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Building on the rich content of the websites and on four decades of research, teaching, writing and pondering, it explores and seeks answers to why Africa is a perennial economic and technological laggard, compared to the other continents. And based on accurate facts and authoritative sources, it strives to demonstrate that Africa is —and has been for six centuries— between the Hammer of foreign hegemonies and the Anvil of indigenous elites and rulers.

The first three sessions of the webAfriqa Podcast are online for patrons to access. Dozens more will be recorded and posted.

Thank you!

Tierno S. Bah


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Me basant sur des faits incontestables, des preuves matérielles et sur des ressources faisant autorité, je m’efforce de démontrer que l’Afrique est placée, depuis plus de six siècles, entre le Marteau d’hégémonies extérieures et l’Enclume d’élites et de dirigeants autochtones.

Les trois premières sessions sont déjà disponibles pour les parrains sur Patreon. Des dizaines d’autres y seront enregistrées et publiées.

Merci d’avance.

Tierno S. Bah

Samir Amin. Correction, postulat et paradoxes

Correction

Ouagadougou, 1987. La légende cette photo prise par Jeune Afrique fait erreur sur la deuxième personne, à partir de la gauche. Au lieu de Valère Somé, ministre burkinabé de l'Enseignement supérieur, il s'agit plutôt de l'économiste guinéen, Bailo Télivel Diallo. Il est entouré par Samir Amin, économiste altermondialiste franco-égyptien, à sa droite, et Mustapha Kassé, directeur du C.R.E.A. de Dakar. M. Diallo fut mon ami collégue intime durant les années formatrices de ma carrière de chercheur et d'éditeur scientifique. De 1975 à 1981, évoluant dans un environnement précaire, nous travaillâmes sans relâche pour faire paraître Miriya, revue des sciences économiques et sociales de l'Institut Polytechnique de Conakry. Bailo fut ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique de 2015 à 2017.
Ouagadougou, 1987. La légende cette photo prise par Jeune Afrique fait erreur sur la deuxième personne, à partir de la gauche. Au lieu de Valère Somé, ministre burkinabé de l’Enseignement supérieur, il s’agit plutôt de l’économiste guinéen, Bailo Télivel Diallo. Il est entouré par Samir Amin, économiste altermondialiste franco-égyptien, à sa droite, et Mustapha Kassé, directeur du C.R.E.A. de Dakar. M. Diallo fut mon ami collégue intime durant les années formatrices de ma carrière de chercheur et d’éditeur scientifique. De 1975 à 1981, évoluant dans un environnement précaire, nous travaillâmes sans relâche pour faire paraître Miriya, revue des sciences économiques et sociales de l’Institut Polytechnique de Conakry. Bailo fut ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de 2015 à 2017.

Le chercheur Demba Moussa Dembélé a rédigé une biographie consacrée à Samir Amin en 2013, intitulé Samir Amin : Intellectuel organique au service de l’émancipation du Sud, publiée aux éditions du Codestria. Il a accepté de revenir pour Jeune Afrique sur la trajectoire intellectuelle de l’économiste franco-égyptien.

Jeune Afrique : Comment avez-vous connu Samir Amin ?

Demba Moussa Dembélé : J’ai d’abord connu Samir Amin à travers ses livres, que j’ai lu lorsque j’étais étudiant. Quand il a quitté l’Égypte, il est allé à Paris, mais il ne voulait pas vraiment vivre dans un pays occidental. Le premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui était très sensible à l’envergure de l’homme lui a proposé de venir à Dakar.

Et depuis, il est resté, vivant entre le Sénégal et Paris. On s’est ensuite rencontré avec le Forum du Tiers-monde et, petit à petit, on s’est rapproché en participant à différentes rencontres. Son bureau était toujours ouvert à Dakar et on partageait les mêmes convictions politiques.

Quelles sont les grandes étapes de sa trajectoire intellectuelle ?

Dès le lycée, il a rencontré des mouvements progressistes, qui contestaient la domination de la Grande-Bretagne sur l’Égypte. C’est là que le virus de l’anticolonialisme l’a piqué et ça ne l’a jamais quitté. Il s’est ensuite mêlé à des groupes pro-communiste, avant de rejoindre le parti communiste lorsqu’il est venu étudier en France. À l’époque, le Parti communiste bénéficiait d’un grand prestige, grâce à son rôle dans la résistance, et à celui de l’URSS dans la victoire contre le nazisme.

Cette orientation marxiste l’a conduit à remettre en cause les thèses économiques venues de l’occident sur le développement des pays du Tiers-monde, de l’Afrique et des autres pays du Sud. Toute sa carrière intellectuelle a été marquée par la réfutation de ce que les économistes appellent les théories néoclassiques. Quand il a rencontré d’autres intellectuels, tels que Arghiri Emmanuel, André Gunder Franck et plus tard Immanuel Wallerstein, ils ont formé une sorte de groupe contestant non seulement les thèses des économistes standards mais également des institutions internationales, telles que la Banque mondiale ou le FMI.

Ces universitaires ont beaucoup critiqué les Programmes d’ajustement structurel (PAS) dans les années 1980-1990, puis la mondialisation économique. Selon ces économistes, cette nouvelle phase du capitalisme a marqué une montée du pouvoir des multinationales, des entreprises privées. Les États ont reculé, ou en tout cas baissé la garde par rapport la régulation du secteur privé, notamment dans les pays développés.

Ce n’était pas seulement un théoricien. C’était un intellectuel engagé, qui ne se contente pas seulement de théoriser sur le monde, mais qui utilise son savoir aux cotés des peuples en lutte, pour remettre en cause les politiques dominantes. C’était l’un des pères fondateurs du Forum social mondial, du Forum social africain. Il a également bâti des institutions qui comptent en Afrique et dans le monde encore aujourd’hui. C’est le Codestria, le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique, basé à Dakar, et également l’ONG Enda Tiers-monde, qui s’occupe surtout de questions d’environnement et d’écologie.

Quels sont ses thèses les plus importantes ?

Je retiendrais la division entre centre et périphérie. Les thèses conventionnelles disent que, si les pays sous-développés n’arrivent pas à décoller, c’est par ce qu’il y a des facteurs internes, soit culturels, soit sociaux, qui les empêchent de se développer comme les pays occidentaux. Samir Amin dit non. On a un seul système capitaliste, composé du « centre » – États-Unis, Europe, Japon – et de pays périphériques. Ces pays de la périphérie leurs politiques sont faite de telles sortes qu’ils doivent s’ajuster au besoin d’accumulation des pays du centre, par l’exploitation de leurs ressources naturelles.

Son autre thèse importante, c’est le développement inégal. C’est une conséquence du libre-échange. Le commerce international fait partie du mécanisme par lequel le centre s’accapare les ressources de la périphérie. En effet, les produits manufacturés vendus par le centre à la périphérie sont onéreux alors que les matières premières exportés par les pays pauvres sont bon marché du fait du faible coût du travail. Conséquence : les richesses des pays en développement sont « pillées » par les pays développés et les écarts de revenus entre ces pays se creusent.

Enfin, la déconnexion. C’est l’idée que pour que les pays de la périphérie puissent se développer, il faut une certaine déconnexion par rapport au système mondial. Ils doivent pouvoir maîtriser leur commerce international et les flux de capitaux. Ce sont deux mécanismes par lesquels les pays du centre contrôlent ceux de la périphérie. Tant que les pays n’arrivent pas à contrôler ces deux mécanismes, il sera difficile de se développer. Des pays comme la Chine et l’Inde se sont d’abord déconnecté pendant une période, se sont réorganisés, pour pouvoir revenir dans le système à partir d’un rapport de force plus favorable.

On retrouve cette vision dans l’agenda 2063 de l’Union africaine, mais également dans les recommandations de la Cnuced et de la Cedeao, qui insistent sur la nécessité pour les pays africains de recouvrer des marges de manœuvres en matières de politiques économiques, et de rebâtir des États développementalistes.
Victor Bérenger

Tierno S. Bah

Taxonomy of Nigeria’s Endemic Corruption

Matthew T. Page
Matthew T. Page

The Carnegie Carnegie Endowment for International Peace just published a report titled “A new taxonomy for corruption in Nigeria.” It’s author, Matthew Page, identifies more than 500 types of graft. As he puts it, corruption ranges “from the jaw-dropping, to the creative, to the mundane.”

It includes “the oil minister who diverted billions of petrodollars in just a few years. … the local official who claimed a snake slithered into her office and gobbled up $100,000 in cash. … the cop shaking down motorists for 25 cents apiece at makeshift checkpoints.”

Post-colonial era: national, continental and international corruption

Nigeria amplifies and magnifies corruption, taking it at a larger scale than perhaps anywhere on the continent. But it shares the plague with all the other countries. Since the so-called independence series of the 1960s, corruption has become widespread, embedded, endemic. It affects the public and private sectors in secret or open ways, at micro- and macro-levels. It involves the heads of state, senior and junior civil servants, business people, sworn-in officials in the legislative, judiciary and executive branches of government. It is externally induced and domestically perpetrated.

Pastoralists and agriculturalists of Nigeria, Unite!
Nigeria. Soldiers As Policymakers (1960s-1970s)

For corruption in Guinea, see for instance:

Conakry : plaque-tournante de l’Escroquerie internationale
Mahmoud Thiam. Seven Years in Prison
Guinea Mining. Exploiting a State on the Brink of Failure
Sales temps pour les amis d’Alpha Condé
France – Guinée : Bolloré et Condé

An uneven struggle

Run by knowledgeable and dedicated individuals, anti-corruption  institutions and programs are actively at work in Nigeria. However, they face an uphill battle and an uneven struggle; and the eradication of the practice, remains, indeed,  a herculean task.  This report underscores that:

«… corruption stymies Nigeria’s boundless potential, hamstringing the petroleum, trade, power and banking sectors and more. In the defense sector, it compounds security challenges in hotspots like the Lake Chad Basin, Middle Belt and Niger Delta. In the police, judiciary and anti-corruption agencies, it undermines the country’s already-anaemic accountability mechanisms, thereby fueling further corruption across the spectrum.
It also rears its head in politics through electoral manipulation and the kleptocratic capture of party structures. “Brown envelope journalism” undermines democratic norms and the media’s ability to hold leaders accountable. Meanwhile, it is Nigeria’s most vulnerable that are worst affected when graft, fraud and extortion permeate the educational, health and humanitarian sectors.
Corruption in Nigeria, and elsewhere, is highly complex. It can take a variety of different but inter-related forms. Its effects can span across several disparate sectors. Yet most existing frameworks for studying corruption share a common shortcoming: they conflate how corruption occurs (i.e. tactics and behaviors) with where it occurs (i.e. which sector). This can muddle our understanding of an already complicated issue and prevent policymakers, practitioners and analysts from thinking about Nigeria’s greatest challenge in more sophisticated and nuanced ways.»

Matthew T. Page is a consultant and co-author of Nigeria: What Everyone Needs to Know (Oxford University Press, 2018). His appointments include a  nonresident fellowship with the Centre for Democracy and Development in Abuja.
The 42-page PDF report is accessible below.

Caveat. The title of the report is, in part, a misnomer with respect to the use of the word taxonomy.  An SKOS standard-based approach would have yielded a vocabulary, i.e. a neat classification and a cogent hierarchy of broad(er)/narrow(er) terms. Overall,  though, the content of the paper is facts-based and well-referenced. Despite its shallow historical timeline, which begins at “independence” in 1960 and thus fails to include the continuity with, and the lasting impact of the colonial period.
My SemanticVocabAfrica website instantiates a real—continental and worldwide—taxonomy/vocabulary. It currently contains the Fulɓe, Languages, Outline of Cultural Materials, and Peoples vocabularies. The last two are drawn respectively from the HRAF project and from Murdock’s 1959 book. Both are updated and annotated with Wikipedia and Worldcat links and references, and other authoritative sources. In addition, I expand the book with MindNode mappings for data visualization. Last, I have added three main entries: African Jews, Caucasian Africans, Diaspora.

Tierno S. Bah

Why Is Africa Lagging?

The central question

There is a widespread awareness of Africa’s ranking as the least developed continent. Therein persists a nagging, perplexing, often frustrating and vexing question. People ask and would like to know Why? How? When? Who? Where? It is highly relevant to earnestly seek answers to Africa’s status as a perennial economic, technical and technological laggard.
These are not merely academic or rhetorical interrogations. They are real-life and, more often than not, life-threatening issues. Thus, every year thousands of young African undertake risky journeys in quest for better living conditions in Europe, Asia, and America.
The recent and steady exodus of inexperienced and unskilled youths  compounds an older, long-standing brain-drain. Both phenomena deprive Africa of its main resource: people. Trained technicians and experienced professionals, teenagers and young adults —the seeds of the future— flee abroad to “greener pastures.”

1999. Death of Yaguine Koita and Fodé Tounkara

One of the root causes of Africa’s stalling consists in what ​Leopold S. Senghor decried as the “ deterioration of the terms of exchange.” Actually, that euphemism harkens back to the Colonial Pact of 1898. Still alive—and worsening—, it dealt Africa a crippling hand. For it sealed the role of the continent as (a) a coerced supplier of raw material and (b) an induced consumer of imported goods.

Approach

The central question will be broken down into dozens of sub-topics that range from the tool-making gap, to slavery, colonization, “independence”, globalization, the Cultural Heritage (language, religion, arts, crafts, literature, ethnicity, nationhood, civilization, tradition, modernity, politics…), racism, alienation, affirmation, collaboration and resistance to foreign hegemony, war, peace, the past and the present.

The webAfriqa channel creator

Elaborating on the Africa, Between the Anvil and the Hammer byline as a linguist, an anthropologist, a technologist, a semanticist, and a web publisher, Tierno S. Bah shares four decades of research, teaching, debating, writing and pondering on the main issue and its many corollaries.
Again, the question Why is Africa Lagging is neither fortuitous nor frivolous. To the contrary, it is a permanent, controversial, highly charged, all-around (history, economy, culture, politics, social), major, legitimate, and utterly challenging theme. A mega-quandary, it has no binary choices, clear-cut answers, or simple solutions!
The webAfriqa channel is backed by the webAfriqa Portal, published since 1997. Espousing the Open Web philosophy, the Portal offers tens of thousands of text, images, audio and video documents, carefully selected from authoritative sources, reliable data, relevant information and genuine knowledge bases. The Portal includes webFuutawebPulaakuwebMandewebGuinéeCamp Boiro MemorialBlogGuinéeSemantic AfricaSemanticVocabAfricawebAmeriqa, etc.
Last, steeped in history and blending social sciences with digital tools and technologies, the channel will focus on the prerequisites that Africa must meet in order to break the chains that keep it down and out.

Tierno S. Bah