conté, n&rsquo;est plus, selon ses termes qu&rsquo;un « citoyen en exil ».</p>
<blockquote><p>« Il y a eu, poursuit-il, des règlements de comptes racistes au sein du CMRN. »</p></blockquote>
<p>Et de fustiger « les hésitations » du président qu&rsquo;il est en train de renverser avant d&rsquo;annoncer la création d&rsquo;un Comité suprême d&rsquo;Etat pour diriger le pays.</p>
<blockquote><p>« Toute tentative de résistance, avertit Diarra Traoré, sera réprimée avec la dernière rigueur. »</p></blockquote>
<p>Un clin d&rsquo;œil enfin aux Guinéens convaincus qu&rsquo;un changement de monnaie élèverait immédiatement leur niveau de vie: « Nous allons régler le problème monétaire. »</p>
<p>Au même moment, au centre des télécommunications de Wonkifon, à la périphérie de Conakry, des techniciens ont à peine eu le temps de transmettre la nouvelle à l&rsquo;étranger que des groupes armés investissent le centre et contrôlent désormais toutes les communications avec l&rsquo;extérieur.<br />
Mais la déclaration de Diarra, destinée à lui gagner le soutien populaire, provoque l&rsquo;effet inverse. Les hommes de troupe rejoignent précipitamment leurs camps respectifs, des civils se hasardent dans les rues. Le coup d&rsquo;Etat va se révéler dérisoire: Diarra Traoré n&rsquo;avait pas de troupes et les camps militaires sont commandés par des fidèles de Lansana Conté. La résistance s&rsquo;organise.</p>
<p><strong>Le centre émetteur explose sous le coup des obus</strong></p>
<p>Secrétaire d&rsquo;Etat à la Défense, le <strong>commandant Ousmane Sow</strong> prend la direction des opérations. Au camp Alpha Yaya, dont il fut le commandant et où il réside toujours, le <strong>capitaine Mamadou Baldé,</strong> ministre d&rsquo;Etat chargé de la Fonction publique, fait distribuer les armes. Tous les fidèles présents à Conakry sont là : le <strong>capitaine Jean Traoré</strong>, ministre d&rsquo;Etat chargé du Plan et des Ressources naturelles; <strong>Hervé Vincent</strong>, secrétaire d&rsquo;Etat aux Postes (ancien chef de la police); <strong>Alhousseny Fofana</strong>, ministre de l&rsquo;Agriculture. Et d&rsquo;autres. Les troupes, rameutées, convergent vers les bâtiments de la radio. Les préparatifs auront duré plus longtemps que les combats.<br />
Le centre émetteur explose sous le coup des obus. Les putschistes n&rsquo;ont plus de voix. Ils ont encore des munitions. Au bout d&rsquo;une heure, les loyalistes ont pris le dessus. II est 3 heures à Conakry. Des appels sont lancés sur les ondes par l&rsquo;émetteur de la gendarmerie : la tentative de coup d&rsquo;Etat a échoué. Bilan: <strong>18 morts</strong>, dont, parmi les putschistes, le gouverneur de Dalaba, <strong>Sékou Touré</strong>, au nom prédestiné; <strong>229 blessés</strong> dont de nombreux civils.</p>
<p>C&rsquo;est pendant les combats que le président Lansana Conté apprend la nouvelle à Lomé. Avertis par des opérateurs du centre des télécommunications de Wonkifon (avant l&rsquo;irruption des putschistes), des amis de passage en Europe, d&rsquo;autres installés à Dakar (qui avaient capté Radio Conakry) ont téléphoné dans la capitale togolaise, à l&rsquo;Hôtel du 2-Février où le chef de l&rsquo;Etat guinéen occupe l&rsquo;appartement 2901. Il avoue: « Personne ne m&rsquo;a encore prévenu. » Certains de ses collaborateurs qu&rsquo;il a convoqués, lui suggèrent de ne pas rentrer précipitamment et d&rsquo;attendre la fin du sommet de la CEDEAO, prévue le samedi 6 juillet.<br />
Mais il a pris sa décision. Assuré, dès le petit matin du vendredi 5 juillet, que le coup d&rsquo;Etat a avorté, il prononce son discours d&rsquo;ouverture de la réunion. L&rsquo;après-midi, il quitte Lomé. Et rentre en Guinée.</p>
<p>Un vent de folie souffle sur Conakry. Dès le matin de ce vendredi, les habitants — en majorité soussous (ethnie du président) et peuls—ont envahi les rues pour soutenir les troupes loyalistes. Et piller ou saccager les propriétés de la minorité Malinké (ethnie de Diarra Traoré). L&rsquo;armée a grand peine à endiguer cette marée humaine qui crie vengeance. Les appels au calme n&rsquo;auront d&rsquo;effet que peu après le retour de Lansana Conté, à 17 heures. La colère se transforme en liesse.</p>
<p><strong>De nombreuses personnalités fourvoyées dans l&rsquo;aventure ont été arrêtées</strong></p>
<p>Diarra Traoré a été arrêté. Dans la villa de l&rsquo;un de ses amis carrefour Constantin, selon certaines sources. Dans les sous-sols de l&rsquo;immeuble de la radio, selon d&rsquo;autres. Arrêtés, également, trois autres membres du gouvernement:</p>
<ul>
<li>le <strong>capitaine Amadou Kouyaté</strong> dit « Njol » (à cause de son penchant pour l&rsquo;alcool), secrétaire d&rsquo;Etat à la Sécurité</li>
<li>le <strong>commandant Abraham Kabassan Keita</strong>, secrétaire d&rsquo;Etat au Développement rural, qui fut aussi ministre de Sékou Touré avant d&rsquo;être son prisonnier</li>
<li><strong>Lanciné Keita</strong>, secrétaire permanent du CMRN avec rang de ministre.</li>
</ul>
<p>D&rsquo;autres personnalités qui se sont fourvoyées dans l&rsquo;aventure ont été vite appréhendées. Parmi elles, des gouverneurs de région:</p>
<ul>
<li>Capitaine Bakary Sako (région de Dubreka)</li>
<li>Capitaine Oumar Kébé (Boké)</li>
<li>Capitaine Noumouké Keita (Faranah)</li>
<li>Capitaine Bahourou Condé (préfet de Pita, ancien commandant des blindés)</li>
<li>et un ambassadeur qui n&rsquo;a jamais voulu rejoindre son poste au Gabon, le <strong>capitaine Mohamed Lamine Sako</strong></li>
</ul>
<p>Comble de l&rsquo;aventurisme: d&rsquo;anciens dignitaires du régime de Sékou Touré, libérés en mai 1985, étaient mêlés au complot et ont regagné les prisons ! Parmi eux, <strong>Toumani Sangaré</strong> et Mme <strong>Jeanne Martin Cissé</strong>. Les arrestations se poursuivent. Elles auront frappé, trois jours après la tentative, une trentaine de ministres ou d&rsquo;anciens ministres (de Sékou Touré). Sans compter les complices de second rang entraînés par Diarra Traoré, dans ce coup d&rsquo;Etat mal préparé.</p>
<p><strong>Tous les fidèles de Diarra s&rsquo;étaient rassemblés à Conakry</strong></p>
<p>Mais qu&rsquo;est-ce qui a bien pu convaincre le colonel Traoré que sa tentative pouvait réussir ? On savait que, depuis la suppression, le <strong>18 décembre 1984</strong>, de son poste de premier ministre et sa nomination comme ministre d&rsquo;Etat chargé de l&rsquo;Education nationale, il ne se contentait pas de ronger son frein. Il refusait de quitter les locaux de la primature. Il disait à qui voulait l&rsquo;entendre qu&rsquo;il prendrait sa revanche et &#8230; le pouvoir&#8230;<br />
Il s&rsquo;est employé à former un groupe de personnalités de son ethnie qui se réunissaient soit chez lui soit au domicile de Kabassan Keita. Il faisait valoir que les quelque 20% de Malinkés de Guinée subissaient la domination des Soussous. Il brandissait l&rsquo;étendard de la révolte des congénères de Sékou Touré, écartés sinon écrasés, selon lui, seulement parce qu&rsquo;ils étaient de la même ethnie que l&rsquo;ancien président. Cela, pour la préparation des esprits.<br />
Il épiait aussi l&rsquo;évolution de l&rsquo;opinion, quitte à donner ou à faire donner un coup de pouce de temps en temps.<br />
Le 21 juin, lors de la quasi-émeute provoquée par l&rsquo;annulation d&rsquo;un concert du chanteur ivoirien <strong>Alpha Blondy</strong>, Conakry avait découvert des bandes organisées criant à travers la ville: « Vive l&rsquo;immortel Sékou Touré. A bas les voleurs au pouvoir ! A bas les militaires corrompus ! » (J.A. n° 1279)<br />
Le thème de la corruption devait du reste être l&rsquo;un des leviers utilisés par Diarra Traoré pour soulever les Guinéens. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;en quinze mois le régime militaire a brillé par l&rsquo;enrichissement soudain de certains de ses membres. Invités par des sociétés avec lesquelles ils sont « en affaires », des ministres partent en Europe ou ailleurs — souvent avec leurs amies — vivre la belle vie. Et rentrent à Conakry avec des tonnes de cadeaux: voitures de luxe, camions, magnétoscopes ou postes de télévision. Minables contreparties de contrats signés avec des hommes d&rsquo;affaires douteux !<br />
Diarra Traoré savait. Et il savait que la population savait. Et il savait que le mécontentement couvait. Seulement, il avait oublié qu&rsquo;il était le premier de la liste: en juin 1984, alors premier ministre il avait signé un contrat pour l&rsquo;achat d&rsquo;un avion Airbus dans des conditions tellement obscures que le président Lansana Conté avait dû annuler le marché. Sans doute le colonel Traoré s&rsquo;estimait-il absous et pensait-il que le mécontentement des Guinéens contre la corruption rampante de certains de ses collègues allait jouer en sa faveur.<br />
Autre mécontentement, autre oubli: les résultats du baccalauréat ont été catastrophiques cette année. Sur <strong>60.000</strong> candidats, seuls <strong>600</strong> ont été admis.<br />
Cette sévérité dans la sélection n&rsquo;a pas été comprise par les Guinéens. Là encore, Diarra Traoré estimait que le mécontentement allait jouer en sa faveur. Là encore, il avait oublié que l&rsquo;opinion publique le désignait comme le premier responsable. N&rsquo;était-il pas ministre de l&rsquo;Education nationale ?<br />
S&rsquo;il est donc vrai qu&rsquo;un malaise s&rsquo;était installé parmi les Guinéens, le colonel Diarra Traoré était le dernier à pouvoir en bénéficier. Impopulaire de par son passé (il fut membre du Comité central du parti unique et du Tribunal révolutionnaire qui siégait au Camp Boiro du temps de Sékou), impopulaire de par son tempérament (tantôt tranchant, tantôt démagogue: sa capacité aux volte-faces inquiétait), il l&rsquo;était jusque dans une bonne partie de sa propre ethnie: seuls les Malinkés de la région de Faranah avaient trouvé quelque grâce sous le régime de Sékou Touré; ailleurs, ils avaient souffert, comme les autres ethnies, du règne des leurs.<br />
Impopulaire, Diarra Traoré l&rsquo;était également dans l&rsquo;armée. Gouverneur de Boké [entre autres] sous l&rsquo;ancien régime, il n&rsquo;avait plus aucune prise sur les militaires qui le considéraient comme un « civil » et un « politicien ». Il a eu le tort du reste, au lendemain du coup d&rsquo;Etat du 3 avril 1984, de vouloir apparaître, aux yeux de ses frères d&rsquo;armes, comme « la tête politique » de la nouvelle équipe. Beaucoup lui en ont voulu. Voilà pourquoi il n&rsquo;a même pas tenté d&rsquo;entraîner l&rsquo;armée, espérant seulement que tous les Malinkés le suivraient &#8230;<br />
Dernière raison de l&rsquo;échec de Diarra Traoré: le caractère artisanal de sa tentative. Bien avant qu&rsquo;il ne décide de passer à l&rsquo;action, en Guinée comme ailleurs, on savait qu&rsquo;il allait agir. On savait qu&rsquo;il avait importé deux conteneurs d&rsquo;armes et de munitions, camouflés sous l&rsquo;étiquette « matériaux de construction ». Un groupe de vigilance avait ouvert clandestinement un des conteneurs au port de Conakry, découvert les armes et averti le président Conté. Lequel avait donné instruction de laisser passer les colis. De plus, tout le monde était au courant des réunions qui se tenaient autour du ministre. <em>Last but not least,</em> peu avant sa folle tentative, Diarra Traoré avait appelé à Conakry tous ses fidèles éparpillés dans les régions depuis le remaniement du 18 décembre. Et tous étaient venus. On les a laissés faire, comme si on avait voulu leur tendre un piège. Si piège il y a eu, il a parfaitement fonctionné: la Guinée a échappé de peu une guerre civile.</p>
<p><strong>La malédiction de Sékou Touré</strong></p>
<p>Car, si le coup d&rsquo;Etat avait réussi, la guerre civile — n&rsquo;ayons pas peur des mots, tant le sujet est grave — déchirer le pays. Ayant délibérément placé son action sous la bannière ethnique — tous ses compagnons étaient malinkés et il entendait en finir avec « les règlements de comptes ethniques » —, Diarra Traoré affrontait directement les autres ethnies: les Soussous, les Peuls, les Forestiers n&rsquo;auraient jamais accepté un régime mis en place et dirigé par les seuls Malinkés</p>
<p>En définitive, <strong>la malédiction de Sékou Touré menaçait encore la Guinée</strong>, qui aurait pu vivre sans affrontements ethniques. Mais, de ces affrontements, l&rsquo;ancien dictateur avait fait son système de gouvernement. Dès 1956, il avait soulevé les Malinkés et les Soussous contre les Peuls pour se faire élire. Il eut alors le machiavélisme de rallier également à sa cause les têtes politiques soussous. Durant tout son règne, il s&rsquo;est servi des arguments ethniques. Au point de lancer, en 1976, la guerre contre ce qu&rsquo;il a appelé « le Complot Peul ».<br />
Espérons que, cette fois, Diarra Traoré ayant échoué, personne, parmi les dirigeants guinéens, n&rsquo;aura l&rsquo;inconscience de dénoncer un quelconque « complot malinké » . Ce serait donner raison aux putschistes du 4 juillet. Si Diarra Traoré a brandi l&rsquo;étendard ethnique pour tenter un coup d&rsquo;Etat, son ethnie n&rsquo;en est pas responsable. Il a échoué, il doit échouer jusqu&rsquo;au bout. Malgré lui. Après lui.<br />
Lansana Conté l&rsquo;a sans doute compris, qui a mis le holà à la vague de colère qui a soulevé durant quelques heures les habitants de Conakry. Il a autre chose à faire. Si Diarra Traoré a rendu un seul service à son pays, c&rsquo;est d&rsquo;avoir tiré la sonnette d&rsquo; alarme. Sa dénonciation de la corruption reposait sur des réalités. Pour asseoir et consolider son régime, Lansana Conté a tout intérêt à nettoyer sous ses pieds.</p>
<p>Notes<br />
. Diarra Traoré était l&rsquo;officier félon-type : d&rsquo;une part assermenté pour protéger le pays, mais vendu son âme au diable, d&rsquo;autre part. Il fut notamment le bourreau exécuteur qui, selon le Colonel Camara Kaba 41, dans la nuit du 25 janvier 1971, passa la corde autour du cou de Barry III, Baldet Ousmane, Magassouba Moriba et Keita Kara Soufiana, au pont Tombo de Conakry.<br />
. Le fameux « <em>Wo fatara</em> » (Vous avez bien fait) lancé aux assaillants altère cette sagesse. Prononcé comme ultime dénouement de la tension qui avait paralysé le pays, cette remarque continue de servir, aujourd&rsquo;hui encore, de cri de ralliement de certains éléments de la politique guinéenne.</p>
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		<title>Primature</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/lamine_sidime/index.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 May 2018 12:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Gouvernement Primature Lamine Sidimé Premier ministre 1999-2003 Biographie</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée Gouvernement</h1>
<hr />
<h1>Primature<br />
Lamine Sidimé</h1>
<p><strong>Premier ministre 1999-2003</strong></p>
<h3>Biographie</h3>
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			</item>
		<item>
		<title>Sydia Touré</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/sidya_toure/pmrupture.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2018 03:48:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Troisième République Gouvernement &#8211; Administration et Politique Primature Guinée : un Premier ministre de rupture La nomination d&#8217;un premier ministre qui échappe aux classifications habituelles bouleverse la scène politique. La majorité comme l&#8217;opposition perdent leurs repères. Un remaniement ministériel était prévu depuis la mutinerie des 2 et 3 février 1996. La formation d&#8217;un nouveau&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/sidya_toure/pmrupture.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Sydia Touré</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Troisième République<br />
Gouvernement &#8211; Administration et Politique<br />
Primature</h1>
<hr />
<h2>Guinée : un Premier ministre de rupture</h2>
<hr />
<blockquote><p>La nomination d&rsquo;un premier ministre qui échappe aux classifications habituelles bouleverse la scène politique. La majorité comme l&rsquo;opposition perdent leurs repères.</p></blockquote>
<hr />
<p>Un remaniement ministériel était prévu depuis la mutinerie des 2 et 3 février 1996. La formation d&rsquo;un nouveau gouvernement était attendu après le passage, en juin, d&rsquo;une mission de FMI. Mais personne n&rsquo;imaginait un changement aussi brutal dès le lendemain de cette mission : à l&rsquo;instar de son homologue beninois, Mathieu Kerekou, le président Lansana Conté crée un poste de Premier Ministre et le confie, le 9 juillet, au financier Sydia Touré, un technocrate qui a toujours vécu en Côte d&rsquo;Ivoire et que les Ivoiriens eux-mêmes croyaient des leurs. Lansana Conté s&rsquo;y est résolu, sans doute sous la pression des bailleurs de fonds de la Guinée, lassés de voir un pays aux énormes potentialités économiques continuer à s&rsquo;enfoncer dans la pauvreté.</p>
<p>A preuve, la décision du FMI de suspendre l&rsquo;application du FASR (Fonds d&rsquo;ajustement structurel renforcé), prévu pour la période d&rsquo;octobre 1995 à septembre 1996. L&rsquo;économie a certes connu un taux de croissance de l&rsquo;ordre de 4 % en 1995, grâce essentiellement à l&rsquo;amélioration de la production dans le secteur minier : plus de 10 millions de tonnes de bauxite pour la Compagnie des Bauxites de Guinée et près de 2 millions pour la Société des Bauxites de Kindia, soit respectivement une augmentation de 10 % et 50 % par rapport à 1994. Mais l&rsquo;état des finances publiques reste catastrophique et désespère les bailleurs. L&rsquo;Etat doit au secteur bancaire 92 milliards FG (1FG = 0.5 FCFA), dont 78 milliards à la BCRG, alors que le FMI avait fixé le plafond à 59,4 milliards GNF.</p>
<p>Le 25 janvier 1996, devant le Club de Paris, la Guinée avait obtenu un rééchelonnement de sa dette publique extérieure, porant sur un montant total de 136,66 millions de dollars. Mais l&rsquo;intendance n&rsquo;a pas suivi : le budget de l&rsquo;Etat, loin d&rsquo;être assaini, n&rsquo;a enregistré que des dérapages. En raison de mauvais recouvrements, les recettes n&rsquo;ont été que de 400 milliards GNF contre les 418 milliards prévus. Certains importateurs ayant été exonérés du paiement des taxes sur l&rsquo;importation du gazole, les recettes budgétaires ont été amputées d&rsquo;autant. Quant au budget national de développement, il n&rsquo;a ete exécuté qu&rsquo;à 45 % dans le secteur rural et à 56 % dans le secteur social.</p>
<p>Bref, l&rsquo;Etat guinéen a réussi la performance de n&rsquo;atteindre aucun des objectifs arrêtés avec le FMI et la Banque Mondiale dans le cadre du FASR : augmentation des recettes, grâce à un meilleur recouvrement, et amélioration de l&rsquo;orientation des dépenses. Les experts du FMI y ont vu « une gestion laxiste des finances publiques » . A cela s&rsquo;est ajoutée la mutinerie des soldats le 2 février, qui a entrainé à la fois une augmentation brutales des salaires et la paralysie de plusieurs entreprises.</p>
<p>A la fin du mois de mars, une réunion s&rsquo;est tenue à Washington, avec le FMI et la BM, pour évaluer les nouveaux dégats et établir un cadrage macro-économique de correction afin d&rsquo;atténuer les conséquences de tous ces dérapages. Las ! La mission du FMI qui s&rsquo;est rendue à Conakry en juin a constaté que le gouvernement n&rsquo;avait rien changé dans ses pratiques. Les bailleurs de fonds ont fermement dit au president Conté qu&rsquo;il était temps de réagir et de rompre avec le passé.</p>
<p>La premiere rupture consistera donc à serrer les vis, à redresser vigoureusement la gestion et, pour ce faire, à regrouper, comme le demandaient le FMI et la Banque Mondiale, les départements chargés de l&rsquo;Economie et des Finances. C&rsquo;est ainsi que, dans le gouvernement formé le 9 juillet, deux ministres délégués auprès du PM ont ete nommés : <strong>Ousmane Kaba</strong>, pour l&rsquo;Economie les Finances et le Plan, Kassory Fofana, pour le Budget et la Restructuration du secteur parapublic. Et pour que les choses soient encore plus claires, Sydia Touré, outre le poste de Premier Ministre, prend en charge celui de l&rsquo;Economie, des Finances et du Plan.</p>
<p>La mission du gouvernement est donc de redresser, d&rsquo;ici à la fin de 1997, l&rsquo;économie pour que les négociations avec le FMI et la BM puissent reprendre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une véritable gageure car les délais sont très courts : déjà, en octobre 1996, c&rsquo;est-à-dire dans moins de trois mois, une nouvelle mission d&rsquo;évaluation du FMI viendra à Conakry. On saura alors si Sydia Touré aura été un bon pompier. L&rsquo;homme ne manque pas d&rsquo;atouts, à commencer par sa compétence en matière financière et sa rigueur, reconnue par les institutions de Bretton Woods. Et il compte, au FMI, un allié de taille : Alassane Ouattara, directeur général adjoint pour l&rsquo;Afrique, dont il fut, pendant trois ans, le directeur de cabinet alors que ce dernier était Premier Ministre de Côte d&rsquo;Ivoire.</p>
<p>Mais l&rsquo;économiste et entrepreneur Sydia Toure est parachuté dans un champ politique très agité et auquel il est étranger à tous points de vue. Il a fait tout son parcours en Côte d&rsquo;Ivoire et apparait comme un élément transplanté, n&rsquo;ayant aucune base politique dans ce qui est censé être son pays. Cela peut être un atout mais son arrivée a entrainé une deuxième rupture : la dépolarisation brutale de l&rsquo;équipe dirigeante, jusqu&rsquo;alors dominée par la forte personnalité d&rsquo;un <strong>Alsény René Gomez</strong>, tout-puissant ministre de l&rsquo;Intérieur et de la Sécurité jusqu&rsquo;au 9 juillet.</p>
<p>L&rsquo;arrivée à la tête du gouvernement d&rsquo;un homme au profil aussi atypique semble promettre l&rsquo;apaisement après un décennie de « complotite » . Depuis la mort de Sékou Touré, en mars 1984, puis l&rsquo;éxecution, en 1985 de Diarra Traore, le premier Premier Ministre de Lansana Conté, la nomination de Sydia Touré est l&rsquo;évènement le plus important. Le nouveau Premier Ministre va apparaitre comme un trouble-fête. Il va perturber, par sa seule candeur politique, le désordre établi entre les acteurs de la majorité comme de l&rsquo;opposition.</p>
<p>Affaibli par la mise à l&rsquo;ecart de son aile dure, que va faire le parti au pouvoir ? Président de l&rsquo;Assemblée Nationale, <strong>Elhadj Biro Diallo</strong> en devient, subitement, la figure la plus marquante. Mais avec l&rsquo;arrivée de Sydia Touré, le PUP perd son principal argument contre les dirigeants de l&rsquo;opposition, tels <strong>Alpha Condé</strong>, <strong>Ba Mamadou</strong> ou <strong>Siradiou Diallo</strong>, que Lansana Conté a toujours appelés dédaigneusement « étrangers » . Pour la seule raison qu&rsquo;ils ont longtemps vécu en exil sous le régime de Sekou Toure. Et voila que le même Lansana Conté fait appel au plus étranger des « étrangers » , un Guinéen qui, après la mort du dictateur, n&rsquo;a pas jugé opportun de rentrer au pays.</p>
<p>L&rsquo;opposition elle-même est « déboussolée » : avec le départ d&rsquo;un Alsény René Gomez, elle n&rsquo;a plus de « fasciste » à dénoncer et à combattre. La nomination de Sydia Toure risque également d&rsquo;aggraver ses divisions. Déjà, voici deux mois, l&rsquo;UGP de <strong>Jean-Marie Doré</strong> a quitté la Codem. Le RPG d&rsquo;Alpha Conde suspecte Siradiou Diallo, dirigeant du PRP, d&rsquo;avoir cherché à devenir Premier Ministre de Lansana Conté. Ba Mamadou, de l&rsquo;UNR, apparait comme le rival de Siradiou Diallo en tant que chef politique peul de l&rsquo;opposition. Là encore, la seule présence de Sydia Touré bouleverse les données. L&rsquo;opposition devra se redéfinir par rapport a ce Premier Ministre qu&rsquo;on ne peut même pas classer selon les critères ethniques chers aux politiciens guinéens : appartenant au miniscule groupe des Diakhanka, il peut se prévaloir des affinités de ces derniers aussi bien avec les Soussous (ethnie de Lansana Conté) que les Malinkés et meme les Peuls&#8230;</p>
<p>L&rsquo;oppostion perd donc ses repères. Pusique le Premier Ministre n&rsquo;appartient à aucun parti, puisqu&rsquo;il n&rsquo;est même pas politique du tout, contre qui peut-elle encore se dresser ? Contre le seul président de la Republique et son parti ?</p>
<p>Hormis les ruptures évidentes que l&rsquo;arrivée de Sydia Touré signifie, tout est, pour le moment, incertitude en Guinée. La première inconnue réside dans la manière dont le président laissera son Premier Ministre gouverner.</p>
<p>Peut-on penser que Lansana Conte a l&rsquo;intention de préparer sa retraite et de ne pas se présenter à l&rsquo;élection présidentielle de 1998 ? D&rsquo;ici la, on verra Sydia Touré à l&rsquo;oeuvre. Il lui faut créer une économie. Et, probablement, partir à la conquête d&rsquo;une opinion publique que, pour le moment, il ne connait guère. Mais son innocence en politique est certainement une chance pour la Guinée.<br />
La chose publique est condamnée à être mieux gérée et le démarrage de l&rsquo;économie devrait profiter de la confiance retrouvée auprès des bailleurs de fonds.</p>
<p>Jeune Afrique, 1996</p>
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		<title>Sydia Touré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 May 2017 15:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Gouvernement de la République de Guinée Sidya Touré Premier Ministre (9 Juillet 1996 — 8 Mars 1999) Réponse Bureau Exécutif National de l&#8217;UFR à Aboubacar Sylla Le Bureau Exécutif National de l&#8217;UFR (l&#8217;Union des Forces Républicaines) a lu avec indignation dans les colonnes du journal L&#8217;Independant numéro 517 du jeudi 6 Mars 2001 les&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/sidya_toure/reponse_ufr_aboubacar_sylla.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Sydia Touré</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Gouvernement de la République de Guinée</h1>
<hr />
<h1>Sidya Touré<br />
Premier Ministre (9 Juillet 1996 — 8 Mars 1999)</h1>
<hr />
<p>Réponse Bureau Exécutif National de l&rsquo;UFR à Aboubacar Sylla</p>
<p>Le Bureau Exécutif National de l&rsquo;UFR (l&rsquo;Union des Forces Républicaines) a lu avec indignation dans les colonnes du journal L&rsquo;Independant numéro 517 du jeudi 6 Mars 2001 les accusations calomnieuses et injurieuses proférées à l&rsquo;encontre de son président.<br />
Le Bureau Exécutif National estime être de son devoir de rétablir la vérité en usant du droit de réponse de son président, Monsieur Touré Sidya.</p>
<p>Loin des fantasmes politiques dont sont familiers les individus du genre de Sylla, le Président de l&rsquo;UFR a toujours souhaité porter le débat national sur des sujets touchant à la vie des Guinéens, à savoir la lutte contre la pauvreté, l&rsquo;insécurité, le manque de soins de santé, d&rsquo;électricité, d&rsquo;eau, etc.<br />
C&rsquo;est pourquoi, il invite les hommes politiques guinéens de toutes tendances et la société civile à éviter les questions de personnes souvent source de conflit et à ne se préoccuper que de la Guinée.<br />
Tel est le vrai débat qui intéresse les Guinéens.</p>
<p>L&rsquo;auteur de cet article Monsieur Aboubacar Sylla se disant membre d&rsquo;une prétendue société civile n&rsquo;en est pas en réalité l&rsquo;inspirateur.<br />
Nous en connaissons les vrais commanditaires car Monsieur Sylla a déjà décrit le profil du futur chef d&rsquo;Etat de Guinée dont ils rêvent éveillés.<br />
L&rsquo;Union des Forces Républicaines (UFR), contrairement aux affirmations de Monsieur Sylla a bien une vision de la Guinée de demain et à cet effet, a élaboré un projet de société dont les grandes lignes sont consignées dans le manifeste du parti disponible sur notre site : www.ufrguinee.net</p>
<p>L&rsquo;UFR est un parti centriste et fédérateur qui, pour lutter efficacement contre la pauvreté, prône le libéralisme économique et une redistribution plus équitable de la richesse nationale, accaparée actuellement par une poignée de prédateurs tapis dans les hautes sphères de l&rsquo;Etat.<br />
Sur le plan international, cette philosophie de la sociale démocratie est largement partagée par un certain nombre de grands partis aussi bien en Afrique qu&rsquo;en Europe qui se sont retrouvés au Congrès constitutif de l&rsquo;UMP (Union pour le Mouvement Populaire) tenu au Bourget (France) où Monsieur Sidya Touré était l&rsquo;invité personnel du Président Juppé.</p>
<p>Sur le plan intérieur, cette philosophie trouve son expression dans un projet de société dont est porteur Monsieur Sidya Touré. La finalité de ce projet est de sortir notre pays de la pauvreté en améliorant les conditions de vie des populations guinéennes. La manifestation la plus éloquente est que les seuls documents de stratégie du Gouvernement au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui restent ceux élaborés par l&rsquo;équipe de Sidya Touré de 1996 à 1999 dont notamment « Guinée vision 2010 »</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à Monsieur Aboubacar Sylla et ses commanditaires car l&rsquo;adhésion massive des guinéens à l&rsquo;UFR est l&rsquo;illustration de la confiance placée en l&rsquo;homme pour la mise en ?uvre de ce projet. Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que l&rsquo;opposition guinéenne est une opposition intelligente, républicaine et responsable. C&rsquo;est cette attitude responsable qui a conduit nos leaders à se regrouper au sein du FRAD (Front Républicain pour l&rsquo;Alternance Démocratique) pour mener ensemble le combat politique pour le changement en vue de l&rsquo;alternance démocratique.<br />
Avouez qu&rsquo;à travers votre texte, Monsieur Sylla, vous ne faites que soutenir une partie de la « mouvance Présidentielle » qui avance masquée derrière vous.</p>
<p>Les électeurs de Ratoma se souviennent bien d&rsquo;un certain Aboubacar Sylla, candidat malheureux aux élections communales de 1995 et à qui ils n&rsquo;avaient réservé que ce qu&rsquo;il méritait : mépris, rejet et humiliation.<br />
Etes-vous cet homme ? bien sûr que oui.<br />
Vous avez certes le droit de parler de la Guinée et des Guinéens, mais si vous parlez, dites la vérité et évitez autant que faire se peut d&rsquo;être calomnieux ; éducation et honnêteté obligent.<br />
Vous reprochez à Monsieur Sidya Touré de ne s&rsquo;être découvert une vocation d&rsquo;opposant que lorsqu&rsquo;il est parti du gouvernement.<br />
Convenons-en que lui au moins possède du cran, du courage et même une témérité certaine, car la tradition en Guinée est que, lorsqu&rsquo;un fonctionnaire est débarqué de son poste, il se terre dans son coin « bouche cousue » dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un hypothétique décret présidentiel comme vous l&rsquo;avez fait.</p>
<p>Monsieur Sidya Touré, c&rsquo;est vrai, est resté comme il se doit loyal envers le président Lansana Conté pendant toute la durée de sa mission, contrairement à vous Monsieur Sylla qui, tout en étant conseiller du premier ministre ramiez en sens inverse de la solidarité gouvernementale.<br />
A notre avis, vous devez à Monsieur Sidya Touré, reconnaissance, respect et considération pour avoir accédé à la demande de son ami l&rsquo;honorable Aboubacar Somparé qui en votre compagnie s&rsquo;était rendu à la villa 20 pour solliciter votre nomination au poste de directeur de cabinet.<br />
Votre cas était-il si désespéré à l&rsquo;époque pour solliciter une telle intervention ? Certainement.</p>
<p>Vous affirmez que Monsieur Sidya Touré n&rsquo;a émis aucune voix discordante sur des sujets débattus en conseil des ministres.<br />
Comment le savez-vous ? puisque n&rsquo;ayant jamais été ministre d&rsquo;un gouvernement du président Lansana Conté, bien que ce soit chez vous un rêve obsessionnel, comment pouvez-vous être dans les confidences des délibérations des conseils des ministres ?</p>
<p>Décidément, vous êtes un homme mal intentionné. L&rsquo;opinion publique nationale sait que si Monsieur sidya Touré avait simplement gardé le silence, et s&rsquo;il ne s&rsquo;était occupé que de ses intérêts personnels, il se serait assurément enrichi sur le dos des Guinéens comme vous Monsieur Sylla et ceux qui vous ressemblent.</p>
<p>C&rsquo;est ce comportement responsable qui lui vaut aujourd&rsquo;hui sa popularité.<br />
Pour votre information, sachez que malgré son départ du gouvernement, Monsieur Sidya Touré a toujours gardé l&rsquo;estime et la considération du président Lansana Conté avec qui il a maintenu le contact jusqu&rsquo;à son entrée en politique.</p>
<p>A propos des affaires de Monsieur sidya Touré qui vous préoccupent tant, sachez que la SOFIG dont vous parlez est une société de droit privé, constituée par un groupe d&rsquo;actionnaires dont des Guinéens, Ivoiriens, Français, Américains, etc.<br />
L&rsquo;immeuble qui abrite cette société dont la construction a démarré en décembre 1995, à été achevé 2 ans après et inauguré le 16 Novembre 1998 par le Président de la République, qui à cette occasion solennelle avait dit : « C&rsquo;est un immeuble qui vient embellir la ville de Conakry, cet investissement est un bel exemple à suivre par les autres Guinéens ».</p>
<p>Cette citation aurait dû vous inspirer Monsieur Sylla. Contrairement à vos allégations mensongères, le terrain sur lequel est bâti l&rsquo;immeuble, a une superficie de 4000 m2, cédé par l&rsquo;Etat suivant un bail emphytéotique signé le 1er Avril 1989 par Docteur Bana Sidibé, ministre de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat pour une durée de soixante (60) années entières et consécutives en compensation de la parcelle de 8500 m2, située en face de la paillote, au quartier Cameroun, dont une partie est occupée par le siège du PUP.<br />
Ce terrain de (Cameroun) avait été régulièrement attribué à la SOFIG en 1984 par le ministre de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat.</p>
<p>La SOFIG en avait fait le remblai par l&rsquo;entreprise Jean Lefèbvre pour un montant de Trois millions de FF. Pendant les phases de remblai, les services techniques de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat assuraient à un contrôle de la qualité des travaux. C&rsquo;est au moment de la demande de l&rsquo;autorisation de construire sur ledit terrain, que Monsieur Bana Sidibé, ministre de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat de l&rsquo;époque, a opposé un refus au motif qu&rsquo;un échangeur et une autoroute étaient prévus dans la zone. Face à cette situation, les autorités compétentes, ont proposé à la SOFIG le site de Libraport, une société d&rsquo;Etat fermée dont l&rsquo;actif avait été attribué aux employés à l&rsquo;exception du terrain qui lui, est resté dans le patrimoine de l&rsquo;Etat.<br />
Le contrat de bail et les autres documents y afférant ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;acte notarié disponibles chez Maître Amadou Diallo, notaire à Conakry.</p>
<p>Vous admettrez donc Monsieur Sylla, qu&rsquo;un simple bail emphytéotique sur les 4000 m2 de l&rsquo;ex Libraport, représente une piètre compensation, comparativement aux 8500 m2 aménagé à grand frais par la SOFIG. Vous avez également évoqué le cas du terrain de la minière sur lequel a été bâti la résidence de Monsieur Touré. Il est de notoriété publique en Guinée que tous les membres du gouvernement qui en ont manifesté le désir ont obtenu à titre gracieux, un terrain pour y bâtir leur résidence.</p>
<p>Etant dans la même situation, Sidya Touré s&rsquo;est vu attribuer ce terrain par le Président de la République par décret n° 96-195-PRG-SGG du 4 Décembre 1996 mais à titre onéreux.</p>
<p>Il est bon de noter que ledit terrain avait été proposé par le ministre de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat d&rsquo;alors. A cet effet, Monsieur Touré a payé la somme de Trente Trois Millions Quatre Cent Vingt Trois Mille Six Cents (33.423.600) soit à l&rsquo;époque 30.000 USD au trésor public par chèque BICIGUI n° 1355231 du 28 Janvier 1997.</p>
<p>Il est donc malhonnête de la part de Monsieur Sylla de parler de déguerpissement de l&rsquo;orchestre Horoya Band à son profit, alors que l&rsquo;ancien dancing avait été détruit depuis longtemps. Qu&rsquo;à cela ne tienne, Monsieur Touré a fait un geste de solidarité conséquente pour reloger la famille gardienne des lieux.<br />
S&rsquo;agissant de la SOPROCHIM (anciennement SOPEC), c&rsquo;est la dernière et la seule société reprise par la SOFIG en Guinée. Elle ne trouvait pas de preneur parce que située à Kamsar, localité à l&rsquo;époque totalement enclavée. La SOFIG a dû rembourser par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Etat à une société nigériane du nom de Ashamu et Head Limited qui s&rsquo;était engagée dans cette opération suivant ordonnance n° 13-PRG-SGG-90 portant Ratification et Promulgation de la Convention de Cession « SOPEC » et de création de la Nouvelle Société de Production Chimique et Industrielle de Guinée ( SOPROCHIM S.A) en date du 17 Mars 1990.</p>
<p>Comme vous le constatez Monsieur Sylla, cela date de 1990 et curieusement, vous étiez Secrétaire Général du Ministère du Commerce et Industrie, chargé des privatisations.<br />
Rappelons que cette société a été immatriculée au registre de commerce de Conakry le 15 Mai 1992 sous le numéro 92A-184. Convenons qu&rsquo;à l&rsquo;époque, Sidya Touré était loin de la primature.</p>
<p>Au sujet des actions BONAGUI et SOBRAGUI, il était loisible à chaque citoyen guinéen détenteur de quelque revenu d&rsquo;acheter les actions privatisées telles que BONAGUI, SOBRAGUI, SOGUIFAB, ENTA etc .</p>
<p>La SOFIG dont Monsieur Touré est effectivement un des actionnaires et fondateurs depuis 1986, a acquis 9% de BONAGUI et 25% de SOBRAGUI .</p>
<p>Concernant la Société BONAGUI S.A., créée le 21 Octobre 1986 et immatriculée au registre du commerce de Conakry sous le numéro 774. Originairement, le capital a été souscrit et libéré par la Société BREWCO INTERNATIONAL (ex ARTOIS OVERSEAS) et la société THE COCA-COLA EXPORT CORPORATION. Ce capital a été rétrocédé à concurrence de 30% à des privés guinéens selon la convention d&rsquo;établissement du 25 Juillet 1986 ratifié par ordonnance n° 11-PRG-86 du 9 septembre 1986.<br />
Il s&rsquo;agissait de 47 privés guinéens dont des travailleurs de BONAGUI et la société SOFIG S.A.</p>
<p>Quant à SOBRAGUI S.A., par lettre n° 718-MICA-DGDI du 22 Juin 1988, Monsieur le ministre de l&rsquo;industrie commerce et artisanat a informé le gérant de la SOFIG que le gouvernement guinéen a marqué son accord pour rétrocéder 25% du capital de SOBRAGUI soit 3000 actions à la SOFIG.</p>
<p>Ces actions ont été payées par la SOFIG à la société générale de Banques en Guinée et à la BICIGUI au profit de la République de Guinée.</p>
<p>Lorsque la SOFIG a voulu sur l&rsquo;instigation du commandant SOW alors ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce acquérir 9% supplémentaire de SOBRAGUI pour lui permettre de peser sur la gestion, un certain Sylla Aboubacar s&rsquo;est empressé de les revendre aux Belges en prétextant agir au nom du chef de l&rsquo;Etat.</p>
<p>Seulement Monsieur Sylla, si vous avez de la mémoire, c&rsquo;était en 1989, c&rsquo;est-à-dire 7 longues années avant la nomination de Monsieur Touré au poste de Premier Ministre.</p>
<p>Quant aux avantages fiscaux qui concerneraient ces sociétés, il n&rsquo;est pas honnête d&rsquo;en parler sans se référer à la Loi de Finances initiale ou rectificative dans laquelle auraient pu être consignées ces prétendues avantages fiscaux.<br />
Si cela était, Monsieur Sylla, conseiller chargé de l&rsquo;Industrie à la Primature a-t-il eu peur de dénoncer cela en son temps ?</p>
<p>Alors, allez chercher votre délit d&rsquo;initié ailleurs. A l&rsquo;évidence, il apparaît une ignorance abyssale de Monsieur Sylla envers les procédures économiques et financières en oeuvre dans notre pays.</p>
<p>Tous, nous avons le droit naturel d&rsquo;intervenir dans le débat relatif aux grandes questions intéressant la vie de la nation.</p>
<p>Mais là où on n&rsquo;a ni la compétence ni la qualification nécessaire, il est décent de se taire.</p>
<p>Enfin, en parlant des plantations, tous les Guinéens ont entendu le Président de République dire le 27 Août 2000 au palais du peuple « C&rsquo;est dans sa plantation que je suis allé chercher un de nos frères, paysan comme moi, et j&rsquo;ai estimé que je pouvais mieux travailler avec lui et j&rsquo;ai mis l&rsquo;occasion à profit pour visiter sa plantation et acheter de cocotiers nains ».</p>
<p>Sachez Monsieur Sylla que pour planter des palmiers, il faut les mettre en pépinière au moins un an, ce qui fait remonter le début des plantations de Monsieur Touré au plus tôt en 1994 et au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, 120 personnes travaillent toujours sur les 500 hectares réalisés dans les préfectures de Boké et Boffa.</p>
<p>Les populations de ces régions sont fières de leur fils et de ses réalisations.</p>
<p>Sur le plan éducatif, notons que Monsieur Sylla se prévaut d&rsquo;avoir, il y a 3 ans, créé une école privée d&rsquo;enseignement général.<br />
Il doit savoir que Monsieur Touré a, avec la SOFIG, créé la première école privée en Guinée en 1987, il s&rsquo;agit du Groupe Scolaire Victor Hugo qui n&rsquo;est que la réplique d&rsquo;un Groupe scolaire plus important, crée par Monsieur Touré en Côte-d&rsquo;Ivoire en 1970-1971 sur un prêt bancaire du Crédit Côte-d&rsquo;Ivoire.<br />
Là aussi, avouons que Monsieur Sylla est en retard de 30 ans sur Sidya Touré.</p>
<p>A défaut d&rsquo;arguments, on repart sur la Côte-d&rsquo;Ivoire.<br />
Sachez Monsieur Sylla que Monsieur Sidya Touré a exercé de hautes fonctions en Côte-d&rsquo;Ivoire et y a gardé de grandes et vieilles amitiés dans la sphère politique de ce pays.</p>
<p>N&rsquo;en déplaise à Monsieur Sylla qui prétend n&rsquo;être jamais sorti de la Guinée et qui donc ignore cruellement les Relations Internationales.</p>
<p>Monsieur Touré a été un des plus proches collaborateurs du Président Bédié, alors ministre de l&rsquo;Economie et des Finances jusqu&rsquo;en 1974. Il en a gardé les meilleurs souvenirs qui ne se sont jamais démentis.<br />
La preuve, en 1999 après le départ de Monsieur Touré de la primature, il est resté en contact avec le Président Bédié qui l&rsquo;a reçu à son domicile privé de Cocody pendant plus de 2 heures le lundi 12 avril de la même année.</p>
<p>Quant à Monsieur Alassane Ouattara, il est connu de tous que Monsieur Touré a été son Directeur de Cabinet de 1990 à décembre 1993 lorsqu&rsquo;il a été nommé Premier Ministre par le Président Houphouët.<br />
Ils sont restés des amis. N&rsquo;en déplaise à Monsieur Sylla et à ses tuteurs qui voient le mal partout.</p>
<p>S&rsquo;agissant de l&rsquo;actuel Président Laurent Gbagbo, c&rsquo;est un promotionnaire d&rsquo;Université de Monsieur Touré.<br />
Récemment à la rencontre du NEPAD à Dakar les deux Hommes ont longuement discuté des problèmes de la sous-région et de leurs souvenirs lors d&rsquo;un petit déjeuner privé que lui a offert le Chef de l&rsquo;Etat Ivoirien, à l&rsquo;hôtel Méridien Président, occasion de revoir d&rsquo;autres amis qui sont aujourd&rsquo;hui ses collaborateurs tels que : Désiré Porquet Conseiller économique , le Professeur Dégni Segui, Conseiller juridique pour ne citer que ceux-là.</p>
<p>En tant que Parti démocratique, l&rsquo;UFR (Union des Forces Républicaines) reconnaît à Monsieur Aboubacar Sylla le droit imprescriptible d&rsquo;intervenir dans le débat national sur n&rsquo;importe quel sujet.</p>
<p>Mais, il s&rsquo;élève avec véhémence contre le mensonge, la calomnie, et les injures proférées contre son leader Monsieur Sidya Touré.<br />
Aussi égaré soit-il, l&rsquo;UFR ne restera pas indifférent face au dévoiement dangereux d&rsquo;un frère.</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi Monsieur Sylla doit savoir qu&rsquo;on ne s&rsquo;attaque pas impunément à un homme qui représente, un symbole et un espoir pour des millions de Guinéens.</p>
<p>Le Bureau Exécutif National, les Fédérations, les Sections, les Comités de base, leurs organismes parallèles des femmes et des jeunes, l&rsquo;ensemble des Militantes, Militants et Sympathisants, réaffirment leur soutien ferme et leur attachement indéfectible à la personne du Président Sidya Touré pour le triomphe de son combat politique au service des Guinéens.</p>
<p><strong>Bakary Goyo Zoumanigui</strong><br />
Ancien conseiller à la Primature<br />
Secrétaire Général de l&rsquo;UFR</p>
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		<title>Lansana Béavogui</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/lansana_beavogui/index.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2017 02:28:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée Politique Parti Démocratique de Guinée Louis Lansana Béavogui 1923-1984 Guinean politician, ex-Prime Minister and Minister of Planning and Statistics.Beavogui was one of the closest associates of President Sekou Touré serving in the most important ministerial portfolios. Born in Macenta in the south near the Liberian border in 1923, Louis Lansana Beavogui went to the&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/lansana_beavogui/index.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Lansana Béavogui</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Politique<br />
Parti Démocratique de Guinée</h1>
<hr />
<h2>Louis Lansana Béavogui<br />
1923-1984</h2>
<p><img decoding="async" src="https://www.webguinee.net/wp-content/uploads/1970/01/llbeavogui.jpg" alt="Lansana Beavogui" width="185" height="323" /></p>
<p>Guinean politician, ex-Prime Minister and Minister of Planning and Statistics.Beavogui was one of the closest associates of President Sekou Touré serving in the most important ministerial portfolios.</p>
<p>Born in Macenta in the south near the Liberian border in 1923, Louis Lansana Beavogui went to the School of Medicine and Pharmacy in Dakar where he trained as a doctor. He worked first as Assistant Medical Officer in Guekedou, southern Guinea and then as medical officer in Kissidougou, north of Guékedou. It was there that Beavogui&rsquo;s political carcer began in 1953 as a town councillor and a year later as Mayor of Kissidougou. In 1956 he was elected to one of the three Guinean seats to the French National Assembly, Sekou Touré and Saifoulaye Diallo being the other two. The following year he was appointed Minister of Trade, Industry and Mining.</p>
<p>In 1958 Guinea became an independent republic with Sekou Touré as Head of State and Bevavogui was appointed Minister for Economic Affairs and Planning.</p>
<p>In 1961 he became Minister of Foreign Affairs which catapulted him into the international arena for eight years, during which he helped to shape the deeply nationalist foreign policy of Guinea at the time. At the Conference of NonAligned Nations in Belgrade in 1961, he proposed the admission of China to the United Nations. He was involved in the UN debate on the Congo in 1966.</p>
<p>Beavogui reflected the nationalism of his President and his vision of the continent, and while Sekou Touré was alive was widely regarded as his natural political successor</p>
<p>In 1969 he was appointed Minister of Economic Affairs, a vital ministry considering the pallid state of the Guinean economy. At the ninth Congress of the Parti Démocratique de Guinee (PDC.) in 1972, the post of Prime Minister was created and Beavogui was appointed to it, as well as being in charge of the Army, Foreign Affairs, Financial Control and Information. Two months later the Ministry of Foreign Affairs was given to Fily Cissoko. Beavogui was still Prime Minister when Sekou Touré died in 1984, and it fell to Beavogui to head the government as interim Head of State. Within a week, however, on 3 April 1984, the military took over and Beavogui and other members of the government were placed under arrest. He died that same year at the age of 62 in hospital in Conakry, having been transferred because of ill-health, from prison in Kindia where he had been detained since the coup.</p>
<h3>Biographie</h3>
<ul>
<li>Né le 28 décembre 1923 à Macenta.</li>
<li>Études à l&rsquo;École normale William-Ponty.</li>
<li>École africaine de médecine et de pharmacie.</li>
<li>Médecin adjoint à Guékédou</li>
<li>puis médecin-chef à Kissidougou.</li>
<li>Se présente en troisième position sur la liste PDG derrière Sékou Touré et Diallo Saïfoulaye aux élections législatives de janvier 1956.</li>
<li>Maire de Kissidougou.</li>
<li>Membre du BPN.</li>
<li>Nommé ministre des Affaires économiques et du Plan en mai 1957</li>
<li>puis ministre des Affaires étrangères.</li>
</ul>
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		<title>Lansana Kouyaté</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/lansana_kouyate/biographie/index.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2016 11:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>webGuinée/Etat/Primature Lansana Kouyaté Premier ministre, chef du gouvernement Né le 15 juillet 1950, à Koba (Boffa) Economiste Marié, père de trois enfants Carrière 2003-2007. Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour la Côte d’Ivoire. Décembre 2001 &#8211; Février 2003. Facilitateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie au dialogue inter-togolais. Septembre&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/lansana_kouyate/biographie/index.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Lansana Kouyaté</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée/Etat/Primature</h1>
<hr />
<h1>Lansana Kouyaté</h1>
<p><img decoding="async" src="https://www.webguinee.net/wp-content/uploads/1970/01/lansana_kouyate0.jpg" alt="Lansana Kouyate" width="248" height="343" /><br />
Premier ministre, chef du gouvernement</p>
<ul>
<li>Né le 15 juillet 1950, à Koba (Boffa)</li>
<li>Economiste</li>
<li>Marié, père de trois enfants</li>
</ul>
<h4>Carrière</h4>
<ul>
<li>2003-2007. Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour la Côte d’Ivoire.</li>
<li>Décembre 2001 &#8211; Février 2003. Facilitateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie au dialogue inter-togolais.</li>
<li>Septembre 1997 – Décembre 2001. Secrétaire Exécutif de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</li>
<li>Décembre 2001. Membre-fondateur du Conseil International pour la Prévention des Conflits du Carter Center (Atlanta, USA).</li>
<li>Janvier 1994 – Février 1997. Organisation des Nations-Unies, New-York : Sous-Secrétaire Général aux Affaires Politiques en charge de l’Afrique, de l’Asie Occidentale, du Moyen-Orient, ainsi que des Affaires du Conseil de Sécurité.</li>
<li>Janvier 1994 – Juin 1994. Représentant Spécial ad intérim du Secrétaire-Général des Nations-Unies en Somalie.</li>
<li>Février 1993 – Janvier 1994. Représentant Spécial Adjoint de Secrétaire Général es Nations-Unies en Somalie.</li>
<li>Juin 1992 – Janvier 1994. Ambassadeur, Représentant permanent de la Guinée aux Nations-Unies : Vice-Président du Conseil Economique et Social (ECOSOC). (Cumula cette fonction avec celle de Représentant Spécial du Secrétaire Général en Somalie de février 1993 à janvier 1994).</li>
<li>Février 1987 – Juin 1992. Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Guinée en Egypte, Soudan, Turquie, Jordanie, Syrie et au Liban avec résidence au Caire (Egypte).</li>
<li>Juillet 1985 – Février 1987. Directeur de la Division « Afrique-OUA » au Ministère des Affaires Etrangères.</li>
<li>Septembre 1983 – Juillet 1985. Conseiller à l’Ambassade de Guinée en République de Côte d’Ivoire chargé des relations entre la Guinée et la Banque Africaine de Développement.</li>
<li>Février 1982 – Septembre 1983. Directeur Général Adjoint de l’Opération Nationale pour le Développement de la Riziculture (ONADER), projet financé par l’Agence Internationale des Etats-Unis pour le Développement (USAID), la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA).</li>
<li>Octobre 1976 – Février 1982. Successivement : Directeur à l’Organisation du Travail (1976-1977), Directeur Commercial du Prix et Statistiques (1977-1979), Directeur Général Adjoint (1979-1982) de l’Office de la Coordination Financière de l’Industrie, Société mère d’un groupe contenant 44 entreprises industrielles d’Etat, simultanément Administrateur de la Société mixte Guinéo-Canadienne des Produits Explosifs et Chimiques (SOPEC).</li>
</ul>
<h4>Etudes</h4>
<ul>
<li>1975. Titulaire du Diplôme d’Etudes Supérieures (DES) avec mention « excellent » de l’Ecole Supérieure d’Administration (ESA) de l’Université de Conakry (Baccalauréat 5 années).</li>
<li>1979. Stage sur la Gestion des Entreprises Industrielles à l’Agence Générale pour la Coopération et le Développement (AGCD) en Belgique.</li>
<li>1981. Stage sur la Gestion des Entreprises Publiques Industrielles à l’Institut de Reconstruction Industrielle (IRI) en Italie.</li>
<li>1983. Stage à l’Université de Pittsburgh (USA) sur la Gestion du Développement.</li>
</ul>
<h4>Publications</h4>
<ul>
<li>1975. Autofinancement dans les Entreprises d’Etat en République de Guinée : problèmes et perspectives.</li>
<li>1991. La fin de la guerre froide et son impact sur les pays du tiers monde.</li>
</ul>
<h4>Distinctions honorifiques</h4>
<ul>
<li>Commandeur de la Légion d’Honneur (CLH) – France.</li>
<li>Commandeur de l’Ordre du Mono (COM) – Togo.</li>
<li>African Star – Libéria.</li>
<li>Commandeur de l’Ordre National – Mali.</li>
<li>Prix du Forum de Crans Montana – Suisse.</li>
</ul>
<h4>Langues parlées</h4>
<ul>
<li>Malinké</li>
<li>Soussou</li>
<li>Français</li>
<li>Anglais</li>
</ul>
<p>Jeune Afrique. Lansana Kouyaté</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean-Marie Doré</title>
		<link>https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/jean-marie-dore/index.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2015 23:35:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.webguinee.net/webguinee-primature-jean-marie-dore/</guid>

					<description><![CDATA[<p>webGuinée/Primature Jean-Marie Doré Premier ministre de la transition 1938-2016 Gouvernement-bis du 16 février 2010 Gouvernement du 15 février 2010 Memorandum du projet de modification de la Constitution et du Code électoral par ordonnance Biographie Jean-Marie Doré est né à Bossou (Guinée forestière) en 1938. Ce fils d’un chef de canton a fait des études de&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/etat/postcolonial/primature/jean-marie-dore/index.html" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Jean-Marie Doré</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée/Primature</h1>
<hr />
<h2>Jean-Marie Doré<br />
Premier ministre de la transition</h2>
<hr />
<h2><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.webguinee.net/wp-content/uploads/1970/01/dore-jean-marie.jpg" alt="Jean-Marie Dore" width="640" height="480" /><br />
1938-2016</h2>
<ul>
<li>Gouvernement-bis du 16 février 2010</li>
<li>Gouvernement du 15 février 2010</li>
<li>Memorandum du projet de modification de la Constitution et du Code électoral par ordonnance</li>
</ul>
<h3>Biographie</h3>
<p>Jean-Marie Doré est né à Bossou (Guinée forestière) en 1938. Ce fils d’un chef de canton a fait des études de droit et de sciences politiques (il a un doctorat) en France et en Suisse.<br />
Ancien inspecteur du travail en Guinée et fonctionnaire à Genève du Bureau international du travail (BIT, 1963 à 1987), il dirige l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), créée peu après l’instauration du multipartisme en 1990.<br />
Élu député en 1995, il sera deux fois candidat malheureux à la présidentielle (1993 et 1998). De nouveau élu à l’Assemblée nationale en 2002, il refuse de siéger pour protester contre les fraudes électorales.<br />
Jusqu’à sa nomination au poste de Premier ministre, le 20 janvier 2010, il était porte-parole du Forum des forces vives de Guinée (FFVG). Une fonction qu’il assuma avec la syndicaliste Rabiatou Serah Diallo</p>
<h3>Bilan</h3>
<ul>
<li>Un espion à la barre de la transition</li>
<li>Comment l&rsquo;accord de Ouaga a été conclu</li>
<li>The agony of a nation</li>
<li>Guinea&rsquo;s new government — Will the army take a back seat</li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elhadj Saifoulaye Diallo 1923-1981</title>
		<link>https://www.webguinee.net/saifoulaye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AubreySouplet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 12:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Postcolonial]]></category>
		<category><![CDATA[Primature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.webguinee.net/?p=16868</guid>

					<description><![CDATA[<p>webGuinée Politique Parti Démocratique de Guinée Elhadj Saifoulaye Diallo 1923-1981 « La forte et intéressante personnalité de M. Saifoulaye Diallo, dont le rôle en Guinée est considérable, vaudrait d&#8217;être mise en relief dans une étude qui voudrait analyser plus complètement la vie politique de ce pays. » François Mitterrand, Président de la République française (1981-1996) in “Sékou&#8230;&#160;<a href="https://www.webguinee.net/saifoulaye/" rel="bookmark"><span class="screen-reader-text">Elhadj Saifoulaye Diallo 1923-1981</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1>webGuinée<br />
Politique<br />
Parti Démocratique de Guinée</h1>
<hr size="3" />
<h1>Elhadj Saifoulaye Diallo<br />
1923-1981</h1>
<h2 align="center"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.webguinee.net/wp-content/uploads/2015/03/saifon_hadj01.jpg" alt="Elhadj Saifoulaye Diallo" width="379" height="564" /></h2>
<hr size="3" />
<blockquote><p>« La forte et intéressante personnalité de M. Saifoulaye Diallo, dont le rôle en Guinée est considérable, vaudrait d&rsquo;être mise en relief dans une étude qui voudrait analyser plus complètement la vie politique de ce pays. »<br />
<strong>François Mitterrand</strong>, Président de la République française (1981-1996) <em>in</em> “Sékou Touré m&rsquo;a dit”. <em>L&rsquo;Express</em>, 25 janvier 1962</p>
<p>« Nous survolons la magnifique région d&rsquo;élevage du Fouta-Djallon, au nord-est de Conakry, jusqu&rsquo;à Labé, ville du grand seigneur Peul, Saïfoulaye Diallo, président de l&rsquo;Assemblée nationale. »<br />
<strong>André Bettencourt (1919-2007)</strong>, ancien ministre français, député, vice-président de la commission des affaires étrangères de l&rsquo;Assemblée nationale, président du groupe parlementaire d&rsquo;amitié France-Guinée.<br />
« D&rsquo;un pays relativement riche, [Sékou Touré] fera une nation pauvre et apeurée, voyant fuir les élites et tuer les opposants… » <em>in</em> A. Lewin. Ahmed Sékou Touré (1922-1984) …</p></blockquote>
<ul>
<li>Le premier officiel à annoncer la découverte du Complot Ibrahima Diallo. 1960.</li>
<li>Présida le tribunal extra-judiciaire du Complot des Enseignants. 1961.</li>
</ul>
<p>Echappa au moins deux fois à la détention au Camp Boiro</p>
<ul type="disc">
<li>La carotte et le bâton</li>
<li>Le complot peul</li>
</ul>
<h3>Discours, écrits, interviews de Saifoulaye Diallo</h3>
<ul type="disc">
<li>Discours de bienvenue au général de Gaulle, le 26 août 1958</li>
<li>Le Sphinx</li>
<li>Le racisme ne passera pas. Août 1976</li>
</ul>
<h3>Documents</h3>
<ul>
<li>Lettre de Saifoulaye Diallo à Mamadou Labiko Diallo. 1948</li>
<li>Lettre de Saifoulaye Diallo à Tiala Gobaye Mountaye. 1956</li>
</ul>
<h3>Ecrits sur Saifoulaye Diallo</h3>
<ul>
<li>Bicéphalisme</li>
<li>Réfutations de la biographie de Saifoulaye par Sidiki Kobélé Keita</li>
<li>Sidiki Kobélé Keita. Un homme de conviction et de foi : Saifoulaye Diallo (1923-1981)</li>
<li>Bernard Charles. Guinée</li>
<li>R. Morgenthau. Trade Unionists and Chiefs in Guinea</li>
<li>B. Ameillon. La Guinée : bilan d&rsquo;une indépendance</li>
<li>R. W. Johnson The Parti Démocratique de Guinée and the Mamou ‘deviation’</li>
<li>Ibrahima Baba Kaké, Sékou Touré, le héros et le tyran,</li>
<li>Ibrahima Baba Kaké, Sékou Touré, le héros et le tyran,</li>
<li>Jean Suret-Canale. La fin de la chefferie en Guinée</li>
</ul>
<h3>Biographie</h3>
<ul type="disc">
<li>Né en 1923, dans la <em>misiide</em> (paroisse et chef-lieu) de la sous-préfecture de Diari, à 30 km de Labé-ville.<br />
Descendant d&rsquo;une famille noble <strong>Fulɓe Ngeriyaaɓe</strong>, branche collatérale du lignage dynastique des <strong>Kaliduyaaɓe</strong> du <em>Diiwal</em> (province) du Labe.</li>
<li>Troisième fils de <strong>Alfa Bakar Diari</strong> (1870-1958), le doyen des chefs de canton du Fouta-Djalon, et de Neenan Dienabou Daara-Labe.</li>
<li>Ecole primaire: Timbo (avec Tierno Chaikou Baldé) et Labé-Kouroula</li>
<li>Ecole supérieure Camille-Guy de Conakry</li>
<li>Ecole normale William-Ponty (Sénégal)</li>
<li>Entré dans l&rsquo;administration française en 1944</li>
<li>ses activités politiques au sein du Rassemblement démocratique africain, dont il fut l&rsquo;un des fondateurs en 1946, lui vaudront d&rsquo;être muté plusieurs fois:
<ul>
<li>séjourne au Niger de 1944 à 1947</li>
<li>en Guinée de 1947 à 1949 à Conakry</li>
<li>en Haute-Volta de 1949 à 1955</li>
<li>puis de nouveau en Guinée, à Mamou, de 1955 à 1956.</li>
</ul>
</li>
<li>Aux élections législatives de 1956, il est élu député de la Guinée avec Sékou Touré sur la liste du RDA.</li>
<li>En novembre, il devient maire de Mamou à la suite des élections municipales de Mars 1957</li>
<li>élections territoriales: Diallo Saïfoulaye est élu et devient président de la première Assemblée guinéenne.</li>
<li>Mai 1957: membre du Grand Conseil de l&rsquo;AOF.</li>
<li>Secrétaire politique du PDG, président de l&rsquo;Assemblée nationale depuis la proclamation de l&rsquo;indépendance, le 2 octobre 1958,</li>
<li>il n&rsquo;entrera au gouvernement qu&rsquo;en janvier 1963 comme ministre d&rsquo;Etat chargé de la justice et du contrôle administratif et financier.</li>
<li>Porte le titre de El Hadj comme tous les musulmans ayant effectué le pèlerinage de La Mecque.</li>
</ul>
<p>Civil servant, politician, joined the inter-territorial Rassemblement Démocratique Africain (RDA) and its Guinean section the Parti Démocratique de Guinée (PDG). When he was elected to the Guinean National Assembly in 1957 he became its first President. Since then he remained prominent, and powerful in Guinean politics, always close to the first President of the Republic, Sékou Touré.</p>
<div>
<p>Né en 1923 à Diary (Labé)<br />
Décédé le 25 septembre 1981 à Conakry</p>
<p>Député de la Guinée de 1956 à 1958</p>
<p>Saïfoulaye Diallo, né en 1923 à Diary dans le cercle de Labé est, comme beaucoup d&rsquo;élites africaines, diplômé de l&rsquo;Ecole normale William Ponty de Dakar. Il devient commis-comptable des trésoreries de l&rsquo;A.O.F. à Niamey, Conakry, Bobo-Dioulasso et à Mamou où il décide de se présenter aux élections législatives dès 1956. Il figure en seconde place sur la liste du Rassemblement démocratique africain (R.D.A.) conduite par Sékou Touré. Le R.D.A. se déclare « seul parti politique authentiquement africain » en protestant contre l&rsquo;élection de candidats qu&rsquo;il considère comme officiels. Il se prononce pour une orientation fédérale de l&rsquo;Afrique dans l&rsquo;Union française, le collège unique, une politique sociale, agraire et artisanale, une accélération des carrières des auxiliaires de la fonction publique. Son appel aux travailleurs, aux femmes et aux marabouts est entendu par 346 716 électeurs ce qui permet l&rsquo;élection de deux députés. La liste du Bloc africain guinéen n&rsquo;a que 146 543 voix et un député.</p>
<p>Le nouveau député de la Guinée est membre de la Commission de la marine marchande et des pêches, membre de la Commission des affaires économiques et membre suppléant de la Commission des finances. Il ne prend part qu&rsquo;à la discussion du projet de loi-cadre concernant les territoires d&rsquo;outre-mer en mars 1956. Il reconnaît que c&rsquo;est l&rsquo;honneur du gouvernement français d&rsquo;avoir compris combien les peuples africains sont acquis aux idées lancées à la conférence de Bandoeng. Cette attitude justifie la confiance du R.D.A. Il se félicite de voir la France prendre des initiatives qui vont dans le sens des événements et se prononce à nouveau en faveur de la suppression du double collège.</p>
<p>Saïfoulaye Diallo ne prend pas part au vote sur la loi-cadre présentée par Félix Gaillard pour l&rsquo;Algérie en janvier 1958 mais il soutient la révision constitutionnelle de Pierre Pflimlin le 27 mai 1958. Le 1er juin 1958 il ne prend pas part au vote sur le programme du général de Gaulle mais le 2 juin, il vote le projet relatif aux pleins pouvoirs. (Notice biographique. Assemblée nationale France.</p>
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<p>Saifoulaye Daillo was born in 1923 in Diari near Labe into a noble Fulani family in the Foutah Djallon, the waterhouse of West Africa. His father, Alfa Bakar Diari, was a local chief, and Diallo was educated in Labe. He had his postprimary education at the Camille Guy School in the Guinean capital, Conakry. Following in the footsteps of his contemporaries in French-speaking West and Central African regions, he completed his education at the prestigious Ecole William Ponty in Dakar, and like many of them joined the French colonial administration. He served as a clerk first at Niamey in Niger from 1947 to 1949, then at Bobo-Dioulasso in Burkina Faso (formerly Upper Volta) between 1949 and 1955, and lastly at Mamou in his native Guinea in l955 for one year.</p>
<p>Never promoted to a responsible position in those years, he was frequently transferred from one station to another because of his militant activities in the RDA. He gave up his job in the colonial service in 1956 to devote himself to full-time politics.</p>
<p>His political activities were, of course, important to the RDA which he had helped to found in October 1946. At the inaugural congress in Bamako that year, when he was only 23, Saifoulaye Diallo was elected secretary-general of the Niamey branch. He then became the political secretary of the Conakry branch and joint secretary-general of the Bobo-Dioulasso branch, and finally the administrative secretary of the Mamou branch. In January 1956 he was elected with Sékou Touré as Deputy for his country to the French National Assembly, coming closely behind the latter on the electoral list. In November of the same year he was elected Mayor of Mamou.</p>
<p>In March 1957 he was voted into the Guinean Territorial Assembly of which he became the first President. This was followed three months later with his election to the Grand Council of French West Africa.</p>
<p>When Guinea was voting in General de Caulle&rsquo;s referendum (1958) on whether Guineans preferred complete independence to limited autonomy, Saifoulaye Diallo threw his influence behind Sékou Touré&rsquo;s campaign for independence. And the result was the massive vote which led to French withdrawal from Guinea in 1958. Following that he played a prominent role as political power broker, rallying Guinea&rsquo;s various ethnic groups and their leaders behind the Government of President Touré.</p>
<p>At independence in 1958 he was reappointed President of the National Assembly, in addition to holding the post of Political Secretary of the PDG which at the time was the policy-making body of the country. He was appointed to the Cabinet in 1963 as Minister of State for Finance and Planning. This was a difficult posting at a time when Guinea&rsquo;s choice for total independence led to France&rsquo;s hasty and punitive retreat which left the new Republic without funds and economic foundation. But Saifoulaye Diallo directed the economy to offset the large credit repayments which had accoumulated after five years of extensive foreign borrowing. Three years later he was moved to the ministry of Foreign Affairs where he replaced Louis Lansana Beavogui as Minister of State.</p>
<p>Ill-health caused him in later years to be less active. But in 1972 President Toure made him Minister at the Presidency, and from then until his death on 25 September 1981 he held other ministerial ranks in the administration.</p>
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