Portail webAfriqa et le Web Sémantique

Web sémantique, ou Toile Sémantique, est une extension du Web standardisée par le World Wide Web Consortium (W3C)
Web Sémantique, ou Toile Sémantique, est une extension du Web standardisée par le World Wide Web Consortium (W3C)

Le Portail webAfriqa accueillera bientôt les visiteurs des dix sites membres par des pages de couverture Drupal. Le onzième site, BlogGuinée, lui, continue de paraître sur WordPress. Au-delà de la page d’accueil, toutefois, tous les liens continueront à pointer   pour l’instant vers les sites statiques originels. Cet arrangement conjoncturel sera graduellement remplacé par la seule version Drupal.

La publication du Portail webAfriqa sur les CMS (systèmes de gestion de contenu) Drupal et WordPress est dictée par l’évolution des technologies du Web. Elle obéit précisément à deux puissants courants:

  • Les changements et raffinements technologiques continus des normes et protocoles qui régissent le World Wide Web, sous l’égide du World Wide Web Consortium (W3C).
  • L’efficience inhérente au quatuor Linux-Apache-MySQL-PHP.

Depuis son irruption en 1992 sur Internet —qui, lui, date de 1969— le Word Wide Web a connu une évolution en quatre phases:

  1. Le Web initial (Web 1.0), de 1992 à 1995, dominé par le langage HTML
  2. Le Web 2.0, de 1995 à 2001 avec l’introduction des styles de présentation cascadés, Cascading Style Sheets (CSS)
  3. Le Web basé sur les CMS (Content Management System), de 2001 à nos jours
  4. Le Sémantique Web, de 2008 à nos jours. Il met l’accent sur le modelage d’Ontologies et l’ingénie du savoir à l’aide de (meta)-langages tels que XML, RDF/S, OWL, SPARQL (J’y reviendrai en détail dans un prochain article intitulé “Africa and the Semantic Web”)

Une question importante se pose ici : Quel est le niveau, quantitatif et qualitatif, d’adoption de ces phases par les sites africains et guinéens  ? Il serait intéressant et utile d’enquêter et de faire le point sur la situation

Ces étapes se succèdent chronologiquement ; mais elles coexistent aussi et ne s’excluent pas mutuellement. Cela n’empêche pas qu’elles soient technologiquement très différentes les unes des autres. Chaque phase cherche à résoudre des problèmes cruciaux antérieurs. Elle s’engage à améliorer les technologies précédentes et contribue à faire évoluer sérieusement le Web en général. Cependant, chaque phase aussi apporte plus de complexité et élève ainsi le niveau requis pour l’acquisition et la compétence dans les technologies numériques de publication. De la sorte, la Phase 4 est plus complexe que la Phase 3, qui est, à son tour, plus exigente que la Phase 2, etc.

Phase 3 et webAfriqa

Etant donné leur popularité et leur solide palmarès, les plateformes Drupal et WordPress ne sont plus à présenter. La première, par exemple, supporte des méga-sites gouvernementaux (Maison Blanche, NIH, etc.) et commerciaux (The Economist, Symantec, etc.). Pour sa part, avec un taux mondial d’adoption de 27 %, la seconde trône au premier rang des quelque 3,000 Content Management Systems (y compris Drupal) disponibles sur Internet.

Comme indiqué sur Gofundme, la migration des sites du Portail webAfriqa est nécessaire mais coûteuse au triple plan technologique, matériel et financier. Sa conception et son exécution demandent du temps. En conséquence, j’ai décidé de lancer une étape initiale à deux niveaux :

  • Reconfiguration du serveur web Apache pour faire cohabiter les sites statiques avec les sites dynamiques pour chacun des noms de domaine (moins BlogGuinée, qui paraît sur WordPress) :
  1. webFuuta
  2. webPulaaku
  3. webMande
  4. webCôte
  5. webForêt
  6. webGuinée
  7. Campboiro
  8. webAfriqa
  9. AfriXML/Semantic Africa
  10. webAmeriqa
  • Dans chaque cas le site Drupal sera le conteneur extérieur. Quitte au  site classique c’est-à-dire statique, de continuer à herger le DocumentRoot ou directoire du contenu du site. Les hyper-liens de la page d’accueil Drupal pointeront donc vers le site statique, qui utilise des langages et outils “conventionnels” :  XHTML/CSS2.1, CSS, jQuery, HTML5/CSS3, Bootstrap, Google Custom Search Engine.
  • Adaptation et aménagement de sous-thèmes du type Responsive Design (Bartik, Bootstrap, Scholarly, etc.)

L’environnement Drupal

Comme indiqué plus haut, Drupal et WordPress appartiennent à l’initialisme LAMP, porte-flambeau des logiciels Open Source. Les initiales se déchiffrent comme suit :

L = Linux, le système opératoire le plus répandu sur le Web (Conventionnel et Sémantique), les recherches en Intelligence Artificielle, l’Internet of Things, etc. Lire :

A = Apache, le serveur web (httpd) intégré à Linux. En coopération étroite avec le serveur de nom de domaine (dns), il décide de la présence ou de l’absence d’un site sur la Toile. Sa misconfiguration conduit à la panne.

M = MySQL, la base de données qui est le magasin et le cerveau de la plupart des Content Management Systems (CMS)

P = PHP, le langage de programmation qui relie la base de données MySQL et le browser, vice versa.

Drupal, lui-même, est une application composée d’un noyau  (Core) et d’additions (Contributed) tierces (modules, thèmes, libraries, script DruSH, etc.) Le site officiel de la plateforme dénombre à ce jours 36,678 Modules (fonctionalité) et 2,418 Thèmes (présentation, apparence).

Avertissement ! Si l’on filtre ces chiffres par le critère “activement mis à jour” on obtient 11,381 modules et     702 thèmes. Autrement dit, de nombreux modules et thèmes sont périmés ou obsolescents. Certains d’entre eux ne fonctionnent que sur la version 6 de Drupal, en voie d’abandon en faveur des versions 7 et 8.

A l’image de ses confrères du LAMP, Drupal est donc modulaire. Ses composantes requièrent trois types complémentaires de spécialisation:

  • Programmation : PHP, JavaScript, Python, JAVA, etc.
  • Structuration du contenu, construction et administration
  • Design, interface graphique, esthétique

Drupal est flexible, productif, sécurisé et mûr. La plateforme offre aux utilisateurs (chercheurs, businesses, publicistes, artistes, etc.,) des outils capables de transformer les idées et projets en réalité. Exemples :

  • Les modules taxonomy, rdf (Core), rdfa, rdfx, etc., résident soit dans le noyau (Core) soit parmi les Contributions (Contributed) de Drupal. Taxonomy assiste dans l’élaboration efficace et élégante de Vocabulaires, indispensables au modelage des Ontologies et à l’ingénierie savoir dans le Web Sémantique.
  • Les modules book (Core) et biblio agissent en tandem pour faciliter la création de catalogues bibliographiques et la publication de collections complètes de bibliothèques virtuelles (livres, périodiques). En cela, ils sont précieux pour le Web Sémantique. C’est avec leur aide que j’ai reproduit l’ontologie Ebola, publiée dans le format PubMed par National Institutes of Health (NIH). Pour ce faire, j’ai d’abord collecté le code de dix chiffres assigné à chaque publication. J’ai ensuite rassemblé les codes dans un fichier, à raison d’un code par ligne. J’ai enfin soumis le fichier à la base de données PubMed. En quelques secondes elle a préparé et renvoyé  des centaines de titres à Semantic Africa. Résultat : une bibliographie élaborée où tous les principaux champs sont remplis : auteur, titre, éditeur, lieu et date de publication, résumé, image de couverture, etc. Cette tâche aurait occupé une équipe humaine pendant quelques jours.
  • Le module metatag permet (a) d’intégrer le site aux moteurs de recherche et (b) de soumettre les données spécifiques à l’intention des logiciels du Web Sémantique. Il inclut Dublin Core, OpenGraph Protocol (FaceBook), Twitter Cards, Google Plus, etc.
  • Le module schemaorg ajoute à Drupal la possibilité d’intégrer les centaines de collections (personnes, évènements,  etc.) reconnues par les moteurs de recherche

webAfriqa, “Web of Documents” et “Web of Data”

Le Web Sémantique, alias Web of Data, alias Web 3.0 ne remplace pas son prédécesseur, le Web of Documents (Web 2.0). Il l’élargit, l’approfondit. Par dessus tout, il accentue la dimension collaboration, et en fait sa pierre angulaire. Les compagnies multinationales (Apple, Microsoft, Google, IBM Facebook, Amazon,  etc.), les institutions gouvernementales américaines (Pentagon, Agriculture, etc) et d’autres pays, l’ONU, etc. exploitent et tirent grand bénéfice du Web Sémantique.
La mission du Portail webAfriqa est d’être une plateforme de recherche, d’édition et de diffusion de l’Héritage Culturel de l’Afrique, en général, et de celui des Fulɓe, en particulier, en combinant les technologies du Web des Documents (Web of Documents) avec celles du Web des Données (Web of Data). Prise entre le marteau d’hégémonies extérieures rapaces et aliénatrices, d’une part, et l’enclume d’élites et de dirigeants nombrilistes et technologiquement somnambules, d’autre part, l’Afrique accuse des faiblesses systémiques aggravées par des obstacles structuraux. Ancrés dans l’histoire ancienne et récente, ainsi que dans le présent, ces barrages sont la cause et la conséquence du retard, technologique, économique, et dans une large mesure, culturel, du continent.
Et pourtant le Web Sémantique offre potentiellement une autre opportunité d’un saut en avant à l’Afrique. Mais, comme le dit le proverbe, il n’y a pas de roses sans épines. Le continent regorge de contenu et de données uniques, qui se prêtent aux technologies de recherche du Web Sémantique, certes. Mais la Révolution numérique a des exigences que l’Afrique ne satisfait pas. Les handicaps majeurs consistent en l’absence ou la faiblesse de l’infrastructure publique (énergie, eau, agriculture, élevage, pêche, forêts, finances, écoles, universités, hôpitaux, communications, transports, manufacture, etc.)
En définitive les questions restent posées de savoir comment et quand l’Afrique remplira-t-elle les conditions sine qua non qu’Internet et le Web Sémantique requièrent afin de pouvoir jouer leur important rôle d’éperon du développment.
A suivre.

Tierno S. Bah

Ambition, querelles et histoire politiques

Yacine Diallo (1897-1954)
Yacine Diallo (1897-1954)

Le site Libreopinionguinee publie une interview de Bah Oury maladroitement intitulée “Cellou Dalein c’était opposé à ce que je soit le candidat de l’UFDG pour briguer la Primature (sic!)”

Les tiraillements entre Messieurs Bah et Diallo concrétisent l’implosion de la politique en Guinée. En témoignent la personnalisation outrancière de la fonction dirigeante, l’égocentrisme pathologique et le culte de la personnalité du chef du parti ou de l’Etat.
Après lecture de l’article, je tiens à rappeler les points suivants.

  1.  Cellou Dalein Diallo et Bah Oury sont des sanaku, ou cousins à plaisanterie dans la tradition du Fuuta-Jalon. Mieux, leurs noms relèvent du stock  authentique des Fulbe et précèdent de milliers d’années l’influences arabo-islamique sur l’onomastique (système des noms propres) de la société. Cellou (Sellu) vient de sellude (être en bonne santé),  Oury (Wuuri) dérive de wuurude (être vivant). L’usage élévé de ces noms est un acte votif. Le jour du baptême les parents formulent un voeu et un souhait et fondent l’espoir pour le nouveau-né à travers le nom positif choisi et imposé, tels que les deux exemples ci-dessus.
    Cela dit, Messieurs Bah et Diallo sont tous deux responsables du déchirement public au sommet de l’UFDG.  Ils détiennent le rôle principal dans cet inélégant et déplorable roman-photo. Il est vrai que les divergences (personnelles et idéologiques) sont inévitables dans toute association politique. Mais Messieurs Diallo et Bah auraient dû débattre à huis clos et trouver un consensus à leurs différends et conflits. Hélas, au lieu d’une approche intelligente et constructive dans la gestion de leur parti, ils ont préféré s’offrir en spectacle et barouder en duels verbaux. Conséquence, des tiraillements physiques eurent lieu au siège du parti en  février 2016. Et le journaliste Mohamed Diallo fut abattu à bout portant. L’appareil judiciaire guinéen étant pourri, il est probable que le meurtrier ne sera jamais identifié et jugé.
  2. Les propos de Bah Oury suggèrent qu’il ne tient pas compte du fait que le passé et  les défis actuels du pays dépassent nettement la querelle de personnes et le conflit d’ambitions qui l’opposent aujourd’hui à  Cellou Dalein.
  3. Il semble ignorer aussi que la Guinée souffre  toujours de la malédiction que la politique de Sékou Touré a appelée sur le pays. En conséquence, Bah Oury rêve et se berce d’illusions hypothétiques. Car en tant que Pullo, il n’avait absolument aucune chance d’accéder à la Primature en 2010. Pour preuve, il n’a qu’à se rappeler la brève et catastrophique expérience de Cellou à la tête du gouvernement en 2004-2006 sous la dictature de Lansana Conté.
  4. Ethnocentrisme oblige, le Président de la Transition, Général Sékouba Konaté, avait jetté son dévolu sur le candidat du RPG, Alpha Condé. Il était résolu à le faire élire, coûte que coûte, vaille que vaille. Dès lors la désignation d’un vice-président de l’UFDG à la Primature aurait contrecarré les plans de Konaté. Là également, que Bah Oury se souvienne que même la syndicaliste Rabiatou Sira Diallo fut rejettée pour diriger le gouvernement. Pour Konaté, le seul nom de famille et l’appartenance ethnique de la dame étaient inacceptables.
  5. D’où la désignation de Jean-Marie Doré: un ancien agent secret de Sékou Touré, prêt à manger à tous les râteliers. Rusé et cynique, il joua le jeu en faveur d’Alpha Condé. Et son gouvernement accompagna toutes les violations du code électoral et tous les coups bas du second tour de l’élection présidentielle.
  6. Bah Oury n’aurait peut-être pas toléré qu’on accuse son ethnie, les Fulɓe, d’empoisonner des boissons en vente publique.
  7. Cela ne l’a pas empêché d’accepter, au nom de l’UFDG, le portefeuille bidon de ministre de la “réconciliation nationale” (sans justice !) au sein du gouvernement d’Ahmed Tidiane Souaré. Acculé, ce dernier capitula rapidement face au criminel capitaine Moussa Dadis Camara. Cela ne lui évita pas les harcèlements, l’emprisonnement, et un simulacre d’exécution sommaire nocturne  au sinistre PM3 de la gendarmerie à Conakry.
  8. Que Bah Oury prenne donc ses démêlés avec humilité et un brin de sagesse. Qu’il n’oublie pas comment, à la fin des années 1990, au sein de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), il torpilla feu Alfâ Ibrahîm Sow, notre maître à tous et l’intellectuel du Pular/Fufulde. Lire :

Unité politique : tirer les leçons de l’histoire

Après la mort —subite et suspecte— de Yacine Diallo en 1954, le Fuuta-Jalon se mit en quête d’un successeur pour porter le flambeau du pionnier et doyen de la politique partisane en Guinée. Dans les Cailloux de la mémoire Nadine Bari publie le témoignage valide des tractations, rapporté par feu Thierno Mouctar Bah. Le choix des Almami et des chefs de canton se porta sur Diawadou Barry, au détriment de Ibrahima Barry dit Barry III. Il s’en suivit une rivalité ardue entre les deux hommes, qui étaient pourtant des cousins lignagers. Dans le système de parenté quadrangulaire des Fulɓe le patronyme Bari est réservé aux Dayeeɓe. Les trois autres noms sont Ba (Ururuɓe), Soo (Feroɓɓe) et Jallo (Jalluɓe). Diawadou est du sous-clan des Seediyaaɓe, Barry III appartient à celui des Seeriyaaɓe. Mais la quête du pouvoir n’a souvent cure des liens familiaux, personnels, etc.
A la tête de leurs partis respectifs : le Bloc Africain de Guinée (Diawadou) et le Mouvement Socialiste Africain (Barry III), les deux hommes se combattirent vigoureusement donc. Cela jusqu’en 1957. Date à laquelle ils se réconcilièrent et s’unirent au sein du Parti du Regroupement Africain (PRA). Leur commun rival était le PDG-RDA, dirigé par Sékou Touré et Saifoulaye Diallo
Cellou Dalein et Bah Oury devraient étudier, réfléchir et tirer les leçons de cet épisode crucial de l’histoire politique au Fuuta-Jalon et en Guinée. Pour les appuyer des sources authentiques et des documents idoines sont accessibles sur mes sites webFuuta et webGuinée.

Tierno S. Bah

Gambia, Och-Ziff, Guinea, Niger, Chad, RDC

Former president Yahya Jammeh departs Banjul, Jan. 21
Former president Yahya Jammeh departs Banjul, Jan. 21

President Alpha Condé stepped  in the Gambian post-electoral crisis at the last minute. He and Mauritanian president “convinced” former president Yahya Jammeh to yield to President Adama Barrow  and head into exile.
In Conakry, people quickly credited President Condé, deeming it a foreign policy victory. Unfortunately, they have little to say in support of their allegation.  Actually, Yahya was caught between a rock and a hard place. On one hand, he had long lost credibility and now the vote of the majority of citizens. On the other, and if it came to that, ECOWAS military forces were determined to remove Mr. Jammeh from the presidential palace.

It appears now that all Jammeh wanted was to keep his stolen money and ill-gotten luxury goods. He has amassed immense personal wealth at the expense of the Gambian people.

Tactically though, ECOWAS agreed to last minute negotiations that involved General Idriss Déby Itno, president of Chad since 1990, who offered a freight plane to transport Yahya cherished possessions to Malabo.
Once that deal was sealed, Jammeh, escorted by Alpha Condé, flew out of Banjul into exile in Equatorial Guinea.

Mindful of Jammeh’s post-electoral illegitimacy and greedy bargaining, African presidents simply acknowledged his departure. They did not celebrate the event, nor did they use it as a domestic politics scoring game. Only Alpha Condé and his cronies  resorted to such gimmicks and nonsense.

A case in point, President has appointed Tibou Kamara —Yahya Jammeh brother-in-law— as one of his many counselors, an empty title due to the lack of functions. Yesterday, political enemies, the two men are now allies. The pair has come to realize that the same personal and sterile ambition drives them. Birds of the same feathers flock together.

Anyhow, there are lessons to be learned from African dictators’ fall from grace. In 2014, it was the popular insurrection against Blaise Compaoré in Burkina Faso. And now, after a stunning electoral defeat, Yahya Jammeh reneged and tried to hang on to power. ECOWAS, the AU and the UN would have none of it.

Mr. Condé has been dogged lately by revelations about his own suspicious wheeling and dealing in the Simandou  corruption scandal.

A federal court in Brooklyn has charged Michael Cohen and Vanja Baros, executives of Hedge Fund giant Och-Ziff, for violating the Foreign Corrupt Practices Act. In 2010 Och-Ziff wired millions of dollars to the Swiss bank account of a French lobbyist, and former adviser to President Condé.
That payment has been linked to other Och-Ziff corruption allegations in Niger, Chad  and the DRC. Will Alpha Condé face a political fallout and judicial implications for his financial schemes?

Time will tell.

Meanwhile, just like Blaise and Yahya before hime, Alpha should remember this: “You can fool all the people some of the time, and some of the people all the time, but you cannot fool all the people all the time.” (Abraham Lincoln)

Tierno S. Bah


Hedge Fund Execs Charged in Multi-Million Dollar Bribery Scheme

U.S. securities regulators on Thursday accused two former executives at hedge fund Och-Ziff Capital Management of masterminding a far-reaching scheme to pay tens of millions of dollars in bribes to African officials.

In a lawsuit filed in federal court in Brooklyn, the U.S. Securities and Exchange Commission accused Michael Cohen, who headed Och-Ziff’s European office, and Vanja Baros, a former analyst, of violating the Foreign Corrupt Practices Act.

The lawsuit came after Och-Ziff agreed in September to pay $412 million to resolve U.S. investigations relating to the hedge fund’s role in bribing officials in several African countries.

That settlement led to a subsidiary of Och-Ziff pleading guilty to participating in a scheme to bribe officials in the Democratic Republic of Congo, in what prosecutors said marked the first U.S. foreign bribery case against a hedge fund.

In its lawsuit, the SEC said Cohen, 45, and Baros, 44, from 2007 to 2012 caused bribes to be paid to officials in Libya, Chad, Niger, Guinea, and the Democratic Republic of the Congo through agents, intermediaries, and business partners.

Those bribes were paid to secure a $300 million investment from the Libyan Investment Authority sovereign wealth fund; an investment in a Libyan real estate development project; and to secure mining deals, the SEC said.

Ronald White, a lawyer Cohen, said in a statement he “has done nothing wrong and is confident that when all the evidence is presented, it will be shown that the SEC’s civil charges are baseless.”

A lawyer for Baros did not immediately respond to requests for comment. An Och-Ziff spokesman declined to comment.

In settling in September, Och-Ziff entered a deferred prosecution agreement, in which charges related to conduct in several countries would be dropped after three years if it followed the deal’s terms.

Och-Ziff CEO Daniel Och meanwhile agreed with the SEC to pay $2.17 million, and the commission also settled with the company’s chief financial officer.

To date, only one individual has been criminally charged in connection with the probe, Samuel Mebiame, a son of the late former Gabon Prime Minister Leon Mebiame who prosecutors say acted as a “fixer” for a joint-venture involving Och-Ziff.

In December, Mebiame pleaded guilty to conspiring to violate the Foreign Corrupt Practices Act, admitting he schemed to provide “improper benefits” to officials in African countries such as Guinea in exchange for obtaining business opportunities.

Reuters

Index de Corruption 2016. Guinée 142è sur 176

Indice mondial de corruption 2016 (Transparency International)
Indice mondial de corruption 2016 (Transparency International)

Intitulé Index de Perceptions de Corruption, le rapport de Transparency International pour 2016 classe la Guinée au 142è rang sur les 176 pays étudiés.

L’index reflète un barème de classement allant de 0 (très corrompu) à 100 (très propre). Transparency International note que le score moyen est  43, c’est-à-dire en dessous de la moyenne. Et l’organisation admet la nature endémique de la corruption dans le secteur public.

La coloration de la carte ci-dessus s’interprète comme suit :

  • Jaune : Pays mieux performants
  • Orange: Pays moyennement performants
  • Rouge : Pays sous-performants, dont la Guinée

Les citoyens des pays Orange et Jaune sont confrontés au quotidien à l’impact tangible de la corruption sur leur vie.

Corruption Perceptions Index 2016 (Transparency International)
Corruption Perceptions Index 2016 (Transparency International)

Tierno S. Bah

webAfriqa Portal back online!

The web server running the webAfriqa Internet Portal is back online after 63 days off-net.

Tierno S. Bah, Nuseum, Washington, DC. Dec. 13, 2016
Tierno S. Bah, Nuseum, Washington, DC. Dec. 13, 2016

All sites are now accessible. They include:

Please note that changes (configuration, design, an —obviously— content)  are under way.
Most notably, BlogGuinée is no longer embedded in webGuinée. It now has its own publishing resources:  IP Address, domain name, etc.

Also, we have not reached the goal for the migration to Drupal/WordPress and related costs. Therefore, the fundraising campaign goes on.

Thanks to all who have contributed so far. They are:

  • Pottal fii Ɓantal, USA
  • The Kouyaté Family (sisters and brothers, children of Capitaine Sangban Kouyaté)
  • Elhadj Baldé
  • Mamadou Barry
  • Ibrahima Bah
  • Alpha Bah
  • Abdoulaye Bah
  • Thierno Bah, “Jr.”
  • Thierno Bah, “Sr.”
  • Ibrahima Ɓouriya Diallo
  • Akanimo Uwan
  • An Anonymous donor

Previous campaigns were generously  funded by:

  • Amadou Baldé, Boston
  • Abdoulaye Souley Diallo, New York
  • Andrée Wynkoop, Ph.D. Washinton, D.C.
  • Lamine Baldé, Canada

Tierno S. Bah